Notes de chevet

 

Dans le rêve de Odilon Redon

Dans le rêve de Odilon Redon

Avez-vous un pillow book? Bien sûr, il ne s’agit pas d’un livre oreiller, ni d’un oreiller livre, mais d’un carnet et d’un crayon, posés à portée d’oreiller qui vous permettent, même dans un demi-sommeil de noter vos rêves: plus vous les noterez, plus vous vous en souviendrez.

Makura no sōshi ou pillow book ou Les Notes de chevet est une œuvre étonnante attribuée à Sei Shōnagon dame de compagnie de l’impératrice Teishi, achevée en 1002. Il semble que la dame notait surtout faits et impressions diverses plus que ses rêves.

Vous pouvez perfectionner le pillow book : d’un côté, vous notez vos impressions de la journées ou vos pensées d’insomnies et de l’autre vos rêves. Vous ne pourrez plus vous en passer…

Oranger doux

Oranger doux © Secrets de plantes

Oranger doux © Secrets de plantes

L’oranger doux ou oranger de Chine ou Apfelsine, Citrus aurantium, de la famille des Rutaceae, est originaire d’Asie. Il est cultivé dans de nombreuses régions à climat méditerranéen, ou tempérées chaudes, en Floride et en Californie, en Amérique du Nord.
La saveur du fruit est douce et recherchée.

Cet arbuste peut atteindre 12 m et sa tête est arrondie. Les feuilles ont un pétiole à aile étroite et elles portent à leur base des traces d’épines qui sont en fait des rameaux avortés. Toute l’année, les fleurs, petites, charnues, blanches, se présentent en bouquets terminaux. Le fruit, multiloculaire, mûrit de février à avril ; l’épicarpe est jaune orange et abondamment pourvu de poches à essence. La graine (le pépin) est dépourvue d’albumen.

Le Sultan avait trop chaud – chap 78

vigneLe conseil était réuni pour recevoir les derniers travaux.
Pour y parvenir, Julien dut passer à travers les jardins du palais. On ne pouvait en rêver de plus beaux. La grande porte était formée d’arcades, couvertes de vignes grimpantes qui laissaient pendre gravement de splendides grappes, les unes rouges comme le soleil couchant, les autres noires comme la nuit. L’allée où il pénétra était ombragée par les branches d’arbre fruitiers de toutes les espèces qui pliaient sous le poids des fruits mûrs. Les oiseaux poussaient chacun leur mélodie, comme si ils se répondaient d’un arbre à l’autre pour obtenir le plus bel effet, modulant leur plainte ou criant leur joie pour sanctifier les merveilles de la création. Certains pruniers offraient leurs fruits comme des baisers aux lèvres pulpeuses et sensuelles. Julien fut un moment pris de vertige. La tête lui bourdonnait. Il était envoûté, enivré par les senteurs et les parfums. Une légère brise remuaient les branches et par moment il avait l’impression que des les voiles des fées le caressaient. Malgré une relative chaleur, il se mit à frissonner. Toutes les bordures étaient tapissées de fleurs aux couleurs par milliers qui, remués par le chant de la brise, donnaient la curieuse impression de converser et de se sourire.