Les moyens de la lutte

Grève à Saint Ouen, tableau de Delance

Grève à Saint Ouen, tableau de DelanceLe XIXe siècle, étendu jusqu'en 1914, a été le siècle des révolutions et des conquêtes sociales.

Je vous propose des extraits du CD-Rom « 1848-1914, Toute une histoire!« , réalisé avec le Musée d’Orsay et les conseils de Chantal Georgel et Madeleine Rebérioux.

1848

Lamartine à l’hôtel de Ville

La liberté de la presse

Lamartine à l’hôtel de ville

Le suffrage universel

l’abolition de l’esclavage et du servage

Grèves et troubles sociaux au XIXe

La grève force à l’inquiétude les patrons et les spectateurs. Elle acquiert, en se reproduisant, la dimension d’un fait social. Elle est un moment de l’affrontement de classe, l’occasion pour ceux qui semblent silencieux de faire entendre leur voix.

Insurrection des viticulteurs du midi - 1907

Insurrection des viticulteurs du midi - 1907

Les troubles sociaux ne se laissent pas ramener à l’interruption volontaire du travail. Les troubles de subsistance ou de consommation se sont raréfiés, ils n’ont pas disparu. Les émeutes de Buzançais dans l’Indre datent de 1847 et, dans plus d’une ville, en cette année de mauvaise récolte généralisée, on a pillé des boulangeries. Malgré le développement des chemins de fer et l’assurance, si on a quelques sous de ne pas manquer, il en est de nouveau ainsi en 1883-88. En 1911, une brusque flambée des prix déclenche, sur les marchés, maintes manifestations de femmes. Les mouvements de protestation populaire, à dominante anarchiste, des années 1880, eux aussi, s’inscrivent dans une longue dépression.

Grève des cheminots en 1910

Quant aux grèves, leur nombre augmente et aussi celui des grévistes. Plus de petites grèves, brèves et efficaces. Moins de longues grèves désespérées. La grève s’étend aussi à des secteurs qui longtemps l’ont ignoré, les transports par

exemple. Les rudes maçons et les doux charpentiers entretiennent leur fort pouvoir de grève. Les mineurs et les cheminots y sont parfois contraints par l’intransigeance patronale, alors qu’ils sont demandeurs d’arbitrage.

Pour sa part, le syndicalisme révolutionnaire ou d’action directe privilégie la grève : « L’action ouvrière se donne comme but l’émancipation ouvrière ; elle se donne comme outil le syndicat et comme moyen, la grève, qui est la lutte portée à son maximum d’intensité. » -Griffuelhes, secrétaire de la CGT, juin 1904-

La Ricamarie, Anzin, Carmaux, Armentières, Longwy, la gare du Nord… la grève efficace et éducative.

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