Quelques ONG et leur actions

ongLes citoyens n’ont pas attendu Copenhague pour s’inquiéter de l’environnement, mais aussi des conséquences de la guerre et de l’exploitation outrancière de la planète. Ils se mobilisent activement depuis des décennies. J’ai choisi des ONG existant depuis plus de 20 ans à plus de 100 ans. Les données ci-dessous datent de 10 ans, vous pourrez ainsi voir la continuité, la pérennité et la progression des actions en 10 ans en allant voir les sites.
Bien sûr, il existe de nombreuses autres ONG, mais celles-ci ont fait leurs preuves et sont actives. Vous trouverez sûrement le combat qui vous passionnera.

Association Contre la Prostitution Enfantine

Depuis 1985, l’Association Contre la Prostitution Enfantine lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans le monde, la vente d’enfants à des fins sexuelles et la pornographie impliquant des enfants. Elle s’appuie sur un certain nombre de conventions, déclarations et programmes internationaux pour élaborer son programme d’action :Recherche des moyens d’aborder le problème du client, cause déterminante de la prostitution des enfants. Recueil, actualisation et diffusion d’informations auprès des différents publics, des ONG, des éducateurs de rue. Médiatisation de la loi du 1er février 1994 qui permet de poursuivre et de juger en France tout Français accusé d’un délit sexuel commis à l’étranger sur un mineur non Français de moins de quinze ans contre rémunération. Aide au développement des foyers des enfants de la rue.

La prostitution enfantine

La prostitution des enfants est un phénomène récent qui touche tous les continents et connaît une croissance alarmante depuis 30 années. Dans certains pays comme ceux du Sud-Est Asiatique, elle s’est développée avec l’arrivée en masse des touristes, ce qui donne lieu au  »tourisme sexuel ». Elle touche des enfants dès l’âge de 6 ans, d’où le terme de prostitution enfantine. Ces formes évoluent. Elle implique désormais autant les petits garçons que les petites filles, elle est passée à la criminalité organisée , la pornographie, bénéficiant des technologies modernes, s’est considérablement développée. L’enfant est devenu une marchandise qui s’achète, se vend, se loue, s’échange. Les enfants sont enlevés, piégés, séquestrés. Le commerce de la prostitution enfantine, lié à celui de la drogue, s’est donc organisé et internationalisé, représentant dorénavant d’énormes enjeux financiers.

Le réseau REPPER

Le réseau REPPER est un groupement d’associations œuvrant partout dans le monde en faveur des enfants des rues. Le sigle se développe ainsi : Réseau d’Echange de Projets et de Programmes en faveur des Enfants de la Rue. Deux réunions annuelles, regroupant un certain nombre de ces associations, sont organisées à Paris. Un bulletin, également bi-annuel, est édité pour se faire l’écho de ceux qui, sur le terrain, désirent partager avec d’autres leurs expériences, échecs et réussites, et favoriser la réflexion sur des thèmes particuliers : les enfants en prison, les problèmes posés par les filles de la rue, le travail des enfants…Les associations de terrain, membres de REPPER, se doivent, dans toute la mesure du possible, d’organiser leur travail autour d’un certain nombre de principes inclus dans une charte spéciale.

La loi d’extraterritorialité en France et en Europe

Les lois d’extraterritorialité constituent un des principaux outils législatifs dont on dispose aujourd’hui dans la lutte contre l’exploitation sexuelle et commerciale des enfants. En France cette loi a été votée en 1994 et renforcée en 1998. Elle permet de poursuivre, en France, tout ressortissant français ayant commis, à l’étranger, une infraction sexuelle sur un mineur, qu’il y ait eu ou non-rémunération.Les peines associées à cette loi sont les suivantes : 10 ans de prison et 1 million de francs d’amende. L’ACPE est à l’origine de la première application de cette loi en France (procès de Draguignan en 1997 : 7 français sont condamnés à des peines allant de 6 à 15 ans de prison). Au niveau européen, ces lois existent dans 13 autres pays, mais malheureusement, très peu d’affaires ont encore été traitées sur la base de cette loi.

Quelques exemples d’actions

Philippines

Une fondation pour les enfants des rues. Présente à Manille depuis 1992, la fondation Virlanie, soutenue par l’ACPE, accueille en priorité les enfants et les adolescents les plus difficiles, les plus exclus. Virlanie les arrache à la violence, la drogue, la prostitution, la pédophilie… Ses animateurs rencontrent ces enfants ‘’ perdus ‘’ et leur propose un suivi éducatif et médical. Virlanie héberge en permanence plus de 300 enfants, dans de véritables maisons familiales. Ici, tout est mis en œuvre pour aider l’enfant à retrouver ce cadre sécurisant et structurant qu’offre une vraie famille. Dans chaque maison, une vingtaine d’enfants, d’âges différents, sont encadrés par un couple de parents adoptifs. A leur côté, une équipe de spécialistes philippins (éducateurs, travailleurs sociaux, psychologues) aident ces parents à recréer une véritable atmosphère familiale. Au delà du simple accueil, Virlanie organise l’éducation et la formation des enfants recueillis. De nombreux programmes permettent aux enfants et adolescents exclus d’une scolarité classique d’avoir un vrai métier.

Guatemala Centre d’accueil pour les jeunes filles des rues . L’objectif général de Solo Para Mujeres (SPM), organisation guatémaltèque créée en 1991, soutenue par l’ACPE, est de sortir de la rue les fillettes et adolescentes prostituées et droguées à Ciudad de Guatemala.Elle les aide à décrocher définitivement de la rue en leur proposant de substituer la formation et le travail, à la drogue et au vol. Pour cela, SPM procède en 4 étapes : le contact dans la rue, l’accueil dans un foyer de jour offrant un abri ponctuel, le foyer de désintoxication, le foyer stable avec formation scolaire et professionnelle. Aujourd’hui, seules les 2 premières étapes sont maintenues faute de financement. Les enfants sont confiés à d’autres organisations.Les règles du foyer sont très simples : n’y apporter ni arme, ni drogue, ni objet volé. Cette maison est leur maison et elles doivent la respecter. Les anciennes prennent en charge les nouvelles arrivées, la disponibilité et l’écoute des éducatrices sont la clé de voûte du foyer : le calme règne, il n’y a pas de dégradation des lieux, la violence est maîtrisée.

Thaïlande Centre d’accueil pour les enfants en bas-âge. Le centre BAN AOP OUM AREE, qui en langue thaï veut dire  » feu de cœur  », a ouvert ses portes à Pattaya au début de l’année 1999. L’originalité de ce projet, soutenu par l’ACPE, est d’accueillir des enfants en bas âge, issus de famille monoparentale, le parent étant prostitué.Il s’agit donc d’un vrai projet de prévention pour des enfants qui, parce que leur père ou leur mère est victime de prostitution, sont particulièrement vulnérables. Les accueillir dès leur plus jeune âge c’est leur offrir de ne pas apprendre la rue et la prostitution comme étant les seuls moyens de vivre. Actuellement le centre accueille 25 enfants dont 12 sont pensionnaires nuit et jour. Certains viennent d’entamer leur première année de maternelle. Le centre apprend à ces enfants à vivre ensemble et tente de leur donner des repères qui leur permettront de se construire suffisamment solidement, afin qu’ils puissent résister plus tard aux mauvaises influences, qu’elles soient familiales ou extra-familiales.

Action contre la Faim

Action contre la Faim, créée en 1979 dans le contexte de la crise afghane, est l’une des plus importantes organisations non gouvernementales de lutte contre la faim.Intervenant essentiellement dans des situations d’urgence, lors de guerres, de famines, et parfois lors de catastrophes naturelles, les équipes d’Action contre la Faim mettent en place des programmes associant les quatre secteurs de la lutte contre la faim : nutrition, eau, sécurité alimentaire, et santé.L’association vient en aide chaque année à 3 millions de personnes, dans 37 pays. Elle s’est constituée récemment en réseau international, comprenant cinq organisations, en France, au Canada, en Espagne, aux États-Unis et au Royaume Uni . Action contre la Faim insiste sur son rôle de témoin lors des tragédies dont sont victimes les populations civiles, afin de sensibiliser l’opinion publique et faire appel à la responsabilité des États.

Sécurité alimentaire

L’assistance alimentaire consiste en une distribution de denrées alimentaires (céréales, sucre, huile…), complétée, selon les cas, par des produits non alimentaires de première nécessité (couvertures, jerrycans, matériel de cuisine…). L’appui à l’économie familiale varie selon le contexte, précaire ou stabilisé. Dans le premier cas, une distribution de semences et d’outils permet aux populations de produire elles-mêmes les denrées de base. Dans le deuxième, l’installation des populations s’accompagne du développement de leurs moyens de production et/ou d’un appui à l’élevage. Les programmes de sécurité alimentaire sont préparés par des missions exploratoires, contrôlés par des enquêtes (valeur nutritionnelle des distributions), et évalués pour assurer leur suivi, et une éventuelle réorientation.

Eau et assainissement

Dans les camps aménagés pour accueillir les personnes réfugiées, les équipes d’Action contre la Faim installent des citernes d’eau potable. Des réseaux de distribution d’eau, avec pompage sur forage ou sur des eaux de surface, peuvent aussi être réalisés. Cette eau est alors préalablement traitée et désinfectée. La situation de crise passée, les actions de réhabilitation consistent à reconstruire les structures hydrauliques. Des puits, ou des forages, équipés de pompes manuelles assurent l’accessibilité à une eau de qualité. Action contre la Faim organise également de nombreux travaux d’assainissement : latrines, douches, évacuation des eaux usées, ramassage des ordures… Enfin, ces programmes intègrent des séances de sensibilisation à l’hygiène, ainsi que des formations à la réalisation et à la maintenance des ouvrages.

Santé

Prise en charge médicale dans les centres de nutrition. Dans les centres thérapeutiques nutritionnels, les équipes d’Action contre la Faim soignent les enfants souffrant de maladies telles que la diarrhée, des infections respiratoires, des parasitoses…Selon le contexte, Action contre la Faim peut mettre en place des centres de Protection Maternelle et Infantile, qui accueillent les mères et les enfants, où l’on peut à la fois identifier les cas de malnutrition, vacciner les enfants contre la rougeole, et assurer des consultations prénatales pour les femmes enceintes.  L’aide médicale dans le cadre des soins de santé primaire Après avoir fait face à l’urgence, Action contre la Faim participe au redémarrage ou à la consolidation des structures de santé de base : les dispensaires et les centres de santé. Ces actions sont menées en concertation et en collaboration avec les autorités locales de santé qui devront, après le départ d’Action contre la Faim, poursuivre ces activités de façon autonome.

Nutrition

Dans les situations d’urgence, les cas de nutrition les plus graves sont traités dans des centres de nutrition thérapeutiques. Ces enfants, en danger de mort, sont examinés, pesés et mesurés par les infirmières, qui évaluent ainsi leur état nutritionnel.  Ils sont soignés, réhydratés, ré-alimentés par repas fractionnés, à base de lait enrichi d’huile, de sucre, de sels minéraux et de vitamines, toutes les trois à quatre heures, de jour comme de nuit, en présence de leur mère. L’équipe médicale soigne éventuellement les autres maladies associées à la malnutrition. En trois à quatre semaines, l’enfant peut être sauvé : lorsqu’il sort du centre, il est guéri. Les enfants moins gravement atteints sont accueillis dans des centres de nutrition supplémentaire, où chacun reçoit une ration alimentaire complémentaire au repas familial. Enfin, après la phase d’urgence, les programmes se poursuivent mais doivent être redéfinis, afin d’assurer un soutien, dans une situation qui reste fragile : dépistage, soutien logistique, formation du personnel de santé…

Alerter, témoigner

Le rôle d’Action contre la Faim est de mobiliser les opinions afin de sensibiliser et d’alerter les États. Elle le fait au travers des médias, et à travers les actions suivantes :  – Rédaction d’un rapport annuel, Géopolitique de la Faim, publié aux Presses Universitaires de France.  – Campagnes de sensibilisation.
Quelques exemples d’interventions
Sierra Leone : aide d’urgence et témoignage Dans les camps, l’association construit des douches, des latrines, et mène des actions d’approvisionnement en eau potable. Lorsque la situation le permet, elle organise des programmes de relance agricole (distribution de semences et d’outils), favorisant ainsi la production de denrées de base par les familles elles-mêmes. Les zones d’intervention d’Action contre la Faim représentent, pour les populations civiles, des îlots d’humanité, à l’écart des combats. L’association tient à témoigner de la souffrance de ces milliers d’hommes et de femmes qui luttent quotidiennement pour leur survie. Ces populations retrouvent ainsi l’espoir d’être entendues de tous ceux qui peuvent agir pour que cessent leurs souffrances.
Haïti : aide d’urgence et programmes de développement agricole.  »Alimentation et nutrition : distributions de nourriture ; supervision de deux centres de nutrition ; programmes de relance agricole (amélioration des pratiques , aménagements hydro-agricoles). Santé : réhabilitation de locaux ; appui technique et formation du personnel. Eau : construction de systèmes d’alimentation en eau potable. Conditions d’hygiène et sanitaires acceptables : construction de systèmes d’évacuation des eaux usées ; construction de latrines ; programmes de gestion des déchets… Depuis 1998, Action contre la Faim développe également un programme de soutien aux enfants des rues, en s’appuyant sur une association locale. Elle leur propose gîte, soins, alimentation saine, éducation de base et formation professionnelle, et mène une campagne de sensibilisation.
Bosnie : aide d’urgence aux populations déplacées et programme de réhabilitation. Mise en place d’importants programmes de relance agricole et de réhabilitation de logements. Par ailleurs, ACF a choisi de soutenir des structures sociales locales, qui prennent en charge les populations les plus vulnérables. Enfin, une attention particulière, à travers ces divers programmes, a été donnée au rapprochement entre membres des divers groupes ethniques bosniaques.

Agir ici, pour un monde solidaire

Depuis 1988, Agir ici (Oxfam France) organise, avec diverses associations, des campagnes d’opinion publique sur les thèmes de la solidarité internationale, de la défense des droits humains, de la protection de l’environnement et du désarmement. Ces campagnes, consistant en général en l’envoi de lettres à des décideurs politiques ou économiques, touchent entre 25 000 et 200 000 personnes. Des tâches multiples (rédaction et édition de documents, recherches et vérification des informations, gestion de fichiers, travail avec les médias…) permettent à Oxfam France Agir ici de responsabiliser les citoyens, de les rendre vraiment conscients et actifs.

Le principe de citoyenneté

Le citoyen au sens où Agir ici l’entend intervient au nom de l’intérêt général et non de son intérêt particulier. Il se sent responsable de l’avenir de la planète. Être citoyen, c’est donc agir de manière responsable et efficace, et c’est sans doute aussi promouvoir une nouvelle dimension, celle d’une citoyenneté mondiale.

Le commerce équitable

La dernière campagne  »Agir Ici-CCFD-Max Havelaar » a permis que le café équitable labellisé par cette association soit désormais référencé dans de nombreuses grandes surfaces. L’adhésion de la clientèle est actuellement décisive pour le maintien en rayon des paquets de café et l’extension du label à d’autres produits (jus d’orange, miel, cacao, bananes, thé…) »

Quelques exemples d’actions

France : campagne pour limiter la prolifération et l’usage incontrôlé des armes légères. En 1999, Agir ici a lancé une campagne pour qu’il y ait une réelle transparence et un réel contrôle des transferts d’armes légères. Des instruments internationaux ont certes été créés, mais jusqu’à présent ils ne concernent que les armes lourdes. La France, quant à elle, ne met pas toujours en œuvre une politique conforme à ses déclarations et à ses engagements internationaux. L’analyse des transferts au Rwanda, la question des surplus d’armes légères par la réduction du nombre de soldats des armées françaises, le manque de transparence des pouvoirs publics français et l’absence de contrôle parlementaire sur ce sujet en sont des exemples concrets.
France : campagne pour la création d’un mécanisme de recours pour les populations affectées par les politiques du FMI. Agir ici mène campagne depuis l’année 2000 pour instaurer, en faveur de ces pays, des mécanismes de recours. Il s’agit de mettre en place un mécanisme qui permette aux pays victimes de porter plainte lorsque les programmes du FMI induisent manifestement une atteinte aux droits fondamentaux des populations ou à l’environnement.Il serait par exemple intéressant de créer une unité d’évaluation réellement indépendante, afin de mesurer l’impact des programmes du FMI. L’Union européenne, avec 30 % des droits de vote au sein de cette organisation, a un rôle certain à jouer dans la mise en place d’un tel processus.
France : campagne pour l’accès aux médicaments des pays du Sud victimes du SIDA. En 1999, Agir ici a lancé une campagne afin d’obtenir :- L’instauration, par les laboratoires pharmaceutiques, d’un prix de vente des médicaments accessible aux populations du Sud.- L’introduction systématique, par les bailleurs de fonds (exemple : la France, l’Union européenne, la Banque mondiale, l’ONUSIDA…) de l’accès aux médicaments dans leurs programmes d’aide sanitaire.- L’engagement des acteurs politiques et économiques de maintenir, pour les pays du Sud, la possibilité de recours aux licences obligatoires (qui permettent à un État d’autoriser la fabrication d’un médicament au moindre coût) et aux importations parallèles (qui permettent d’importer des médicaments où ils sont vendus moins chers) pour disposer des médicaments les moins chers possibles.

Aide et Action

Aide et Action agit depuis 1981 pour l’amélioration de la scolarisation primaire dans les pays les plus défavorisés en faisant appel au parrainage.Aide et Action construit et équipe des écoles, fournit du matériel pédagogique et participe à la formation des enseignants. Plus de 50 000 parrains permettent à plus de 400 000 enfants de bénéficier de bonnes conditions de scolarisation.Aide et Action agit également avec les communautés afin d’améliorer leurs conditions de vie et de favoriser durablement leur autonomie. Un réseau européen,  »Action Aid Family », regroupe six partenaires : Grande-Bretagne, Irlande, France, Espagne, Italie, Grèce. Les interventions ont lieu principalement en Afrique, mais aussi en Asie, en Amérique Latine et dans les Caraïbes ainsi qu’en France et en Suisse.

Le travail des enfants

C’est dans l’agriculture (80 % d’enfants au Bangladesh), les travaux domestiques, les métiers de la rue (mendicité, vente, tri d’ordures, etc.), l’industrie et l’artisanat (travail sur le verre, exploitations minières, artisanat du tapis, industrie de la couture…) et dans l’exploitation sexuelle que l’on retrouve, un peu partout dans le monde, des enfants souvent très jeunes et démunis, dociles et donc faciles à exploiter !

Les filles, premières exclues de l’éducation

Pourtant, il est formellement prouvé que les pays qui investissent dans l’enseignement primaire des filles augmentent radicalement le potentiel des femmes à générer des revenus, voient leur taux de mortalité infantile baisser, l’espérance de vie augmenter, l’alimentation s’améliorer et le taux de fécondité diminuer. Cependant, en matière d’éducation, ce sont encore les filles qui rencontrent les obstacles les plus sévères. Ainsi, dans le monde, selon l’UNESCO, une femme sur trois ne sait ni lire, ni écrire, contre un homme sur cinq. En Afrique, on estime à 60 % le nombre de femmes analphabètes !

Quelques exemples d’actions

Togo : lutte contre la discrimination des sexes dans l’éducation.  Grâce au système du parrainage, Aide et Action a pu, au départ, prendre en charge les frais de scolarité des filles. Parallèlement, l’association a financé des micro-projets de développement (achats de moulins à grain, mise en place de groupements de gestion à dominante féminine, projets d’élevage, de maraîchage, petits commerces…) permettant aux familles de se passer du travail de leurs filles et de payer peu à peu l’intégralité des frais de scolarité.
Inde : lutte contre le travail forcé des enfants. Il ne s’agit pas de supprimer d’un coup le travail des enfants, mais plutôt, dans un premier temps, de le rendre plus humain, sans violence et réellement rémunérateur. Il s’agit aussi et surtout de favoriser l’accès à l’éducation pour tous, afin de lutter contre les facteurs de sous-développement.Aide et Action, depuis 1981, est présente en Inde et y travaille en partenariat avec 14 associations. Les 13 000 parrains d’Aide et Action permettent à près de 80 000 enfants d’aller à l’école.Sur le terrain, les associations partenaires travaillent en direction des enfants des populations marginalisées : enfants des bidonvilles, enfants handicapés, enfants de tribus défavorisées…

Guinée : les gouvernements scolaires. Le gouvernement a une durée de vie d’une année scolaire. Responsabilisés, les enfants doivent veiller au bon fonctionnement de leurs ministères: Équipement et fournitures scolaires.Santé et hygiène. Agriculture (jardins potagers). Art, culture et sport. Stimulés par ces  »jeux de rôles », les enfants ont de meilleurs résultats, font leur apprentissage de la démocratie et portent un nouveau regard sur leur école devenue plus proche de leurs préoccupations quotidiennes.

Artisans du Monde

Créée en 1974, Artisans du Monde est une association de solidarité internationale qui travaille à l’instauration d’échanges commerciaux plus justes entre les pays du Nord et du Sud, afin de donner aux producteurs du Tiers-Monde les moyens de vivre dignement de leur travail. Elle importe des produits artisanaux et alimentaires en provenance d’une centaine de groupements de producteurs, originaires d’une quarantaine de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. La distribution, assurée par les associations locales et les membres qui gèrent les points de vente, est associée à une information sur les conditions de vie et de travail des partenaires du Sud, sur le commerce équitable et sur l’injustice des rapports internationaux.

Quelques exemples d’actions

Chili : une fondation au service des plus démunis . La FSC rassemble des centaines d’artisans, majoritairement des femmes. Ces micro-entreprises combinent souvent travail, formation, loisirs, éducation. Le temps de travail y est réduit afin que les femmes puissent s’occuper de leurs enfants et des tâches ménagères. Les producteurs se réunissent 2 à 3 fois par semaine pour la réception, la planification et le contrôle de la qualité de la production. Un fonds solidaire organise les prestations de santé, les loisirs et la formation. Artisans du Monde commercialise bijoux, produits en laine tricotée (poupées, marionnettes…), sacs, porte-monnaies…

Égypte : un centre d’apprentissage et d’éducation pour jeunes filles. Pour la première activité, après une période de 3 à 6 mois d’apprentissage, les jeunes filles peuvent prétendre à des emprunts pour acheter un métier à tisser. Le remboursement est sans intérêts et se fait en plusieurs petites mensualités. C’est au centre que les filles vont chercher les commandes et les matières premières. En échange de leur production, elles reçoivent un salaire mensuel.L’activité patchwork est organisée selon le même schéma (la machine à coudre remplace alors le métier à tisser). Quant à la fabrication de papier recyclé, elle a lieu dans les locaux d’APE et demande 3 mois d’apprentissage après lesquels les jeunes filles sont salariées.Les salaires proposés par l’association sont plus élevés que la moyenne nationale, à travail égal. Le temps de travail est déterminé de telle manière à laisser place aux pauses, loisirs, éducation (classes d’alphabétisation). De plus, les jeunes filles bénéficient des structures sociales et sanitaires du centre.
Inde : une association pour la promotion des femmes à Bombay. Un centre de formation à la couture et à la broderie a d’abord été créé, puis peu à peu 6 ateliers, où les conditions de travail sont bien meilleures qu’ailleurs en Inde.Un dispensaire, où les consultations médicales sont gratuites, est mis à disposition des femmes. De plus, elles apprennent progressivement à faire valoir leurs droits, à mener des actions communes.Les objets commercialisés par Artisans du Monde sont des sacs et accessoires en tissu coton gurjari, des vide-poches agrémentés de personnages et de scènes de la vie quotidienne, et des objets décoratifs, poupées et éléphants brodés.

Association française des Volontaires du Progrès

L’association française des Volontaires du Progrès, qui existe depuis 1963, est dirigée à la fois par des ONG, par des mouvements de jeunesse et d’éducation populaires, et par les pouvoirs publics français. Elle permet à de jeunes Européens de s’investir dans une mission de solidarité internationale pendant 2 ans. L’AFVP, depuis sa création, a envoyé la plupart de ses missionnaires dans des pays de l’Afrique francophone. L’AFVP travaille en partenariat avec les OSI (Organisation de Solidarité Internationale), les institutions et agences d’aide publique au développement, la Communauté européenne, et bien sûr, la société civile, les pouvoirs publics et les autorités locales des pays du Sud.

L’Année Internationale des Volontaires

Le volontariat répond à la tendance contemporaine qui veut que la société civile assume de plus grandes responsabilités dans le processus de développement. L’objectif de cette Année Internationale a été d’accroître la reconnaissance que les États et les autorités locales portent au volontariat, de favoriser un meilleur contact entre ceux-ci et le volontariat, de promouvoir ce secteur par une médiatisation de qualité, et enfin de susciter auprès de l’opinion publique un courant de sympathie et d’appui.

Volontariat et développement durable

Cet âge d’or du Tiers-mondisme était caractérisé par la réalisation de projets nécessitant la participation de nombreux expatriés qui prirent en charge les tâches que les nationaux n’étaient pas en mesure d’assumer eux-mêmes. Dans le même temps, les États du Sud ayant fait de grands efforts en matière de formation, une élite nationale s’est constituée. Elle était supposée pouvoir prendre le relais des expatriés, mais c’était faire bon marché de multiples contraintes structurelles qui ont empêché dans ces pays l’apparition d’un véritable changement social.

L’engagement volontaire

La plupart du temps, la réalisation d’un projet de développement par un professionnel  »classique » est centrée sur une obligation étroite de résultat , l’évaluation de la satisfaction réelle de la population et des chances de pérennité du programme passent alors à l’arrière-plan. Pour un Volontaire du Progrès, tout projet de développement est indissociable d’une réflexion éthique, d’une implication personnelle. L’expérience ainsi acquise dans les pays du Sud, construite face à des réalités sociales et un environnement difficile, peut ensuite être réinvestie dans nos sociétés, et alimenter une réflexion citoyenne.

Quelques exemples d’actions

Togo : programme de construction d’écoles. Chaque APE a dû concevoir, mettre en œuvre, et gérer son programme de construction. Elle a été aidée en cela par l’équipe animée par un Volontaire du Progrès. L’APE devait rassembler une partie des matériaux de construction (sable, graviers, terre), et s’engager à fournir la main-d’œuvre nécessaire au chantier. Elle était tenue également de déposer sur un compte bancaire un fonds de garantie, et de monter un dossier complet, avec l’aide de l’équipe animatrice du projet : budget prévisionnel, planning des activités, pièces administratives…
Bénin : collecte des déchets pour une meilleure gestion de l’environnement. ADAGE, l’association créée par les jeunes Béninois, organise un système de ramassage des ordures en porte-à-porte, à l’aide de pousse-pousse. Puis interviennent le stockage dans le quartier, et l’évacuation vers une décharge grâce à un camion-benne. Auparavant, les tas restaient disséminés dans les quartiers.Au démarrage du projet, la ville d’Évreux a fourni le matériel et l’équipement des journaliers payés par  l’association. Les Volontaires du Progrès se sont occupés, avec des animateurs béninois, de la sensibilisation auprès des habitants. Désormais ADAGE s’achemine vers l’autonomie. Neuf des dix-neuf quartiers de la ville sont concernés par le projet.

ATD Quart Monde

ATD Quart Monde est un mouvement international de lutte contre la misère et l’exclusion sociale.Ouvert à toutes les convictions religieuses ou politiques, il a été créé en 1957 par le père Joseph Wresinski et les familles d’un camp de sans-logis à Noisy-le-Grand, sous le nom d’ »Aide à Toute Détresse ». En 1968 est ajouté le mot  »Quart-Monde », qui trouve son origine dans le  »Quart-État », révélé par quelques députés lors de la Révolution française, comme étant le  »peuple des infortunés, des indigents, de ceux qui n’ont aucune représentation ». L’action d’ATD Quart Monde a lieu à différents niveaux : Sur le terrain, des équipes agissent avec les familles très défavorisées qu’elles rencontrent.Avec les familles exclues comme partenaires, ATD Quart Monde effectue un travail de recherche scientifique sur la grande pauvreté et l’exclusion.Sur le plan national et international, ATD Quart Monde mène une action auprès des pouvoirs publics, des organismes et des institutions, afin d’obtenir un droit de représentation et une garantie de leurs droits économiques, sociaux et culturels aux familles les plus pauvres. Actuellement, près de 400 volontaires permanents forment des équipes réparties dans quatre continents.</p>

ATD : repères historiques

Le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde, est né dans une famille très pauvre. Sa manière de réfléchir et d’agir a été marquée par son expérience des privations et de la honte. 1956-1957 : Joseph Wresinski rejoint les 250 familles rassemblées dans un camp de sans-abri à Noisy-le-Grand, près de Paris. Avec ces familles, il crée l’association qui est à l’origine du mouvement. 1960-1966 : les premiers volontaires deviennent permanents et écrivent les options de base du mouvement :  »tout homme porte en lui une valeur inaliénable qui fait sa dignité d’homme ». Création de l’Institut de recherche et de formation aux relations humaines qui organise deux colloques internationaux avec l’UNESCO. 1967 : implantation aux États-Unis, puis, les années suivantes, en Grande-Bretagne, Suisse, Belgique, Allemagne, Pays-Bas. Création de la branche enfance TAPORI. 1970-1974 : création des Universités Populaires Quart Monde et du Mouvement Jeunesse Quart Monde. 1975-1977 : premiers rassemblements internationaux :  »Femmes du Quart Monde » en 1975,  »Familles du Quart Monde » en 1977. 1979 : Année internationale de l’Enfant. Le mouvement réunit 2 000 enfants à Paris , colloque avec l’UNESCO. 1980 : premières implantations dans les pays en voie de développement. 1982-1983 : grand rassemblement à Bruxelles pour les 24 ans du mouvement. 232 500 personnes signent  »l’appel aux défenseurs des Droits de l’Homme » qui sera remis à l’ONU en 1984. 1987 : le Conseil économique et social français adopte le rapport Wresinski  »Grande pauvreté et précarité économique et sociale ». Le 17 octobre, à Paris, 100 000 personnes expriment la nécessité de s’unir pour lutter contre la misère en faisant respecter les Droits de l’Homme , une dalle est inaugurée sur le Trocadéro, à l’endroit où fut signée la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. 1991 : trois ans après le décès de J. Wresinski, ATD est présente dans plus de cent pays , elle accède au statut consultatif numéro 1 de l’ECOSOC auprès de l’ONU. 1992 : reconnaissance par l’ONU du 17 octobre comme  »Journée mondiale du refus de la misère ».  1998 : dans la suite du rapport Wresinski (1987) et de celui de Geneviève de Gaulle Anthonioz (1995), adoption en France d’une  »Loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions ». 1999 : forum international des enfants  »TAPORI, l’amitié gagne contre la misère », à l’ONU à Genève.
Partenariat

« Il faut qu’on reconnaisse que les pauvres peuvent apprendre des choses aux autres », dit Me H., militante du mouvement ATD Quart Monde , elle parle d’expérience. En effet, la  »Loi contre les exclusions » de juillet 1998 prend d’ailleurs en considération cette dimension.Un réel partenariat permet aux personnes qui subissent l’exclusion de se sentir considérées et d’être parties prenantes. Il contribue à faire changer aussi le regard de la société sur ces personnes. Enfin, il induit un projet de société : une société pour tous, qui se construirait sur la base d’un partenariat entre les personnes dites exclues et les autres.

L’action de promotion familiale

S’appuyant sur les priorités et les forces des familles concernées, l’action de promotion familiale cherche à faire émerger et à soutenir les projets de la famille dans tous les domaines des droits fondamentaux, à développer tant des actions avec chacun des membres de la famille que des actions communautaires et à favoriser une ouverture des familles sur leur environnement extérieur.Ouvertes sur le quartier et la ville, les actions menées (pré-école, pivot culturel, foyer familial, atelier professionnel, université populaire…) veulent être un tremplin et un pont vers les structures et services existants pour tous.
Le volontariat ATD Quart Monde

Ils s’engagent à se former de façon continue et à écrire au jour le jour ce qu’ils apprennent de la vie et des aspirations des populations les plus exclues. Cette mémoire écrite crée une connaissance qui est la base de l’action du mouvement ATD Quart Monde.Actuellement, ils sont quelque trois cent cinquante femmes et hommes, célibataires ou mariés, de différentes nationalités, origines, professions, religions ou philosophies, présents dans vingt-trois pays. Ils travaillent en équipe et sont disponibles pour aller là où le mouvement ATD Quart Monde a besoin d’eux. Ils établissent entre eux un partage des salaires et reçoivent une indemnité identique pour tous.

TAPORI

Aujourd’hui, plus de dix mille enfants entre 8 et 13 ans sont en relation, à travers les pays et les continents, par la lettre de TAPORI. Tous les mois, elle leur apporte des nouvelles d’autres filles et garçons, qui, en Europe, en Afrique, en Amérique ou en Asie, trouvent les moyens de ne laisser aucun enfant seul, sans amis. Elle propose à chacun des activités pour partager l’amitié avec tous. La lettre de TAPORI est éditée en français, allemand, anglais, espagnol, néerlandais. Certains numéros sont également traduits en thaï, en tagalog, en chinois, en malgache et en polonais….Tous les jours, la boîte aux lettres de TAPORI reçoit de nouveaux témoignages, des messages dans lesquels les enfants, pauvres ou non, parlent de leur vie et de leur contribution aux droits de l’enfant et aux Droits de l’Homme par tout ce qu’ils font  »pour casser la misère » comme ils disent, pour que la vie soit plus belle dans leur quartier, leur école, leur association… Avec leur famille, leur classe, leur groupe, ils s’efforcent d’inventer une manière de vivre l’amitié et la solidarité, qui ne laisse personne de côté.

Quelques exemples de réalisations

Burkina Faso : La Cour aux 100 métiers. Elle s’est bâtie avec eux comme un lieu de rassemblement et de fraternité, pour leur donner accès à un minimum de bien-être, à des projets intégrant une dimension culturelle et familiale, et à un développement de leurs capacités, afin de détruire la misère. Un réseau d’amis et de partenaires s’est ainsi étendu à travers le pays, et de jeunes Africains ont demandé depuis à rejoindre le volontariat international ATD Quart Monde. Le volet culturel de l’action a été intensifié par la création de  »bibliothèques lampadaires », la participation à diverses manifestations culturelles, des visites plus régulières aux familles, une délégation à des rassemblements internationaux… Il s’agit de permettre aux enfants et aux jeunes de renouer des relations dans la dignité avec leurs communautés et de favoriser de part et d’autre un dialogue de réconciliation qui tende à associer les familles aux projets d’avenir de leurs enfants et à faire respecter leur rôle de parents.
États-Unis : une bibliothèque de rue à New York . Se déroulant sur leurs lieux de vie (sur un trottoir, au pied d’une cage d’escalier, dans des lieux isolés à la campagne…), ces activités répondent à la soif de savoir des enfants et les réconcilient avec la joie d’apprendre. Elles encouragent chaque enfant à révéler et à partager ses talents.La bibliothèque de rue est une activité simple mais qui demande un engagement humain. Une fois ou deux par semaine, des animateurs vont à la rencontre des familles dans leur cité, leur quartier. La régularité des activités est essentielle. La confiance qui se tisse entre les animateurs, les enfants, les familles se construit dans la durée.La bibliothèque de rue cherche à établir des liens avec l’environnement local (bibliothèques municipales, clubs sportifs ou informatiques, théâtres, écoles…), permettant aux enfants de participer aux multiples activités de tous et de s’y épanouir.
France : Université Populaire Quart Monde (Paris). À partir de leur expérience, s’élabore une réflexion nouvelle sur les grands sujets de société.Dans ces Universités, ceux qui vivent la pauvreté et l’exclusion sociale sont les premiers enseignants. Accepter d’apprendre d’eux nous fait devenir, avec eux, créateurs d’une nouvelle citoyenneté.

Aviation Sans Frontières

Née en 1980, Aviation Sans Frontières permet aux hommes et aux femmes issus de l’aéronautique de mettre leurs compétences et leurs moyens au service de l’humanitaire. Chaque année, plus de 600 enfants du Tiers-Monde, en urgence de soins, sont accompagnés vers l’Europe pour bénéficier d’interventions chirurgicales impossibles à réaliser dans leur pays d’origine.6 500 colis contenant des médicaments et du matériel médical sont envoyés tous les ans par avion à travers le monde.ASF travaille pour de nombreuses autres ONG en mettant à leur disposition des heures de vol en avions légers.Comme l’a écrit Rony Brauman (MSF),  »ASF est le poumon des ONG dans les régions les plus reculées du monde. Dans certains pays en guerre, l’action des ONG est littéralement suspendue à son intervention ».
Quelques exemples d’actions
Tchad : aide logistique aux médecins de brousse . Des pistes de fortune ont été créées avec l’aide des chefs de village. Sept terrains ont ainsi pu voir le jour, ou tout au moins être remis en état.Parallèlement une campagne de vaccination est en cours.

Kosovo : transport d’enfants malades. Ce travail a été réalisé avec l’assistance d’une ONG italienne, la COOPI.

CCFD

Créé en 1961 pour organiser la solidarité des catholiques de France envers les populations les plus pauvres du monde, le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) rassemble aujourd’hui 29 mouvements et services d’église, un réseau de 15 000 bénévoles et plus de 300 000 donateurs. Première organisation non gouvernementale (ONG) de développement en France, l’association soutient les efforts des populations dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, des droits humains, de la paix…Le choix du CCFD pour vaincre la misère est d’agir sans se substituer aux intéressés eux-mêmes. Sur le terrain, le CCFD apporte son soutien à des groupements et des associations locales (ses partenaires) qui assument la responsabilité du projet. Le CCFD a ainsi tissé dans le monde entier, un réseau de partenaires avec lesquels il entretient des relations régulières. 500 projets sont ainsi soutenus chaque année dans plus de 70 pays du Sud et de l’Europe centrale et orientale.Enfin, un des défis du CCFD est de faire évoluer les consciences  »ici  » pour que cela change plus vite   » là-bas  ». C’est pourquoi le travail d’information et de sensibilisation de l’opinion publique en France est aussi une mission prioritaire.

L’aide publique au développement

 »Un visuel créé par Jean-Charles de Castelbajac symbolise à la fois les inégalités entre le Sud et le Nord et le déséquilibre existant entre les ventes d’armes et le volume de l’aide publique au développement. Repris sur divers supports (autocollants, badges, t-shirts…), il permet de démontrer à nos décideurs politiques que l’opinion publique française a pris conscience des déséquilibres qui fragilisent l’humanité entière et de la nécessité d’une aide accrue aux pays du Sud. La pétition a déjà recueilli les signatures d’un grand nombre de personnalités du monde artistique, culturel et politique (Robert Hossein, Smaïn, Richard Bohringer, Agnès Jaoui, Jacques Delors …). Cette campagne fait suite à la campagne « Pour l’an 2000, annulons la dette des pays pauvres », coordonnée par le CCFD, qui avait permis de collecter plus de 550 000 signatures. « <em>L’APD française s’élève aujourd’hui à 0,3 % du PNB seulement, alors qu’elle s’était engagée en 1970 à verser 0,7 % du PNB pour l’APD (plus précisément 0,2 % pour les pays les moins avancés). La France se situe ainsi au 8ème rang des donateurs en 2000. Elle est passée derrière le Japon au niveau des pays du G7. »

Terre d’Avenir </strong></span>

L’Événement Terre d’Avenir est un moment fort d’éducation au développement et à la solidarité internationale. Il s’agit de faire découvrir aux jeunes la vie de populations sur d’autres continents et de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent agir pour transformer le monde. Pour cela le CCFD conçoit des outils pédagogiques, des dossiers pour les éducateurs, un journal pour les 11/15 ans, réalisé en partenariat avec le magazine Okapi, un montage diapos et une vidéo.L’Événement Terre d’Avenir est un geste de partage : les jeunes sont appelés à trouver des parrains pour soutenir leur participation à l’événement : ceux-ci versent une somme pour chaque défi (par exemple 10 francs pour 1 km parcouru). L’argent collecté permet de financer les projets soutenus par le CCFD sur les cinq continents, et en particulier en 2001 des initiatives d’acteurs de paix en Israël et Palestine.

Quelques exemples d’actions

Niger : contribution à l’autosuffisance alimentaire . Contrairement aux idées reçues, le Sahel est loin d’être un désert, les agriculteurs parviennent à y produire  8 à 10 millions de tonnes de maïs et de sorgho par an. Toutefois, selon les années, certaines régions peuvent connaître une relative abondance alors que les autres souffrent d’une cruelle pénurie. Mettre sur pied un système d’échange qui permet que les zones excédentaires puissent approvisionner dans de bonnes conditions celles qui ne peuvent subvenir à leur besoin, tel est l’objectif d’Afrique verte. Au Niger, Burkina Faso, Mali, Afrique Verte travaille auprès des groupements villageois et collabore avec des banques locales pour permettre aux groupements un accès au crédit. Ces fonds servent à acheter les excédents, si la récolte a été bonne, ou à s’approvisionner sur le marché dans le cas contraire. Les bénéfices réalisés lors de la revente des céréales, sont réaffectés aux besoins de la communauté (écoles, centres de soin, etc.). Parallèlement, le réseau organise des  » bourses aux céréales  » permettant aux paysans d’effectuer des transactions entre villages excédentaires et déficitaires. Les groupements traitent directement sans passer par les négociants traditionnels, toujours tentés par la spéculation.

Bosnie : accompagnement psychologique des enfants traumatisés par la guerre . En Bosnie, dans le canton de Tuzla, les centres de Solina et de Kladanj gérés par l’association   » Le Monde des Enfants  » accueillent des enfants et des jeunes réfugiés. Agés de 5 à 18 ans, les jeunes viennent pour la plupart de Srebrenica qu’ils ont dû fuir dans des circonstances particulièrement tragiques.Une équipe d’animateurs motivés et compétents assistés d’un psychologue les aide à surmonter leurs traumatismes.  » Certains enfants introvertis ou violents à leur arrivée, développent progressivement une relation de confiance et de respect mutuel avec nous et les autres enfants  » a confié une des animatrices de l’atelier d’expression corporelle. Le dessin, le théâtre, les sports d’équipe jouent un rôle important dans le développement de l’enfant et contribuent à le réadapter à une vie normale. Afin de favoriser l’intégration des enfants, ces centres accueillent aussi des enfants non réfugiés habitant le voisinage.
Thaïlande : mer et sécurité alimentaire. Le poisson procure aux populations du Sud la moitié de leur ration en protéines animales. De plus, la pêche donne du travail à 30 millions de personnes, et en fait vivre indirectement 200 millions, dont 95 % dans des pays en voie de développement. Mais l’avenir des ressources halieutiques est aujourd’hui gravement menacé par la pêche industrielle et par les dégradations de l’écosystème côtier.Soutenus par l’Ong thaïlandaise Yadfon (Goutte de pluie), 65 communautés de pêcheurs – soit 45 000 personnes – sont engagées dans une exploitation des ressources côtières qui préserve l’écosystème, ce qui leur garantit nourriture et revenu. Yadfon aide les pêcheurs à développer leurs activités traditionnelles et les sensibilise à l’importance de la sauvegarde du littoral et de leurs ressources naturelles.Ainsi, les communautés de pêcheurs peuvent exercer elles-mêmes et de plein droit, une gestion saine dans une perspective de développement durable. Ce travail de  »conscientisation » s’est étendu aux communautés villageoises vivant dans cette région.Le CCFD apporte son soutien aux actions de cette association thaïlandaise depuis 1998.

Croix-Rouge

Créée en 1864 sous l’impulsion d’Henry Dunant, citoyen suisse bouleversé par l’horreur des combats durant la bataille de Solférino (1859), le mouvement de la Croix-Rouge comprend aujourd’hui deux instances internationales : Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).La Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Fondé sur les Conventions de Genève (qui commandent principalement que les civils ne soient pas impliqués dans les hostilités et que les militaires hors de combat soient protégés), ce mouvement est la plus importante association humanitaire dans le monde. D’abord tournée vers le secours aux blessés de guerre, la Croix-Rouge s’est progressivement occupée du sort de la population civile : aide aux réfugiés, lutte contre les insuffisances sanitaires et sociales, aide aux victimes des catastrophes naturelles…

ENFANCE ET PARTAGE

Créée en 1977, ENFANCE ET PARTAGE a pour but d’apporter son aide à l’enfance en détresse, sous quelque forme que ce soit. Elle lutte contre toute forme d’agression qui bafoue la Convention Internationale des Droits de l’Enfant,  et mène une politique de prévention en promouvant la parole de l’enfant.En France, ENFANCE ET PARTAGE agit au travers :

– L’écoute, le conseil et la constitution de dossiers lors des appels au numéro vert :

0 800 05 1234, pour des signalements d’enfants maltraités.

– Un conseil juridique et social pour les familles des enfants victimes.
– L’accompagnement psychologique des enfants et de leurs proches.</p>
– Les actions de prévention et d’information dans les établissements scolaires et auprès des professions en relation avec l’enfance.
À l’étranger, ENFANCE ET PARTAGE est présente dans 7 pays en voie de développement, où des programmes d’aide aux enfants ont été mis en place dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation, de la nutrition et du développement économique.

Le service d’accompagnement et de suivi psychologique

Ce service peut répondre à divers besoins en fonction des situations

– Un soutien ponctuel pour la victime et ses proches.

– Un accompagnement entre le premier signalement et le moment où la victime est prise en charge par le centre spécialisé vers lequel elle est orientée.

– La prise en charge d’enfants chez qui a été suspectée toute forme de violence.

Le service juridique

Chaque année les actions d’ENFANCE ET PARTAGE en matière judiciaire sont nombreuses. L’association se constitue régulièrement Partie civile dans des dossiers et est de plus en plus souvent nommée administrateur ad hoc.ENFANCE ET PARTAGE peut être nommée administrateur §ad hoc§, dans le cas où les parents sont défaillants, c’est-à-dire qu’ils ne pourvoient pas à la défense des intérêts de leur enfant ou sont eux-mêmes les auteurs des sévices. L’association reçoit alors un mandat du Juge d’instruction en charge du dossier.Cinquante avocats collaborent à ENFANCE ET PARTAGE, sur 1 000 dossiers traités par an, environ 350 vont au pénal.

Les actions de prévention et d’information

Des équipes d’ENFANCE ET PARTAGE interviennent à la demande des établissements scolaires, des organismes de formation et des professionnels de l’enfance, de la santé et du social, pour organiser des séances de prévention-information adaptées à chaque catégorie d’âges et au milieu socio-culturel.

Les comités locaux

Un accompagnement social et juridique est assuré auprès des enfants et de leurs familles. Les bénévoles des comités locaux reçoivent, lors des permanences téléphoniques, des signalements concernant leur département ou leur région. Ils soutiennent les familles et les victimes en cas de procédure judiciaire.Ils apportent également une aide sociale directe, par la prise en charge de certains frais en cas de besoin ou par la distribution de jouets pour les fêtes de Noël à des enfants de familles en difficulté.Les comités locaux participent à l’aide internationale, en soutenant un ou plusieurs programmes développés par ENFANCE ET PARTAGE à l’étranger, sous la forme d’aide financière, matérielle ou de mise en place et de suivi de l’ensemble du programme.

Exemples d’actions

Bénin : un orphelinat à Natitingou, la région la plus défavorisée du pays. L’orphelinat possède également un potager cultivé par les grands, un élevage de cochons et un petit moulin où les habitants du village apportent maïs et mil à moudre et qui procure un peu d’argent. Ce centre, qui accueille une centaine d’enfants, est tenu par des sœurs, aidées de mères de famille qui, moyennant une petite rémunération, occupent la fonction d’assistantes maternelles. Elles apportent également leur aide lors d’arrivée de nouveaux enfants, lors des séances de vaccination ou de la désinfection périodique des locaux. ENFANCE ET PARTAGE apporte son soutien financier à cet orphelinat depuis 1982.

Colombie : un centre de protection et d’aide à l’enfance . Ce centre a créé une crèche, qui accueille 60 enfants de 6 mois à 2 ans, et mène également un travail en direction des parents. Il organise aussi la distribution d’un complément alimentaire dans les écoles (plus de 2 600 enfants en bénéficient). Il développe en complément un programme de récupération alimentaire pour les enfants carencés. Enfin, une bibliothèque/ludothèque complète le dispositif. Elle est vite devenue un lieu agréable d’échanges et d’activités pour les jeunes du secteur. Peu à peu, une véritable culture de coopération et de solidarité a ainsi vu le jour. Un manuel de règles de vie en groupe a pu par exemple être élaboré.

France : un numéro vert pour l’enfance en détresse. Le numéro vert reçoit environ 150 appels de détresse par jour. Ces appels sont recueillis par des bénévoles professionnels de l’enfance, qui ont suivi une formation psychologique et juridique au sein de l’association et sont à même d’écouter, de conseiller et d’orienter au mieux les victimes ou les témoins qui appellent : enfants, voisins, membres de la famille, enseignants, médecins, etc.ENFANCE ET PARTAGE signale ensuite les cas d’enfants maltraités aux pouvoirs publics compétents, services sociaux, police, gendarmerie, conseils généraux, justice, etc., afin de permettre une mise en évidence des problèmes et une protection rapide de ces enfants.À cette fin, l’association intervient auprès de nombreux organismes et institutions, avec lesquels elle tisse des liens pour améliorer le travail en relais : membres de l’Éducation nationale, Protection Maternelle et Infantile (PMI), assistantes sociales polyvalentes de secteur, éducateurs, magistrats…

Greenpeace International

Fondamentalement non-violente, Greenpeace est une organisation indépendante de tout parti politique. Elle ne sollicite d’intervention financière ni des gouvernements, ni des industries. Ses fonds proviennent presque exclusivement de ses quelque 3 millions de sympathisants, répartis dans 160 pays du monde.Cette autonomie lui permet de mener des actions contre les autorités politiques et les entreprises qui, par laxisme ou par soif de profit, détruisent inlassablement l’environnement.Établie en 1979 (mais les débuts remontent à 1971 au Canada), Greenpeace International s’est structurée jusqu’à constituer un véritable réseau de bureaux nationaux travaillant en étroite collaboration avec leur  »quartier général » à Amsterdam. Le rôle de Greenpeace International est de donner l’impulsion puis de coordonner les différents programmes et activités. Chaque bureau, qu’il soit régional ou national, travaille sur une ou plusieurs des campagnes prioritaires de Greenpeace International, lesquelles sont revues tous les ans et corrigées. Actuellement, Greenpeace France travaille sur les campagnes suivantes : lutte contre les OGM, lutte contre la surpêche et en particulier la chasse baleinière, sensibilisation aux risques du nucléaire, et enfin combat pour la protection des forêts anciennes (notamment la forêt Amazonienne).

L’énergie solaire

Un système de panneaux peut désormais être raccordé au réseau EDF : quand la production solaire est supérieure à la consommation, l’électricité solaire est envoyée sur le réseau basse tension, dans le cas contraire on consomme le courant fourni par EDF.C’est pourquoi Greenpeace a lancé la campagne  »Branchez-vous soleil ! », qui a pour double objectif de permettre aux personnes qui le désirent de s’équiper au meilleur prix et de montrer aux pouvoirs publics qu’il existe une réelle demande en France.En Allemagne, en Italie, en Espagne, au Japon, des milliers de toits solaires ont déjà été réalisés. Greenpeace, avec l’aide de subventions de l’Union Européenne et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), permet aux particuliers français de s’équiper d’un toit solaire et de le rentabiliser dans les meilleurs délais.

Le Rainbow Warrior

Acheté en 1977, ce bateau a participé à de nombreuses campagnes contre les baleiniers, l’immersion des déchets radioactifs, l’abattage des phoques gris…

Quelques exemples d’actions

Brésil : surveillance du commerce de bois illégal. Une entreprise japonaise, par exemple, a pu être prise en flagrant délit. Greenpeace a d’abord identifié une compagnie brésilienne qui travaillait dans la clandestinité. Le bois devait être livré par camion à l’entreprise japonaise. Après avoir intercepté ce camion, Greenpeace a marqué les billes de bois avec une encre ultraviolette, invisible à l’œil nu. Une fois les billes stockées dans le parc à bois, Greenpeace est intervenue. L’association a révélé la présence de ce bois illégal aux autorités.Un travail d’investigation a suivi ces expéditions afin de définir la traçabilité de ce bois. Greenpeace a pu démontrer qu’un grand nombre de compagnies françaises se fournissaient au Brésil. L’association milite pour que ces entreprises changent de pratiques en s’approvisionnant en bois certifiés FSC (Forest Stewardship Council). Ce certificat est un label vert qui à ce jour est le seul garant de la gestion durable de la forêt amazonienne.
France : campagne contre les cultures transgéniques. Aujourd’hui, la majorité des fabricants de l’alimentation dite  »humaine » garantissent le  »sans OGM » dans leurs produits. Reste maintenant à évoquer le problème des OGM écoulés par le biais de l’alimentation animale…Greenpeace continue de faire pression sur les différents acteurs impliqués dans la culture et la mise sur le marché des OGM.

Handicap International

À la fin des années 1970, un groupe de médecins travaillant en Thaïlande au sein de camps de réfugiés cambodgiens est frappé par l’impuissance de l’aide occidentale face aux milliers de réfugiés handicapés. Ils fondent d’abord un premier centre d’appareillage, puis, en 1982, une association, Handicap International. Celle-ci s’est développée très rapidement, en suivant toujours deux grands principes :Apporter une assistance, la plus proche des compétences et des possibilités économiques des pays en voie de développement.Former du personnel local et favoriser à tout prix l’autonomie des bénéficiaires. Handicap International est l’une des six ONG fondatrices de la campagne internationale pour l’interdiction des mines anti-personnel, Prix Nobel de la Paix en 1997, elle regroupe plus de 1300 associations présentes dans 70 pays.
Exemples d’actions

Mozambique : aide d’urgence. Handicap International a commencé ses activités au Mozambique dans le cadre d’un programme d’urgence, alors que la guerre faisait rage. Les actions d’aide aux personnes handicapées, implantées dans la province d’Inhambane, ont ensuite été étendues aux autres provinces du pays. À partir de 1993, l’association est intervenue dans les domaines du développement rural et de l’éducation en milieu rural, ainsi que dans celui du développement social urbain (DSU) à Maputo, la capitale. Aujourd’hui, le programme dispose de sept volets et propose une réelle approche pluridisciplinaire. En 1999, Handicap International a apporté un appui spécifique aux ministères de la Santé et de l’Action sociale, dans le domaine du handicap , d’une part pour développer une capacité nationale de coordination, de gestion et de supervision des services de médecine physique et de réadaptation, d’autre part pour améliorer l’accès des personnes handicapées aux structures d’aide et faire progresser la reconnaissance et l’application de leurs droits. En matière de lutte contre les mines, l’association est responsable de la Coordination nationale des programmes d’éducation des populations rurales pour la prévention des accidents par mines antipersonnel (Pepam). Par ailleurs, elle fournit un appui à l’Institut national de déminage et gère une équipe de déminage de proximité dans la province d’Inhambane. Les actions menées dans cette zone, afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, ont permis d’apporter un soutien pédagogique à plus de quatre cents professeurs. Dans le district de Panda, l’association appuie quatre communautés rurales confrontées à un enclavement économique. 8 500 personnes ont bénéficié de séances de rééducation fonctionnelle.4 500 personnes ont été appareillées.80 organisations collaborent au programme de sensibilisation aux dangers des mines.465 enseignants, les élèves de 70 écoles et la direction provinciale de l’éducation d’Inhambane profitent du programme d’éducation. 18 000 personnes, soit la population des quatre localités du district de Panda, sont concernées par le programme de développement rural. Les communautés des trois districts de Niassa bénéficient des infrastructures construites et réhabilitées.
Madagascar : réhabilitation/développement. Notre toute première activité a été de décentraliser des services d’appareillage et de rééducation dans les cinq provinces de l’île. Aujourd’hui, l’intégralité de la gestion de ces services, à l’exception de deux centres, est assurée par le ministère de la Santé malgache. Dans le même temps, nous avons contribué à la réhabilitation du centre d’appareillage de Madagascar, considéré comme le centre national de référence. Nous avons également orienté nos actions vers une amélioration de l’intégration sociale des personnes handicapées dans leur communauté. Ce travail sera prolongé en 2000 par un soutien aux unions régionales et à l’Union nationale des associations de personnes handicapées. Les activités de développement social urbain, lancées en 1996, se poursuivent avec succès. Les associations de quartier, avec lesquelles nous travaillons selon les méthodes participatives, réalisent leurs projets d’aménagement de quartier (voirie, fontaine, maison de quartier…) Pour faire face à l’épidémie de choléra qui a touché Madagascar en 1999, un programme d’assainissement a été mené. Soixante latrines ont été construites dans l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale, Antananarivo.150 associations de personnes handicapées ont reçu un soutien associatif.180 personnes issues de ces associations ont suivi une formation en organisation associative.700 enfants participent aux activités socio-éducatives.
Cambodge : déminage. Handicap International a réhabilité, à partir de 1990, l’hôpital Preah Kossamak de Phnom Penh, où sont formés les chirurgiens orthopédiques du pays. Suite aux accords de paix de 1991, l’association a ouvert un programme de développement rural dans la province de Battambang, qui a évolué en 1999 vers la mise en place et l’autonomisation de structures locales dans les domaines du crédit, de l’hydraulique et de l’agronomie. Cette zone frontalière de la Thaïlande, très affectée par la guerre, a été confrontée au retour de 90 000 réfugiés. Handicap International participe à la mise en place et au renforcement de la Land Use Planning Unit, structure chargée de la planification et de la coordination des opérations de déminage dans la province. Les activités de réhabilitation des terres déminées se sont développées, en collaboration avec la section belge de Handicap International. Dans le domaine du handicap, l’association appuie le centre pour paraplégiques et tétraplégiques de Battambang, dans le cadre de la convention qui lie les sections française et belge. Parallèlement, elle intervient dans des districts de l’Ouest nouvellement libérés. Dans la province de Siem Reap, elle a mené des actions en développement rural, en infrastructure et en santé communautaire. Dans la province de Kompong Som, à Prey Nup, elle participe, en consortium avec le GRET (Groupe de recherche et d’échanges techniques), à la réhabilitation de 10 000 hectares de polders. À Phnom Penh, après avoir réalisé une étude sur la très grande pauvreté, elle interviendra dans le domaine du développement urbain. Dans la province de Battambang, la population des quatre districts est concernée par le programme de développement rural (environ 300000 personnes). À Kompong Som, la  réhabilitation des polders profite à la population vivant dans cette zone et à proximité, soit environ 40 000 personnes.

Marins Sans Frontières

Marins sans Frontières, association créée en 1984, rassemble des professionnels de la mer et de la santé qui ont pour vocation de porter secours, par mer ou par voies navigables, aux populations isolées en détresse.Marins sans Frontières, grâce à sa logistique de transport maritime, collabore, sur le terrain, avec les autres organisations humanitaires.Elle réalise trois types de missions :Les missions d’urgence : transport par bateau d’aide médicale, d’aide alimentaire, de produits de première nécessité , évacuation de grands blessés (guerres, catastrophes naturelles…).Les missions de développement : actions pour relancer la vie économique, éducative, et sanitaire (construction d’embarcations locales et formation de personnel maritime, construction d’hôpitaux et formation de personnel médical…).Rapatriement des réfugiés : lorsque les ponts sont détruits par les guerres, Marins sans Frontières organise le franchissement des fleuves grâce à des embarcations. L’association participe également à la préparation des camps et à leur suivi sanitaire.

Exemples d’actions

Haïti : appui logistique au plan d’urgence de 1994. Ces opérations de cabotage ont permis d’assurer le transport de l’aide alimentaire, des médicaments et des vaccins, des matériaux et des équipements,  et celui du personnel médical pour les opérations de médecine préventive et curative. Enfin, elles ont permis de réaliser les opérations d’évacuation sanitaire. Ce programme logistique a fait l’objet d’un financement de l’<em>Office Humanitaire de la Communauté Européenne (ECHO)
Madagascar : appui logistique à des populations isolées. Au nord-ouest de l’île est située une région très isolée. Cette presqu’île, montagneuse en son centre et peuplée de 18 000 habitants, n’est pratiquement accessible que par la mer.Pour aider ces habitants, Marins sans Frontières a acheté un ancien chaland de la Marine nationale, d’un faible tirant d’eau, muni d’une porte rabattante à l’avant, ce qui lui permet de s’approcher le plus près possible des plages.Ce bateau assure le suivi régulier des dispensaires de la presqu’île, et permet le rapatriement des malades vers l’hôpital le plus proche.Grâce à l’appui logistique de Marins sans Frontières, une épidémie de choléra a pu être évitée dans cette région.
Mozambique : appui logistique aux populations victimes de la guerre civile. Il a fallu ensuite préparer des camps de transit pour les réfugiés (en particulier assurer l’alimentation en eau potable et l’organisation du service médical), et participer à leur rapatriement en organisant le franchissement des fleuves grâce à des embarcations de capacité importante.Depuis 1993, Marins sans Frontières a entrepris la construction d’un bateau d’assistance sanitaire, pour permettre l’approvisionnement régulier des districts concernés en médicaments, vaccins, matériel médical et combustibles ainsi que le transport du personnel médical et des malades sur l’hôpital provincial de Pemba.

PARTAGE

Organisme humanitaire fondé en 1973 pour venir en aide aux milliers d’enfants laissés pour compte au moment de la guerre du Vietnam, Partage a pour but premier d’atténuer, et si possible de supprimer, la souffrance d’enfants dans le monde. Il le fait à travers la mise en place de programmes de coopération à long terme avec des organismes locaux et de programmes de parrainage. Le but recherché est l’autonomie croissante des partenaires.Partage contribue également à promouvoir et à faire appliquer la Convention internationale des droits de l’enfant (signée aux Nations unies en 1989). Ce travail de sensibilisation est primordial pour cet organisme à l’origine de la création de la Décennie internationale 2001-2010 pour la promotion d’une culture de Paix et de non-violence au profit des enfants du monde (décidée en 1998 par les Nations unies).Il intervient enfin auprès de grands organismes internationaux (UNICEF, UNESCO…) pour contribuer à la défense et à l’assistance de l’enfance martyrisée.

Eduquer les enfants à la Paix

Partage, sous l’impulsion de son fondateur Pierre Marchand, est à l’origine de l’Appel pour les enfants du monde, signé par tous les Prix Nobel de la Paix (consultable sur le site internet www.nobelweb.org). L’Assemblée Générale des Nations Unies en a voté et accepté le texte à l’unanimité le 10 novembre 1998, et a déclaré la décennie 2001-2010  »Décennie internationale pour la promotion d’une culture de paix et de non-violence au profit des enfants du monde ».Pour soutenir cette Décennie, Partage organise des rencontres avec de grandes personnalités, favorise des actions de lobbying auprès des gouvernements, et réalise des projets spécifiques en prenant appui sur un réseau de partenaires institutionnels et associatifs du monde entier.

Mission avec les Peace People

Partage soutient le travail de Mairead Maguire, prix Nobel de la Paix, fondatrice des Peace People en Irlande du Nord. Elle a participé à de nombreuses missions avec des membres de Partage, auprès de réfugiés en Albanie, en Corée, en Afrique du sud, en Irak et au Mexique (Chiapas).L’objectif de ces voyages est d’attirer l’attention sur la souffrance des enfants afin de susciter les moyens pour y mettre fin. Il est également de contribuer à créer un mouvement mondial de la société civile qui soutienne la Décennie pour une culture de non-violence en faveur des enfants.

Exemples d’actions

Haïti: scolarisation en milieu rural. En outre, la construction de plusieurs écoles neuves a été terminée en 1999, et les enfants apprécient de pouvoir travailler dans des locaux adaptés.Par ailleurs, un projet d’école professionnelle (couture et mécanique automobile) a été lancé. C’est un réel espoir pour ces jeunes paysans qui pourront ainsi avoir un métier et améliorer nettement les conditions de vie de leur famille.En tout, ce sont 35 000 personnes qui bénéficient directement ou indirectement de ce programme.

Liban : aide à la scolarisation d’enfants défavorisés et travail social en milieu carcéral. Parallèlement à l’enseignement technique qui leur permettra de travailler à leur sortie, une formation humaine et un soutien psychologique leur sont accordés. Le centre de Naaba, autre quartier populaire, poursuit quant à lui son travail de longue haleine auprès des jeunes. Le soutien scolaire a permis de bons résultats aux divers examens, et fête de la musique, camp d’été, tournois sportifs ont permis de renforcer liens et amitiés.

Népal : scolarisation d’enfants défavorisés et de jeunes filles issues de zones rurales. Bikalpa est un centre d’apprentissage pour des jeunes filles très pauvres et analphabètes issues de zones rurales. Au cours d’une formation intensive de 18 mois, elles apprennent à lire, à écrire, à tenir une comptabilité de base et suivent également une petite formation technique. De retour dans leur village, elles peuvent alors faire vivre leur famille et deviennent un moteur d’évolution pour leur communauté. Plus de 850 enfants en bénéficient.

Peace Brigades International

Créé au Canada en 1981, est un réseau de volontaires qui aident, par des actions non-violentes, à la résolution de conflits et au respect des droits humains.L’intervention se met en place après étude de la demande d’une association ou ONG du pays concerné. Les équipes, sur le terrain (projets réalisés ou en cours au Guatemala, Colombie, Sri Lanka, Amérique du nord, Balkans…) effectuent un accompagnement protecteur qui peut prendre plusieurs formes :- escorter individuellement, 24H sur 24, toute personne qui en fait la demande.- être présent dans les bureaux d’une organisation menacée.- accompagner des populations déplacées qui retournent sur leurs terres.- servir comme observateurs internationaux lors d’élections ou de manifestations.Les volontaires de PBI ont ainsi accompagné des milliers d’individus, militants des droits humains, réfugiés, groupes de femmes, organisations indigènes, paysans, leaders syndicaux…Ils font aussi office d’observateurs des violences dont sont victimes des individus ou des populations , réalisent un travail d’éducation à la non-violence , recueillent et diffusent des informations sur les conflits et situations de crise auxquels ils sont confrontés. »

Quelques exemples d’actions

Colombie : accompagnement protecteur des défenseurs des droits humains. Parmi les associations accompagnées, l’Association des familles de détenus et de disparus, le collectif d’avocats  »Jose Alvear Restrepo », la Corporation régionale pour la défense des droits humains, et l’Organisation Féminine Populaire. En Uraba, région particulièrement touchée par le conflit, PBI accompagne également des populations déplacées.
Guatemala : ouverture d’un espace politique pour la société civile. La présence non partisane des Peace Brigades International a procuré à ces groupes un espace de liberté pour qu’ils puissent jouir de leurs droits et être entendus.Parallèlement ont été organisées des sessions de formation à l’éducation à la paix et aux droits humains, à la résolution des conflits, à l’organisation de la vie associative…C’est au Guatemala que Peace Brigades International a créé le concept de l’accompagnement protecteur, véritable méthode du changement social non-violent. Pendant 16 ans, plus de 300 volontaires internationaux ont ainsi contribué à assurer la protection des défenseurs locaux des droits humains exposés à la répression des autorités, afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités en faveur de la Paix.
Le Mexique : accompagnement des organisations de défense des droits humains : Peace Brigades International maintient une équipe de volontaires dans la capitale Mexico, afin de préserver l’espace de travail des organisations non gouvernementales locales comme le Centre Jésuite des droits de l’homme Miguel Augustin Pro Juàrez. Le projet prévoit également des accompagnements dans les départements de Oaxaca et Guerrero à des organisations de base comme le Centre pour les droits humains de Monta-na  »Tlachinollan » ou encore  »la Voz de los Sin Voz » ( »La Voix des Sans Voix »).

Restaurants du Cœur

Lancés par Coluche en 1985, lors d’un appel sur une radio ( »un resto qui aurait comme ambition au départ de distribuer deux ou trois mille couverts par jour »), les Restaurants du Cœur se sont rapidement développés. Ils sont aujourd’hui plus de 36 000 à travers toute la France.Chaque année, de la mi-décembre à fin mars, ils ouvrent leurs portes aux plus démunis et leur distribuent des millions de repas.Des Camions du Cœur, dans certains départements et notamment à Paris, complètent le dispositif en allant à la rencontre des sans-abri.Les Relais du Cœur sont des points d’accueil, d’écoute et d’orientation destinés à toutes les personnes en difficulté.Les Jardins et Ateliers des Restaurants du Cœur les aident à retrouver les réflexes du travail régulier, et les Centres d’hébergement d’urgence accueillent les bénéficiaires quelques nuits. À Paris par exemple, la Péniche du Cœur ouvre chaque soir ses portes à 70 personnes.
Quelques exemples d’actions
France : l’aide alimentaire, 57 millions de repas il y a dix ans, 100 millions de repas en 2009  À Paris, ceux-ci peuvent bénéficier aussi de la Péniche du Cœur, qui accueille plus de 70 personnes pour 15 nuits de repos, avec assistance médicale et psychologique. L’association nationale des Restos du Cœur gère directement par sa centrale d’achat 80 % des denrées. Celles-ci proviennent des surplus européens ou d’achats directs effectués après appel d’offres par les Restos du Cœur. Chaque département complète cet approvisionnement par des achats, des dons, des collectes et la production des Jardins du Cœur, quand ils existent localement.Les Restos du Cœur prévoient, par bénéficiaire, six repas pendant les 16 semaines de la campagne. Les paniers-repas sont équilibrés, complets. Le bénéficiaire  »fait son marché » car, pour chaque catégorie d’aliments, différentes variétés sont proposées.
France : les Jardins du Cœur : L’encadrement technique (10 personnes en général) est assuré par des professionnels de l’horticulture. Des bénévoles des Restos du Cœur prennent en charge l’accompagnement social. Les  »jardiniers du cœur », à l’issue de leur contrat (1 ou 2 ans en général), trouvent parfois un emploi chez des pépiniéristes, ou entament même une véritable formation agricole, ou encore évoluent vers une autre spécialité leur convenant mieux.Les Jardins du Cœur permettent à leurs bénéficiaires, embauchés en CES, de retrouver l’habitude du travail. Ils leur procurent un gagne-pain, et leur redonnent une utilité sociale (les légumes qu’ils cultivent sont distribués aux bénéficiaires des Restos du Cœur). Enfin ils leur assurent une formation professionnelle par l’acquisition de savoir-faire et par des cours théoriques.
France : lieux de vie, lieux d’insertion: Sur 8 hectares de terres se déroulent activités de maraîchage, d’élevage, divers ateliers, expositions permanentes.Quelques règles structurent la vie dans ce lieu : démarche personnelle , respect des biens, de l’environnement, des personnes , élaboration d’un projet individuel , évaluation en fin de séjour.De nombreux partenaires participent au fonctionnement de ce lieu de vie : ONF, écoles d’éducateurs, ANPE, Conseil régional, agriculteurs locaux…

Secours Populaire Français

Né en 1945, le Secours Populaire Français a ouvert en 1955 ses premières permanences d’accueil couvrant les questions d’emploi, de logement, de santé et de loisirs. On en compte plus de 1 000 aujourd’hui.Le Secours Populaire intervient partout où la pauvreté, la misère, l’exclusion agressent la dignité humaine, en France, avec aussi ses grandes campagnes d’action (la journée des oubliés des vacances, concours  »Tous ensemble contre le Sida »…), et dans le monde (comme en Éthiopie, par exemple, où près de 8 millions de personnes sont actuellement menacées de famine).L’activité du Secours Populaire Français repose sur un immense réseau (902 265 membres, 72 000 animateurs et collecteurs bénévoles, 4 440 antennes…) qui lui permet d’organiser une multitude d’initiatives pour que la solidarité gagne du terrain dans toutes les sociétés.

Quelques exemples d’actions

Mali : les enfants face au SIDA

Plus particulièrement au Mali, où il s’agit d’accompagner tout au long de l’année une centaine d’enfants orphelins par un parrainage scolaire, sorties récréatives, journées d’animations culturelles, participation à des activités sportives, suivi sur le plan sanitaire…

Le Nicaragua : entre urgence et développement

Plus de 200 000 personnes, soit 5 % de la population du pays ont reçu le soutien du Secours Populaire Français. Aujourd’hui, il assure des programmes de formation pour les jeunes et les femmes et initie, avec ses partenaires locaux, des projets générateurs de revenus pour assurer l’autonomie des populations. Des échanges entre jeunes Français et jeunes Nicaraguayens se poursuivent également.

Vietnam : programme de formation action

L’expérience accumulée depuis plus de 15 ans au Vietnam dans le domaine de la santé a permis au Secours Populaire Français d’être pressenti par l’Union européenne pour devenir, dans le cadre d’un vaste programme de formation sanitaire financé par l’UE à partir de 1999, l’ONG prioritaire française de formation au Vietnam.
Botswana : campagne pour les droits territoriaux des Bushmen

Aujourd’hui, près de la moitié des 100 000 Bushmen survivants vivent au Botswana. Peu d’entre eux vivent encore de chasse et de cueillette, sauf dans la région du Kalahari central, où une réserve a été créée à leur intention dans les années 1960.Ces dernières années, le gouvernement botswanais a tenté de les en expulser, et de les déplacer dans des camps de relogement. Il prend comme prétexte que les Bushmen dépassent les quotas de chasse autorisés, mais en réalité la véritable raison semble bien être la présence de nombreuses mines de diamants dans la région.Les Bushmen sont victimes de brutalités régulières, leurs enfants sont abusés dans les écoles des camps de relogement. Survival International défend les droits territoriaux des Bushmen, et mène une campagne pour faire connaître à un large public la détresse de ce peuple.

Survival International

Survival International est une organisation internationale dont le but est de soutenir la lutte des populations indigènes pour la défense de leurs droits.Il s’agit de les aider à déterminer leur propre avenir, et à protéger leurs vies, leurs territoires, leurs cultures.Survival International travaille en partenariat étroit avec les organisations indigènes locales, et organise des campagnes pour la reconnaissance de leurs droits territoriaux, qu’il  s’agisse des Indiens d’Amazonie, des Massais d’Afrique de l’Est, des Wichis d’Argentine, de tribus de Papouasie, des Inuits de l’Est du Canada, ou encore des Bushmen d’Afrique du Sud.Pour l’ensemble de son action, Survival International a obtenu le Prix Nobel alternatif de la Paix, en 1989.

Un projet de déclaration des Droits des Peuples autochtones

À cette occasion, un document final a été élaboré, relatif aux droits territoriaux, aux traités internationaux, et à l’emprise des grandes entreprises et de la course aux armements nucléaires sur les terres et les ressources des peuples autochtones. Depuis 1982 a été créé, aux Nations unies, un groupe de travail des populations autochtones. Parallèlement, une étude très poussée sur cette question est parue en 1986.La période allant de 1995 à 2004 a été nommée par les Nations unies  »Décennie internationale des populations autochtones ». Un projet de déclaration des Droits des Peuples autochtones devrait être adopté par l’Assemblée générale avant la fin de cette décennie.

Quelques exemples d’actions
Canada : campagne pour l’affirmation des droits des Innus

Néanmoins les Innus ont lutté pour conserver leur culture , ils sont nombreux à quitter les villages six mois par an pour vivre dans de petits camps d’où ils partent chasser, pêcher, et où ils enseignent à leurs enfants à être des Innus.Les zones survolées sont parmi celles qui sont les plus utilisées par les Innus, et les vols s’intensifient, au rythme de 8 000 sorties par an. Et en ce qui concerne les exploitations minières, le gouvernement de Terre-Neuve encourage le développement industriel rapide sur les terres innues.L’objectif de l’organisation politique des Innus du Labrador, nation innue, est de faire reconnaître leurs droits territoriaux avant la poursuite des travaux miniers. La campagne que mène Survival International vise le même but.
Russie : campagne pour la protection des terres des Khanty en Sibérie

En 1994, l’administration locale a distribué des parcelles de terre aux gens qui vivaient encore de manière  »traditionnelle ». Mais ces terres sont impropres à l’élevage du renne ou à la chasse.En général, les compagnies pétrolières ne tiennent jamais leurs promesses de compensation. Il est extrêmement rare qu’un accord soit respecté. Les Khanty sont désespérés face au manque d’intérêt du gouvernement national et des autorités régionales pour leur situation.Survival International, grâce à des lettres envoyées par ses membres au gouverneur de la région, commence à obtenir des résultats en faveur de ce peuple.

Terres des Hommes

Terre des Hommes est une association de solidarité internationale qui lutte depuis plus de trente-cinq ans pour la dignité de l’homme. Elle défend un développement durable et socialement juste, en France et dans les pays du Sud, en donnant une place centrale aux droits économiques, sociaux et culturels.Terre des Hommes et ses partenaires du Nord et du Sud ont mis en place une action permanente en vue d’obtenir l’adoption d’un Protocole additionnel au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui a déjà été signé par une majorité d’États membres des Nations unies.Ce projet permettrait à des individus ou à des groupes de déposer des plaintes relatives à une violation des droits mentionnés dans le Pacte.L’objectif d’une action en faveur du Protocole est de promouvoir au niveau international un dispositif de mise en œuvre et de défense de ces droits en exerçant une pression sur les nombreux États qui y sont réticents, voire opposés.
Quelques exemples d’actions
Brésil : appui à une Fédération d’organismes pour l’Assistance sociale et l’Éducation

La FASE (Fédération d’organismes pour l’Assistance Sociale et l’Éducation) travaille depuis 1961 au Brésil pour renforcer la société civile à travers la formation de leaders d’organismes sociaux et l’aide à la formulation de projets de développement.Terre des Hommes – France soutient ce réseau et appuie notamment un programme de création d’une plate-forme en faveur du développement et des Droits économiques, sociaux et culturels au Brésil.Un projet de formation, de promotion, d’études et d’actions concrètes est destiné à mettre en place des concertations tant au niveau local que national.

Mali : aide à l’insertion des jeunes en milieu urbain

Ces résultats encourageants ont incité Guamina et Terre des Hommes France à élaborer un programme triennal (1994-1996) dénommé ASPEUR (Appui au Secteur Populaire de l’Économie urbaine).Ce programme forme des jeunes à l’artisanat, les aident à créer leur activité professionnelle, soutient l’organisation du secteur artisanal en ville.Dans un premier temps, 26 ateliers ou micro-entreprises ont été créés ou renforcés, grâce à des crédits adaptés. Les jeunes ont été responsabilisés en adhérant à la Fédération Nationale des Artisans et aux Caisses associatives d’épargne et de crédit.Dans un deuxième temps, il a fallu développer et consolider les acquis, organiser davantage les acteurs, et favoriser l’émergence de structures d’auto-financement.
Thaïlande : soutien à l’Assemblée des Pauvres, réseau de populations victimes du développement économique

L’Assemblée des Pauvres prend, depuis 1995, fait et cause pour ces populations. Terre des Hommes – France l’aide à renforcer ses capacités d’organisation et de revendication, par la mise en place d’une série de séminaires et de programmes de formation.Terre des Hommes – France soutient en particulier le village de Pak Mun, site de protestation créé par des familles de pêcheurs ayant perdu leurs ressources en poissons à cause de la construction, par le gouvernement thaïlandais, d’un barrage sur la rivière Mun, artère vitale pour leur région.

Triangle Génération Humanitaire

Active depuis 1995, cette organisation de solidarité internationale travaille en faveur de l’enfance et de la jeunesse, et plus spécifiquement apporte son soutien aux populations déplacées et réfugiées.Programmes éducatifs en faveur des enfants des rues, programmes de formation professionnelle pour les adolescents, soutien économique (micro-crédit, unités de production artisanale, amélioration de la productivité agricole…) sont organisés dans le cadre de programmes d’urgence ou de développement.Des actions, ces dernières années, ont ainsi été menées par exemple au Kurdistan, en Albanie, au Rwanda et au Zaïre.En France, Triangle développe un programme d’information et de sensibilisation sur l’humanitaire, destiné aux enfants des écoles.

Quelques exemples d’actions
Kosovo : programme psychosocial auprès des enfants kosovars

Il s’agit d’aider l’enfant à s’épanouir harmonieusement, le préparer, dans un esprit de participation et de respect de l’autre, à jouer un rôle constructif dans le développement durable de son pays.Des animateurs sociaux sont formés localement par l’équipe de TGH, structurée autour d’un psychologue et d’un éducateur.Parallèlement est engagé un travail de sensibilisation des professeurs, des familles et des communautés des villages, afin de créer une véritable synergie autour des enfants. Ce programme est organisé en partenariat avec la Fondation de France, le Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations unies, et l’Association Partage.
Vietnam : création d’une école de restauration

Ce projet répond également à la volonté des autorités vietnamiennes de développer la formation professionnelle, surtout dans le domaine du tourisme, aujourd’hui en forte expansion.Triangle a pris les premiers contacts avec Hô Chi Minh Ville dès 1997, avec l’aide de la Région Rhône Alpes et de la Ville de Lyon. Une étude de marché, réalisée par l’École Supérieure de Commerce de Rouen, a confirmé l’intérêt du projet.

Yémen : soutien aux réfugiés somaliens

Deux centres communautaires, depuis 1998, ont été organisés pour les réfugiés : l’un à Aden et l’autre à Al Gahin. Le but de ces centres est de permettre aux réfugiés de développer ensemble des activités sociales, de communiquer entre eux, de préserver leur identité culturelle.Triangle a organisé six ateliers dans le cadre de ces centres : couture, tissage, menuiserie, mécanique, soudure, dactylographie.  Les réfugiés reçoivent une rémunération en échange de leur travail, développent leurs compétences professionnelles, et sont préparés au retour dans leur pays d’origine.Ce programme est organisé en partenariat avec le Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations unies.

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