Les genres dramatiques

Le comique

Le comique faire rire par vagues. Il ne faut jamais faire rire dans le creux d’une vague. Il faut donc ménager des temps de pose entre les rires et prévoir les montées dans les rires : le public veut toujours rire plus la seconde fois que la première.

Le comique naît des changements et ruptures de rythme. Entre deux ruptures, on peut être totalement tragique et de la rupture de cette belle symétrie tragique va naître le rire. Le comédien comique maîtrise la science de l’incise et de l’inversion.

Lorsqu’un rôle comporte une longue tirade, c’est le partenaire qui doit faire rire ou alors des leitmotiv dans ce long texte.

Décaler la diction et la composition (par exemple parler très vite sur une très grande lenteur de gestes).

Imiter l’autre: c’est ainsi que le comique peut devenir burlesque.

Pour jouer une comédie, il faut s’amuser soi-même, freiner beaucoup pour pouvoir placer les effets avec force. Le comique ne supporte pas le flou dans le jeu, tout doit être très « placé ».

On ne peut pas faire dire sur une exclamation ou sur quelque chose d’instinctif on ne peut faire rire que sur du concret ou sur des travers de l’esprit.

Le comique nait de la logique: vous voyez une peau de banane, une personne qui s’en approche, elle va logiquement glisser….et elle glisse dessus!…et des ruptures de situation : et non…la personne n’a pas glissé et elle vous fait un pied de nez. Et aussi d’un déséquilibre entre l’affectif et la pensée.

Le burlesque

Dires normalement ce qui est important et mettre en relief ce qui ne l’est pas.

Jouer à l’encontre de la logique. Dire le texte de façon aléatoire. Dans le burlesque, le physique, l’affectif et la pensée sont en perpétuel déséquilibre.

Le tragique

Pour être tragique (l’homme face à son destin) : immobilité, dignité du geste et de la pensée, harmonie, grâce, dépassement. La tragédie ne se joue pas : c’est un auteur, une âme, une voix.

Le confident est la conscience du tragédien : il doit parler plus quotidien.

Chercher l’expression des points forts, le reste n’est que musique, trouver les paliers car les moments tragiques sont dans les silences, pas dans le verbe.

Impossible d’être tragique sur tout un monologue : il ne peut y avoir qu’un moment ou un silence.

La difficulté est de trouver le contrepoint juste et la ponctuation psychologique entre les élans oratoires, la simplicité de langage. Dans les temps forts : pas de gestes, dans l’émotion, ne rien faire, entre deux phrases, se taire, entre deux idées, se taire, dans l’intensité, avoir de la retenue, chercher l’harmonie. Les interrogations ne sont jamais dans le texte ni dans la voix, mais dans le jeu.

Le lyrisme exclut les nuances et le ton explicatif. Les élans oratoires doivent être dits tout droit mais dans une musique donnée en opposant des rythmes ou des projections de voix (les changements de projection amènent les changements de voix).

Dramatique

Le rythme et les ruptures de rythme sont intérieurs.

Dans un drame personne ne pleure en même temps (sinon, ça devient comique).

L’amour sous toutes ses formes est le meilleur ressort dramatique.

Mettre le sens, l’émotion et le rythme avant de rajouter dans le jeu le sentiment de base.

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