Perception, comportement

Le Tricheur à l'as de carreau de Georges de la Tour - Musée du Louvre

Le Tricheur à l'as de carreau de Georges de la Tour - Musée du Louvre

« Il se comportait sans cesse, il ne faisait que « se comporter ». Peut-être n’était-il « ça » que pour ne pas être autre chose. »

Chacun de ses actes n’était qu’un paravent destiné à cacher l’immensité de son non-acte » (Gombrowicz)

Le comportement humain est à la fois très divers mais aussi « un », lié à la génétique de l’espèce humaine. La complexité et la richesse du comportement de chacun résulte de l’intégration par le cerveau d’une multitude de données.

Cette intégration régit notre comportement en société, notre communication interpersonnelle, et notre psychologie:

– les rituels, relations de l’individu à la société (une société sans rituels est vouée à la désagrégation);

– les relations interpersonnelles d’interaction dans lesquelles les protagonistes ajustent leur communication verbale et non verbale;

– les mécanismes de l’attention, du choix, de la stratégie, du jeu.

Les paramètres verbaux et non verbaux de l’interaction

Le langage ne détermine pas à lui seul ce qui se passe dans une situation d’interaction. Il existe également un co-texte non verbal (gestes, attitudes, mimiques, proxémiques) infirmant, confirmant ou se substituant même au langage.

Dans les interactions face à face, nous nous comportons très différemment selon que nous avons à faire à un inconnu, à un fonctionnel inconnu, à un fonctionnel connu, à un connu anonyme, à un proche, et selon que nous sommes dans des situations de hiérarchie, de différence culturelle, d’à-priori d’un des deux interlocuteurs, d’handicap, d’angoisse, d’absence de repères, de séduction, etc.

Totexte (cinétique) constituant le langage : texte (verbal) et cotexte (verbal, vocal, gestuel)

Contexte (statique)

– le cadre : site, proxémique, temporalité, finalité, programmes, public;

– les partenaires (A et B): personnes avec des indices personnels (temporaires ou permanents) et des indices sociaux;

relations (structurale, catégorielle, personnelle)

objectifs (de A et de B).

Répertoire des gestes

L’importance des communications non formulées et non verbalisées dans une société est telle que celui qui les ignore peut être déconcerté par la signification de certains comportements, même s’il est familier avec leurs formes extérieures et avec les symboles verbaux qui les accompagnent.

gestes régulateurs des interactions

les gestes quasi-linguistiques ou emblématiques

– les gestes expressifs (sourire, pleurs, prostration, haussement de sourcil, etc.)

– les gestes co-verbaux (mouvements articulatoires et gestes illustratifs du discours)

– les gestes méta-communicatifs et extra-communicatifs (changement de posture, auto-manipulations, manipulation d’objets)

– la mimique, la pantomime, la danse

– les gestes codés (langage des sourds-muets, signaux marins, etc.)

– les gestes techniques intégrés dans des chaines opératoires.

Signaux contradictoires ou la triche

Dans la vie courante, une personne peut se trahir par une contradiction entre sa communication verbale et non verbale, un geste peut la trahir. Comment l’interlocuteur peut-il décoder le message de quelqu’un qui dit quelque chose de différent avec sa parole et avec son corps?

Imaginez un exemple de télé vérité avec trois animateurs qui vous proposent chacun leur choix pour faire un placement ou jouer au tiercé, ou acheter un ordinateur d’occasion ou aller voir le meilleur film du  mois, etc.

– l’un cherche à vous tromper,

– l’autre déteste celui qui trompe, se fiche pas mal de vous et n’a qu’un objectif: empêcher celui qui trompe de gagner

– le troisième veut votre bien mais est incompétent.

Comment allez-vous décoder ces séquences? Vous vous trouvez sans cesse devant ce genre de situation.

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