Comment charger l’eau de principes actifs?

© Secrets de plantes

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Pour extraire, au moyen de l’eau (ou du vin), le principe actif de la plante, on peut la faire macérer, macérer à chaud (digestion), infuser, ou en faire une décoction.

La forme médicamenteuse obtenue s’appelle tisane.

La tisane était, avec l’emplâtre la forme privilégiée d’utilisation médicinale des plantes. Le patient lui-même peut préparer sa tisane à partir des drogues végétales (plante entière ou parties de la plante).

Infusion

Pour en extraire les principes médicamenteux on est souvent obligé de soumettre la plante fraîche ou sèche à l’action de l’eau portée à ébullition.

En principe on dépose au fond d’une tisanière une certaine quantité de plantes ; on mesure alors la quantité d’eau correspondante et on la porte à ébullition. Cette eau sera versée dans la tisanière et aussitôt couverte.

Parfois, au lieu de verser le liquide sur la substance médicale, on fait l’infusion en jetant cette substance dans l’eau bouillante en ayant soin de retirer immédiatement le récipient du feu afin de le pas détruire par la chaleur les principes actifs.

Une autre méthode consiste à mettre la plante dans l’eau froide et à augmenter la chaleur du tout jusqu’au point d’ébullition.

Pour certaines plantes, comme la reine des prés et le thé vert, l’eau ne devra pas dépasser la température de 90°.

Le temps d’infusion varie de 2 à 3 minutes à des durées spécifiques plus importantes.

On peut faire des infusions dans l’eau mais aussi dans le vin.

Décoction

Pour extraire les principes actifs des racines, de l’écorce, des tiges et des baies, il faut généralement leur faire subir un traitement plus énergique qu’une infusion réservée aux feuilles et aux fleurs.

Une décoction consiste à faire bouillir dans de l’eau froide les plantes séchées ou fraîches, préalablement coupées en petits morceaux.

La durée d’ébullition varie de quelques minutes à des temps plus longs. Dans ce dernier cas, il est alors plus souvent indiqué une autre façon de mesurer l’ébullition nécessaire telle “réduction d’un tiers” et même “réduction au tiers”.

On peut la consommer chaude ou froide.

Macération

Opération consistant à faire tremper la plante dans un liquide afin d’en extraire les constituants solubles.

C’est ainsi que nos grands-mères faisaient apéritifs et digestifs, tous à base de plantes, remèdes préventifs ou curatifs bien agréables.

Fermentation

Transformation d’un mélange aqueux de plantes sous l’action de micro-organismes et d’une température favorable. La fermentation peut produire de l’alcool (fermentation alcoolique) ex. : le vin à partir du raisin, la bière à partir du houblon ou du lait (lactofermentation).

La fermentation alcoolique se fait à partir du moût : jus de fruits ou de végétaux que l’on fait fermenter.

On connaît le moût de raisin : jus de raisin non fermenté.

La fermentation lactique est un mode de conservation des légumes très répandu en Europe centrale. La choucroute et les cornichons à la russe en sont un bon exemple.

Jus extrait

Pour extraire le jus des fruits fermes le mieux est un extracteur de jus :

– pour les agrumes un presse fruits, un presse agrume à main ou mécanique

– pour les baies tendres vous pouvez les mettre dans un bon torchon usagé où vous les contuserez pour en extraire le jus en pressant. Vous pouvez aussi, et c’est très pratique pour beaucoup de fruits, en extraire le jus avec un appareil à vapeur : vous obtiendrez ainsi à la sortie de l’appareil un jus pasteurisé à 70°C que vous pourrez aisément conserver dans des récipients très propres, hermétiquement bouchés, pour en faire plus tard des préparations ou simplement une boisson.

Liqueur

Alcool et sucre se relaient pour extraire le parfum et les propriétés de la plante et et les conserver.

L’alcool sera de la “gnôle” de pays si son goût s’accorde bien avec la plante, sinon, beaucoup plus neutre de l’alcool de fruits.

On opère par macération de la plante dans l’alcool pendant un temps variant de 8 jours à 1 an. On a ajouté du sucre, de préférence candi pour la conserver et l’adoucir. Ainsi en est-il des liqueurs de cassis, d’angélique, de café et de bien d’autres. C’est une manière agréable et souvent très efficace de consommer des plantes.

Adjuvant

On peut ajouter à l’eau quantité de substances pour lui donner un goût. Lorsqu’on parle d’adjuvant, c’est souvent pour parler d’une substance qui s’ajoute à une infâme potion qu’on ne pourrait pas avaler sans y ajouter une substance qui en modifie ou en relance le goût. On parle rarement d’adjuvant pour désigner une substance qui modifierait le goût dans un sens désagréable. Ainsi le glutamate de potassium, en un premier temps extrait des laminaires, est un exhausteur de goût. Le sucre, le sel, le miel, le bicarbonate, la chaux sont des adjuvants.

Mais le nom peut devenir qualifiant : c’est ainsi que l’on fait appel aux plantes comme «adjuvant» du traitement «dur» d’un cancer ou d’un sida afin de remédier à des effets secondaires intempestifs.

Alcalinisant

On est souvent amené à rajouter à certaines substances actives des ingrédients qui rendent la solution employée comme médicament alcaline ou basique. Des bases faibles sont utilisées comme médicaments pour soulager les maux d’estomac, en neutralisant l’excès d’acidité. D’autres bases faibles, comme le bicarbonate de sodium, sont présentes -par exemple- dans les dentifrices ; le bicarbonate de sodium diminue l’acidité de la bouche, due aux acides produits par des bactéries qui attaquent les dents.

Alors que les solutions acides (vinaigre, jus de citron…) manifestent un goût aigre, les bases sont onctueuses au toucher et caractérisées par un goût amer : par exemple, l’eau savonneuse est une base. De nombreuses bases sont présentes dans les lessives, les détergents…

Sorbet

Préparation culinaire turbinant jus de fruit frais et glace. Son origine est orientale et l’on dit que les premiers sorbets furent à base du fruit du cornouiller. Les sorbets se font à partir de jus de fruits fraîchement pressés que l’on verse dans une sorbetière. Mais ils pourraient aussi bien être réalisés à partir du même jus frais injectés d’azote liquide sous pression comme le prône et le fait Hervé This.

Soupe

Préparation dans laquelle on met à bouillir plantes ou viande dans de l’eau. Les premières soupes se faisaient dans des marmites de peaux, remplies d’eau froide : on y jetait des pierres chauffées à blanc dans un foyer. Il y a deux façons de faire une soupe : faire revenir dans une matière grasse, huile ou beurre, de la viande ou des légumes puis jeter dessus l’eau froide ou jeter ces mêmes ingrédients directement dans l’eau froide et porter à ébullition. L’eau de source est bien meilleure qu’une eau calcaire. Saler et poivrer légèrement lors de la cuisson, rectifier à la fin. Ces bouillons odorants étaient versé sur une grosse tranche de pain au fond de l’assiette, c’est ce que l’on appelait “tremper la soupe”, la “soupe” étant, en fait, cette tranche de pain. Jadis, la soupe était au menu tous les jours de la semaine chez les paysans, cuisant longuement dans la cheminée. Elles n’étaient guère composées que de chou et de pommes de terre, de légumes du jardin ou sauvages et agrémentées ou non d’un morceau de lard, distribué à chacun. Le dimanche, Henri IV, voulait que l’on puisse y ajouter une poule. Mais encore maintenant, dans les fermes d’élevage, on continue à dîner chaque soir de soupe au lait (lait chaud versé sur du pain en morceaux) chaude ou froide selon les saisons. Les soupes sont innombrables, des plus simples aux plus raffinée, leur apport diététique est à nouveau reconnu. On mange la soupe en retrouvant les morceaux entiers, on mange aussi la soupe passée. On y ajoute du beurre ou de la crème ou de l’huile d’olive ou une sauce comme le pesto ou du fromage râpé selon la recette. La soupe est servie brûlante et si vous ne voulez pas vous brûler en dégustant, affamé, votre soupe, prenez soin de prendre des cuillerées tout autour de votre assiette en surface, ou encore glacée comme le gaspacho espagnol et d’autres soupes d’été.

Elles peuvent être un repas à elles seules s’accompagnant, comme le bortsch, de délicieux petits pâtés.

Arôme

Le mot “arôme” est d’origine grecque “aroma“ et signifiant initialement “épice”. Il apparaît en France au XVIIIe  siècle.

Aujourd’hui, le mot arôme a deux significations, désigner :

– l’impression olfactive d’une denrée alimentaire.

– un mélange plus ou moins complexe de substances aromatisantes.

C’est grâce à la conjugaison des deux stimuli olfactif et gustatif (voie nasale et retro nasale par la bouche) que l’on peut évoquer la “flaveur“ d’un aliment. La composition d’un arôme doit donc combiner des éléments odorants et des éléments sapides. Le même arôme sera étudié de manière différente suivant la définition du produit alimentaire concerné, sa technique de préparation et le goût du consommateur.Les arômes se présentent en trois catégories :

-naturels d’origines végétale, animale, ou micro-organisme,

-identiques à la nature obtenues par voie de synthèse

-artificiels.

Ils existent sous forme de poudres, liquides, pâtes ou micro-encapsulés. Ils sont soumis à une très sévère législation.

Ils peuvent être :

– constitutifs : présents dans l’aliment dès le stade végétal ou animal (fruit, beurre, confiture)

– constituants principaux : indispensable pour la réalisation du produit (sodas, crèmes glacées)

– constituants complémentaires : boisson au jus, plats cuisinés, la pharmacie et l’alimentation animale. Ils corrigent une flaveur ou comble un déficit.

– supplémentaires : ils apportent une touche particulière à des produits ayant déjà une caractéristique de base (yaourts aromatisés).

Tous les arômes alimentaires doivent pouvoir êtres assimilés à une référence naturelle, il n’y a donc pas de création comme en parfumerie, mais seulement des imitations de la nature relevés éventuellement d’une touche personnelle dans la composition par l’aromaticien.

Gargarisme : préparation médicale liquide pour se rincer la gorge et l’arrière-bouche avec un liquide, un antiseptique qu’on garde un moment avant de le rejeter.

Instillation : action d’introduire goutte à goutte une substance médicamenteuse dans un canal, une cavité naturelle de l’organisme.

Fumigation : aspirer les fumées d’une préparation faite d’eau chaude versée sur des plantes ou des essences de plantes. Le meilleur système est d’emplir un petit bol d’eau très chaude, d’y verser quelques gouttes d’un mélange approprié d’huiles essentielles, de respirer ces fumées/vapeurs à l’aide d’un entonnoir de plastique renversé sur le bol : le tube de l’entonnoir sera légèrement  introduit dans une narine puis, au bout d’un moment, dans l’autre.

La fumigation et le meilleur moyen d’atteindre les microvillosités des sinus. aucun vaporisteur ou aucunes gouttes ne sont aussi efficaces.

Principes actifs des plantes

Aujourd’hui, le règne végétal et le règne animal demeurent des sources prometteuses de futurs médicaments. Les ensembles écologiques qui offrent une riche diversité biologique sont des terrains privilégiés d’enquête : forêts primitives tropicales, récifs coralliens tropicaux. Mais comment, par exemple, reconnaître de nouvelles plantes médicinales et percer leur secret ? Sur le terrain on procède selon trois approches :
– la chimiotaxonomie : on collecte les plantes selon des critères de sélection botaniques. Si une espèce végétale a déjà fourni une molécule intéressante en thérapeutique, on sélectionne les plantes de cette espèce ou d’espèces apparentées. Des tests chimiques précisent la classe chimique des constituants présents dans ces plantes.
– l’ ethnopharmacologie
– la pharmacologie : on recherche une activité biologique potentielle de la plante au moyen de tests simples in vitro. Par exemple, on observe l’action d’un extrait de la plante sur des germes en culture pour déceler une activité antibiotique, ou sur des cellules tumorales pour détecter une activité anti-tumorale.
Le principe actif est la partie essentielle du médicament ou de la plante, responsable de son activité thérapeutique : son rôle consiste à prévenir, atténuer ou guérir un trouble déterminé de l’organisme. Les autres composants sont appelés excipients.
Exemples : l’acide acétylsalicylique, la morphine, le paracétamol, la quinine, etc., sont des principes actifs. Dans un comprimé d’aspirine effervescent, le principe actif est l’acide acétylsalicylique appelé communément aspirine; les excipients sont l’acide citrique et le carbonate monosodique.
Le principe actif joue un rôle déterminant tout au long de l’élaboration d’un médicament.
Tout d’abord, les chercheurs conçoivent le principe actif, ou bien l’isolent, d’une matière végétale ou animale. Ils l’identifient chimiquement.

Drogue

Une drogue est une substance d’origine naturelle (extraite d’une matière végétale ou animale) ou bien obtenue par synthèse chimique partielle ou totale, et qui produit une réponse biologique sur les organismes vivants.
Une drogue modifie donc des processus physiologiques ou pathologiques de ces organismes vivants.
La drogue végétale est utilisée en thérapeutique parce qu’elle contient un ou plusieurs principes actifs et d’autres produits agissants comme adjuvants et donnant une  action optimale à son utilisation.
Une drogue végétale peut être :
– la plante médicinale entière,
– l’organe de la plante dans lequel sont concentrés les principes actifs (écorce de quinquina, graine de colchique, sommité fleurie de reine des prés, bouton floral de sophora japonica…),
– un suc, comme le latex, extrait des capsules de pavot.

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