George Sand ou la plume en folie

La petite Fadette

La petite Fadette

Premier décembre 1848, La Petite Fadette de George Sand paraît en feuilleton.

Pour George Sand, l’année 1848 est d’une intense activité : elle prête sa plume à Ledru-Rollin pour rédiger les circulaires qu’on envoie dans toute la France pour promouvoir la République, elle participe au Bulletin de la République, elle lance un journal, La Cause du Peuple, qui ne sortira que trois numéros.
Puis, l’échec de la Révolution la déçoit beaucoup et elle se réfugie dans son Berry natal. La littérature la console ; elle écrit La Petite Fadette, un de ses romans champêtres, que Saint-Marc Girardin appelle les Géorgiques de la France.

Le numéro 1 du feuilleton paraît le 1er décembre dans Le Crédit, journal des Républicains modérés. La dédicace à Barbès sera ajoutée dans l’édition du livre, plus tard.1849, Chopin quitte George Sand et meurt…seul
« Cette musique légère et passionnée qui ressemble à un brillant oiseau voltigeant sur les horreurs d’un gouffre. » -Baudelaire-
Le plus « moderne » des musiciens romantiques, le petit prodige au visage de fille vient de mourir. Phtisique depuis longtemps, le jeune prince en exil, quand il quitte George Sand, abandonne non seulement une femme, une compagne, mais aussi une garde-malade. Après cette rupture, sa santé ne cesse d’empirer. Chopin est mort seul le 17 octobre 1849.

George Sand

George Sand

George Sand, Aurore Dupin baronne Dudevant, dite, romancière française
1804 (Paris) – 1876 (Nohant)

George Sand est un écrivain prolixe ; beaucoup peuvent lui envier sa facilité d’écriture ; ses romans champêtres et sociaux sont traduits dans le monde entier. Elle est aussi et surtout une femme libre, passionnée, qui refuse les contraintes de son milieu, de son époque et de son sexe.
Quand paraît son premier roman Indiana, elle a vingt-huit ans, elle a déjà quitté son mari, le baron Dudevant, et participe pleinement à la vie intellectuelle de la capitale.
Elle affiche cette liberté en portant l’habit, en fumant le cigare, en se jetant dans les aventures sentimentales et politiques. Celle que Flaubert par boutade appelle « ce grand homme » ne renonce pas plus à être une femme qu’à être libre : « C’est, dit Musset, la femme la plus féminine que j’ai connue. »
En Berry où elle se retire, déçue par l’échec de la Révolution de 1848, elle écrit des romans rustiques et met en pratique l’idéal humanitaire qui est le sien, se liant avec les milieux socialisants de Boussac. Elle cherche à « se distraire l’imagination en se reportant à un idéal de calme, d’innocence et de rêverie. » Naguère scandaleuse à Paris, elle devient la « bonne dame de Nohant ». « L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la réalité idéale. »

1822 : Aurore Dupin épouse le baron Dudevant
1832 : Indiana (signé George Sand)
1833 : Lélia
1841 : Le Compagnon du tour de France
1842-43 : Consuelo
1846 : La Mare au diable
1848 : La Petite Fadette
1853 : Les Maîtres sonneurs
1854 : Histoire de ma vie
1860 : Les Beaux Messieurs de Bois-Doré.

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