Création du dominion du Canada

Le Canada au XIXe

Le Canada au XIXe

A mari usque ad mare.
Le 24 mai 1867, le British North American Act crée le dominion du Canada. Il régit la nouvelle fédération des colonies britanniques nord-américaines ; il confirme, en l’élargissant, l’autonomie acquise en 1848.
Le gouvernement siège a Ottawa, est dirigé par un gouverneur nommé par le souverain britannique. Deux assemblées composent le parlement canadien, le Sénat, la Chambre des Communes. Aux quatre provinces d’origine, s’ajouteront les nouvelles provinces de l’Ouest jusqu’à ce que la devise de la fédération soit une réalité « A mari usque ad mare », d’une mer à l’autre. Le Canada sera indépendant en 1931.Les Territoires du N.O. : 1869
Les Manitoba : 1870
Colombie britannique : 1871
L’Île du Prince Howard : 1873
Saskatchewan : 1905
L’Alberta : 1905
Terre Neuve : 1949

L’impérialisme britannique au XIXe siècle

Au milieu du XIXe siècle, la Grande-Bretagne, principale puissance commerciale et maritime, fonde de nouveaux comptoirs ou territoires en Amérique, en Afrique, en Asie, en Australie. Qu’elles soient économiques, stratégiques, politiques ou idéologiques, les causes du regain d’impérialisme sont justifiées par le besoin de contrôler l’espace : il entraîne de fortes rivalités entre les principaux pays d’Europe.
En Afrique du Nord, l’ouverture du canal de Suez conduit à contrôler l’Egypte, puis le Soudan ; en Afrique équatoriale où la lutte est circonscrite aux Belges et aux Français, on obtient la liberté commerciale dans le bassin du Congo. En Afrique occidentale, l’État britannique passe des accords (les chartes) avec les compagnies commerciales qui ont des troupes, conduisent la conquête, et conservent les privilèges d’exploitation.
En Afrique du Sud, le problème est plus complexe, il faut contourner les Etats boers, contenir les Portugais qui veulent s’étendre d’est en ouest, essayer par une bande territoriale à l’est de joindre l’Égypte à l’Afrique du Sud, via la Rhodésie. La Couronne devra faire face à de véritables guerres contre les Boers (1881, 1899, 1902).
En Asie, les Britanniques se heurtent aux ambitions russes et françaises : un compromis entre Russes et Britanniques évite le conflit latent : l’Afghanistan sera un État tampon.
La conquête française au Tonkin encourage les Anglais à annexer la Haute Birmanie et la Birmanie (1885 et 1886). « Ce fardeau de l’homme blanc », comme l’appelle Kipling sert surtout les intérêt du colonisateur. On parle industrie, commerce, économie, moins souvent population.
L’Inde, le joyau de la Couronne, dont Victoria deviendra l’Impératrice à partir de 1877, sera la première colonie à avoir un parti nationaliste en 1886. L’Empire est à son apogée, c’est le premier germe des indépendances que les héritiers du XIXe siècle géreront avec plus ou moins de bonheur.

Benjamin Disraëli

Benjamin Disraëli

Disraeli Benjamin, l’incarnation de l’impérialisme britannique
1804 (Londres) – 1881 (Londres), homme politique anglais

Disraeli et Gladstone : les deux plus grands hommes politiques de l’Angleterre au XIXe siècle. Chefs, l’un des conservateurs (tories), l’autre des libéraux (whigs), ils se succèdent au poste de premier ministre. Mais alors que tout est facile à Gladstone, la percée de Disraeli est le fruit de la ténacité.
D’origine italienne et juive, Benjamin Disraeli est d’abord le mondain d’apparence frivole ; puis il se fait connaître comme romancier avant d’entrer en politique. Quatre fois candidat aux Communes, il n’est élu qu’à la quatrième tentative. Leader des conservateurs en 1848, il est trois fois chancelier de l’Echiquier, deux fois chef du gouvernement.
Disraeli, c’est l’homme qui a renouvelé le parti conservateur en lui apportant un programme démocratique et social destiné à diminuer le fossé qui sépare les « deux nations » (développement des logements sociaux et amélioration des conditions de santé, égalité des témoignages en justice pour les patrons et les ouvriers) ; l’homme qui a incarné et défendu l’impérialisme britannique dans le monde (renforcement de la présence britannique aux Îles Fidji, à Suez, en Afghanistan, en Afrique du Sud) ; celui qui a fait couronner à Delhi la reine Victoria impératrice des Indes.

1826 : publication de Vivian Grey, roman à clé
1837 : il est élu aux Communes
1844 : publication de Coningsby
1845 : publication de Sybil – Rupture avec le leader conservateur Robert Peel
1867-68 : premier ministre
1874-80 : premier ministre
1876 : Victoria couronnée impératrice des Indes – Annobli, Disraeëli devient lord Beaconsfield

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