David Copperfield de Charles Dickens

Affiche pour la parution de David Copperfield de Dickens en feuilleton

Affiche pour la parution de David Copperfield de Dickens en feuilleton

Un immense succès populaire – 1850

« La mémoire est esthétique par elle-même. Je ne vois donc rien de mieux à redire de David Copperfield, sinon que ce roman justement célèbre est le poème du souvenir. » -Alain-
Dickens redonne la vie à son père ; il a évolué depuis Picwick. Chacun reconnaît son propre cœur dans ce récit : John Dickens est Mister Micawber.
Au delà du poème du souvenir, du lyrisme et de la mémoire, on trouve le roman social (le drame des enfants pauvres), descriptif (le Londres historique y est peint minutieusement), mais surtout « larmoyant », un roman dans lequel se déploie le drame bourgeois : une histoire forte, des personnages vrais.
Le style, sans fioriture mais non sans humour, laisse une place à la caricature et à l’espièglerie.

 

Charles Dickens

Charles Dickens

Dickens Charles, romancier anglais
1812 (Landsport, Portsmouth) – 1870 (Gadshill, Rochester)

Peu d’auteurs en Angleterre ont joui aussi rapidement d’une si grande popularité et ont acquis une fortune aussi considérable par leurs seuls écrits. Charles Dickens, fils d’un modeste fonctionnaire de la marine, profondément marqué par le triste exemple de son père, a appris au contact de la misère à devenir ambitieux.
Engagé comme sténographe, puis comme reporter parlementaire, il envoie au Morning Herald, sous le pseudonyme de Boz, une nouvelle qui est acceptée, puis une autre, encore une ; de l’humour, de l’espièglerie avant tout, ainsi naissent les Esquisses puis les Pickwick Papers.
Suivent les romans à partir de 1837 – une quinzaine en tout – qui sont tous publiés par livraisons mensuelles ou hebdomadaires, rédigées peu avant d’être envoyées chez l’imprimeur. Dans cette tribune, Dickens crie la souffrance morale et physique de l’enfance exploitée en y projetant son expérience des pères emprisonnés pour dettes, il hurle à l’injustice devant l’insuffisance de l’éducation populaire en pensant à l’inexistence de la sienne ; il entraîne le lecteur, à sa suite, dans les bas-fonds de Londres qu’il a fréquentés, pour lui montrer sa diversité.
Pour mieux se faire entendre enfin, véritable prophète, il crie ses romans dans des lectures publiques en Angleterre, aux Etats-Unis, en France. Cette « mission sociale » lui rapporte des sommes fabuleuses.
Toujours fidèle au journalisme, tenté par le roman social (Les Temps difficiles), il reste constant dans ses positions politiques de « radical ». Il meurt, épuisé, deux mois après avoir donné sa 423e lecture publique. Peu auparavant, il avait été reçu par la reine Victoria. Suprême consécration pour l’enfant qui a commencé à travailler à l’usine à l’âge de douze ans.

1827 : clerc de notaire
1828 : reporter sténographe
1835 : Esquisses de Boz
1837 : Les aventures de Monsieur Pickwick
1837 : Les aventures de Nicolas Nickleby
1840 : voyage aux Etats-Unis
1840 : Le Magasin d’antiquités
1849-50 : David Copperfield
1861 : Les Grandes Espérances
1864-65 : Notre ami commun

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