Le suicide de Gérard de Nerval

suicide de Gérard de Nerval - Lithographie de Gustave Doré

suicide de Gérard de Nerval – Lithographie de Gustave Doré

Écrire ou mourir

« Depuis plusieurs jours, je ne puis littéralement plus écrire une ligne. Je crains de ne pouvoir plus rien produire…. Je vais encore une fois essayer aujourd’hui. »
« Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber
Un air très vieux, languissant et funèbre
Qui pour moi seul a des charmes secrets »
26 janvier 1865, Labrunie Gérard, dit de Nerval, quarante sept ans, célibataire, homme de lettres. Genre de mort : suspension. Lieu où le cadavre a été trouvé : sur la voie publique, rue de la Vieille Lanterne, pendu à un barreau sous un escalier.Observation : le corps a été réclamé par la Société des Gens de Lettres.
Nadar : « Je ne sais jusqu’à quel point il importe historiquement d’établir si le cher et doux Gérard de Nerval s’est ou a été pendu…. Quelques-uns, partisans de la légende du suicide, comme je le suis avec certitude absolue, ont mis cette mort sur le compte de la folie, folie est vite dit … »
Aujourd’hui, une personne répand une curieuse hypothèse, qu’elle dit avoir vérifié : c’est Nerval qui aurait écrit beaucoup des textes de Stendhal, Victor Hugo, Dumas, bref tous les grands auteurs du XIXe. Nerval aurait menacé de dévoiler son statut de « nègre », il aurait donc été suicidé…mais on attend toujours les preuves!Nerval, Gérard

Gérard de Nerval

Gérard de Nerval

Labrunie, dit Gérard de, écrivain français
1808 (Paris) – 1855 (Paris)

L’absence de la mère, le rêve, l’étudiant bohème, le rêve, la passion, le rêve, les voyages en Italie et en Orient, le rêve, la mort, le rêve.
« Je ne demande pas à Dieu de rien changer aux événements, mais de me changer relativement aux choses, de me laisser le pouvoir de créer autour de moi un univers qui m’appartienne, de diriger mon rêve au lieu de le subir ».
« Que faut-il ? Se préparer à la vie future comme au sommeil,
Il est encore temps
Il est peut-être trop tard. »
« Gérard de Nerval, de tous les êtres qui ont vécu, est certainement un de ceux qui se sont maintenus de la façon la plus constante dans l’état de poésie. » -Edouard Jaloux-
Gérard de Nerval, « Ce fol délicieux qui avait tant d’esprit ou de folie pour oser, figurez-vous, promener au Palais Royal un homard en laisse. »
« Percer ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. » tel est le but de Nerval ; il y parvient par le songe qui de révélation en révélation le conduit à l’illumination finale.

Elève à Mortefontaine dans le Valois (Souvenir de Mortefontaine)
1827 : passionné de littérature allemande, il traduit Faust de Goethe.
1832 : La Main de gloire, contes
1832 : Fantaisie, poèmes
1834 : il voyage en Italie
1836 : Jenny Colon – sa passion – est Aurélia, sa transposition poétique
1841 : séjour dans une maison de santé
1843 : voyage en Orient
1851-54 : séjour dans les maisons de santé – raison menacée –
1848 : Scènes de la vie de Bohème
1851 : voyage en Orient
1852 : Nuits d’octobre
1854 : Filles du feu – Chimères
1853 : Aurélia Pandora – Promenades et souvenirs
1867 : Aurélia et le rêve (posthume et inachevé)

1 comment for “Le suicide de Gérard de Nerval

  1. 22 décembre 2016 at 18:29

    Que l’on soit un anonyme parmi les anonymes ou un homme de lettre, chacun se rejoint dans la manifestation des signes avant-coureurs d’une crise suicidaire. Pour Gérard de Nerval, le mystère de son suicide persiste cependant…

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