Le Bain turc de Jean-Dominique Ingres

Le Bain turc de Ingres

Le Bain turc de Ingres

Ingres, École de dessin.

« Si j’avais une enseigne à mettre au-dessus de ma porte, j’écrirais « ÉCOLE DE DESSIN », et je suis sûr que je ferais des peintres. » – Ingres
Que d’esquisses pour ce rassemblement de « beautés animales » inspiré d’une lettre de Lady Montagu en visite aux bains d’Andrinople au XVIIIe : « Les premiers bancs étaient couverts de coussins et de riches tapis ; les dames étaient assises dessus, et leurs esclaves sur les seconds derrière elles…Elles étaient dans l’état de nature, c’est à dire toutes nues…je n’aperçus pas le moindre sourire, ni le moindre geste qui put choquer la pudeur. »Le prince Napoléon, lui, est choqué par Le Bain turc et le tableau retourne dans l’atelier du peintre. Achevée en 1859, ce n’est pas pourtant l’œuvre d’un créateur vieillissant, mais bien plutôt une œuvre accomplie, l’aboutissement d’une certaine continuité dans son inspiration (La Baigneuse, Les Odalisques, Le Bain turc). Baudelaire lui reproche son excès de style, mais il admet que « il arrive quelquefois que l’œil tombe sur des morceaux charmants, irréprochablement vivants, mais cette méchante pensée traverse alors l’esprit que ce n’est pas Monsieur Ingres qui a cherché la nature, mais la nature qui a violé le peintre. »

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