L’orientalisme

Delacroix, femmes d'Alger

Delacroix, femmes d’Alger

Un monde qui fait rêver peintres et poètes, l’Orient ; une mode qui se développe surtout à la fin du XVIIIe, qui va au-delà des chinoiseries, des turqueries, une mode surtout qui concerne le Levant, puis l’Égypte, la Syrie, le Liban et l’Afrique du Nord ; les découvertes de Napoléon Bonaparte révèlent ces splendeurs qu’a su exprimer, le premier, le Baron Gros.
« C’est l’insurrection de la Grèce et la mort de Byron qui fut le point de départ. Tous les regards, tous les coeurs se tournèrent vers le Bosphore.

Dans les conversations, il ne fut plus question que de Missolonghi, de Scio, de Stambul et du grand Canaris. Tout le monde se mit à faire de l’Orient d’imagination, sans l’avoir vu, sans le connaître. Delacroix, dans son atelier de la rue de Grenelle peignit l’épisode enflammé des Massacres de Scio (1824) ; Victor Hugo, en se promenant dans la pépinière du Luxembourg, rima Les Orientales. » -Jules Castagnary-
Mais peu à peu, après cette période de témoignages rapportés par d’autres, les peintres font eux-mêmes l’expérience du voyage. La conquête de l’Algérie met au goût du jour le voyage en Afrique. On découvre la lumière crue, les couleurs vives, un habitat et une population pittoresque.
Delacroix au Maroc, puis Chassériau à Constantine, enfin Fromentin qui écrit deux livres de souvenirs, Un été dans le Sahara et Une année dans le Sahel. L’orientalisme survit au romantisme et au réalisme ; le symbolisme, parfois saura s’en inspirer. Mais, peu à peu, l’enthousiasme se fond au milieu d’autres expériences et si des peintres comme Lebourg ou Renoir y trouvent certaines inspirations, l’orientalisme n’a plus cet effet révélateur qui avait enflammé les peintres romantiques.

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