Le général Boulanger

Le général Boulanger

Le général Boulanger

L’irrésistible ministre de la Guerre !

Très fidèle à la République et à ses principes, Boulanger montre qu’il peut aussi bien mater les officiers d’une brigade de cavalerie en matant la brigade qu’envoyer des troupes pour rétablir l’ordre à la suite d’une émeute. Il sait aussi innover en adoucissant le sort du troupier :
. amélioration de l’ordinaire,
. remplacement de la gamelle par des assiettes,
. remplacement de la paillasse par un matelas,
. adaptation de l’uniforme,
. autorisation du port de la barbe,
. organisation des congés pour travaux agricoles.
Mais surtout, il généralise le service militaire obligatoire et fait voter les crédits pour la mise en place du fusil Lebel a répétition.
Le ministre représente un renouveau après l’humiliation de 1870, il est le porte-drapeau de l’antiparlementarisme, le représentant du petit peuple contre le clergé et les princes. De plus il plaît aux femmes. Il est irrésistible !

 

Image d'Epinal

Dragons français

L’armée au XIXe

Sous le Second Empire, le service militaire durait sept ans, et on ne le faisait que si on avait été désigné par tirage au sort. Les mauvais numéros pouvaient, s’ils en avaient les moyens, acheter un remplaçant – souvent un ancien soldat qui « rempilait ». L’armée était pratiquement une armée de métier.
Après la défaite de 1871 et l’avènement de la IIIe République, le service militaire de trois ans, puis de deux ans, devient obligatoire. L’armée est désormais celle des citoyens, acclamée aux défilés du 14 juillet.
A la caserne, se mêlent toutes les catégories sociales. On vit une vie nouvelle, contraignante, mais souvent moins dure qu’à la ferme ou à l’usine. Obligé à la toilette quotidienne, chacun acquiert les rudiments de l’hygiène et est souvent mieux nourri qu’à la maison. Le campagnard découvre la ville, les cafés, les magasins, les femmes.
Par contre, les cadres de cette armée restent issus des classes dirigeantes, ancienne noblesse, bourgeoisie, et ils en partagent l’idéal politique. Aussi le pouvoir continue-t-il d’envoyer la troupe présumée docile contre les grévistes ou les vignerons révoltés du Midi. Aussi la droite voit-elle, dans l’armée, un recours toujours possible -le général Boulanger- ou bien utilise l’affaire Dreyfus pour mener une campagne xénophobe et antisémite, tandis que chacune de ces crises renforce l’antimilitarisme de la gauche.

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