La Croix-rouge est née de Solférino

Les débuts de la Croix-rouge

Les débuts de la Croix-rouge

La vue d’un vaste champ de bataille, encombré de mourants et de blessés, avait vivement frappé mon imagination. (Henri Dunant)
Infirmier volontaire improvisé, Dunant raconte son expérience dans Souvenirs de Solferino et y développe les idées qu’il veut mettre en pratique.
Il cherche des soutiens, auprès de Napoléon III, auprès de la Société Genevoise d’Utilité publique, et organise en octobre 1863 une conférence internationale. « International ! », ce mot ne figure même pas dans la dernière édition du dictionnaire de l’Académie.
Certains sont sceptiques, d’autres hostiles, mais la majorité est sincèrement favorable à l’initiative de Dunant. Le 22 août 1864, après quatorze jours de délibération, les douze puissances réunies à Genève signent la « Convention pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne. » L’emblème de la croix rouge sur fond blanc, dont la seule vue soulage les blessés du monde entier, vient de naître.

Henri Dunant

Henri Dunant

Dunant Henri, philanthrope suisse
1828 (Genève) – 1910 (Heyden)

Généreux, chevaleresque, enthousiaste, imprudent, il s’intéresse à tout ce qui touche la fraternité universelle, l’esclavage, la paix surtout. Il est frappé par les horreurs de la bataille de Solférino et encouragé par son frère, médecin qui professe l’hygiène à l’Université de Genève, il devient le promoteur de la Convention de Genève concernant le traitement des blessés de guerre et sera le fondateur de l’œuvre internationale de la Croix-Rouge.

1862 : Un souvenir de Solferino, récit
1863 : Conférence de Genève,
1864 : première convention sur les blessés de guerre
1901 : prix Nobel de la paix.

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