Le Sultan avait trop chaud – chap 31

desert2Julien et Razi tournèrent autour de la boutique aux volets clos : le secret et son propriétaire étaient bien gardés ; aucune inscription ni aucun avertissement ne figuraient à l’entrée, donnant la plus petite indication. Impossible de savoir si le commerce avait été vendu, si la fermeture était provisoire ou définitive. Les voisins ne répondirent à aucune question, ils étaient plus fermés que l’huître qui cache la perle la plus rare.Razi et Julien commencèrent à sentir le désespoir leur manger le foie ; ils ne savaient que faire. Contre le mutisme de la rue, il fallait avoir la passion allumée dans les entrailles pour ne pas renoncer. Ils se lancèrent dans un véritable travail de police systématique, interrogeant les magasins plus éloignés pour avoir un renseignement qui put les mettre sur la voie. Leur ténacité fut récompensée. Un ami de Shamir tenant commerce d’huile d’olive, à plusieurs rues de là, et qui se rappelait des visites de Azaïra chez le vieillard, les renseigna très amicalement :
– Ô jeune homme amoureux, la chance est avec toi. Par le plus grand des hasards, mais aussi sûrement par la volonté secrète de Allah, je sais où se trouve votre ami Shamir. Sa santé déclinant, il a décidé, voilà maintenant quelques semaines, de fermer boutique ; et il est retourné dans son village à Yezd chez son ami le forgeron. Je n’en sais pas plus. Qu’Allah vous protège. La route est longue et le désert brûlant pour y parvenir.
Razi et Julien se séparèrent alors, après s’être donnés rendez-vous à la nuit tombée chez le beau jeune homme vendeur d’étoffes.

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