Le mélilot

Mélilot © Secrets de plantes

Mélilot © Secrets de plantes

Le mélilot,Melilotus officinalis, de la famille des Fabaceae est une plante herbacée commune qui pousse dans toute l’Europe et en Asie Septentrionale et Occidentale.
C’est une plante annuelle ou bisannuelle, de 30 à 90 cm de haut. Sa racine principale est développée, sa tige dressée et ses feuilles alternes. De mai à septembre apparaissent de petites fleurs jaunes, groupées par 30 à 70 en grappes minces, allongées, plus longues que la feuille qui est à leur base. Leur corolle a cinq pétales mi-soudés, de type papilionacé, très inégaux : l’étendard, plus long que les ailes, dépasse la carène. Le fruit est une  gousse de 3 mm, ovoïde et pointue au sommet, jaunâtre et qui contient 1 à 2 graines.

Usages

On en utilise les sommités fleuries sèches.
Les Anciens le vantaient pour calmer les fureurs de l’ivresse.
Sédatif et antispasmodique, il est recommandé pour calmer la nervosité, les sentiments d’angoisse et de vertige, les névralgies, les maux de tête,  les douleurs utérines. La médecine populaire utilise également le mélilot comme diurétique,antiseptique des voies urinaires, contre la dysurie, les néphrites, les rhumatismes.
C’est aussi un régulateur du transit intestinal, employé pour calmer les coliques.
A l’extérieur, le mélilot est adoucissant, émollient, résolutif et antiseptique ; on l’utilise en cataplasmes, en lotion, en bains, en  pommade, en compresses dans les ophtalmies inflammatoires, l’inflammation des paupières, la conjonctivite, sur les plaies indolentes  et purulentes, les ganglions, les points douloureux des rhumatismes musculaires, les engorgements laiteux, les furoncles.
En cosmétique, on se sert de ses propriétés décongestionnantes et astringentes. Ainsi l’eau distillée de mélilot est-elle utilisée dans des lotions rafraîchissantes et adoucissantes pour les peaux sèches et fatiguées.
En homéopathie, le mélilot est utilisé contre les migraines, les saignements de nez, les crachements de sang et les convulsions des enfants.
Le parfum que dégage le mélilot n’a pas été sans intéresser les cuisiniers que ce soit pour parfumer la chair d’un lapin avant cuisson ou mêlé, en poudre, au fromage.
La racine était consommée par les Kalmouks et les jeunes pousses consommées en salade.
Le mélilot était cultivé jadis comme plante fourragère.
Son arôme est utilisé en parfumerie. Et c’est lui qui donne au tabac Amsterdamer son parfum bien particulier de pain d’épices.
Antimite, il est utilisé comme tel, en sachets, pour protéger lainages et  pelleteries des mites et autres insectes destructeurs.
Il est tellement recherché des abeilles qu’on l’a surnommé “fleur à miel”.

Folklore

Melilôtos en grec, lotos à miel, lotos désignant pour les Anciens toutes les légumineuses semblables au trèfle. Ainsi lorsqu’ils parlent d’un mélilot, ne peut-il s’agir de celui-ci qui ne pousse ni en Grèce, ni dans le sud de l’Italie.
Les Égyptiens le citaient dans leurs incantations magiques destinées à éloigner la mort.
Il est aussi évoqué par les poètes.

Recettes

Vinaigre de fleurs

Ingrédients
100 g de fleurs de sureau,
100 g de pétales de rose rouge,
100 g de fleurs de reine des prés,
100 g de fleurs d’acacia,
100 g de fleurs de mélilot
2 litres de vinaigre fort

Ces fleurs peuvent être sèches ou fraîches selon la saison où l’on veut préparer le vinaigre. On les met macérer dans deux litres de fort vinaigre et cela pendant quinze jours. Ensuite on filtre et on met en flacons bien bouchés. Ce vinaigre donne la meilleure des eaux de beauté lorsqu’on en met deux cuillerées à bouche par litre d’eau tiède pour lotionner le visage après les ablutions du soir.

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