Le Sultan avait trop chaud – chap 62

jardinAlors Julien commença à ranger ses affaires et à préparer son voyage pour Ispahan. Il fut convenu qu’il  serait accompagné par un guide et une légère escorte pour ne pas traverser le désert seul et ne pas être surpris par les brigands qui attaquent les caravanes et les gens isolés.
Julien profitait des dernières douceurs du climat avant de quitter Yezd. La saison était agréable, les arbres fruitiers avaient cette année là bien rendus et tout le monde appréciait la générosité et la clémence d’Allah.
Djamila, Julien et le fils du forgeron devisaient ainsi quelques heures avant le départ du jeune architecte. Et Djamila dit cette phrase curieuse pour une jeune femme si jeune :
– L’homme prospère est comme l’arbre : les gens l’entourent tant qu’il est couvert de fruits, mais sitôt les fruits tombés, les gens vont  glaner ailleurs. Je crois en ton succès Julien, mais méfie-toi de ceux qui t’entourent; je t’aime trop pour supporter qu’ils te fassent du mal; j’ai peur que tu ne reviennes jamais et je regrette de ne pas être Azaïra. Mais je promets, je ferai ce que tu as dit. Je te le promets.

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