Le ményanthe

Ményanthe © Secrets de plantes

Ményanthe © Secrets de plantes

Le ményanthe,Menyanthes trifoliata, de la famille des Menyanthaceae, est une plante aquatique dont le rhizome est immergé, couché dans la vase, et dont les grandes feuilles divisées en trois lobes, comme celles du trèfle, poussent à la surface. Entre avril et juin, il développe au-dessus des eaux de très belles grappes de fleurs blanches et roses présentant cinq pétales et des cils blancs à l’intérieur.C’est une très jolie plante qui a la particularité d’être enracinée sous l’eau mais de développer ses feuilles et ses belles fleurs à l’air libre. On la trouve dans les étangs, les marécages, les tourbières, les petits lacs et les prairies inondées. Elle est implantée dans tout l’hémisphère nord, mais elle est aujourd’hui rare et protégée.

Usages

Le ményanthe a été oublié des Anciens : son emploi en médecine est plutôt récent.
Dans les régions marécageuses il était nommé autrefois trèfle à la fièvre car en infusion il était censé être efficace contre les fièvres intermittentes.
On peut utiliser toute la plante, ou seulement ses feuilles qui ont des propriétés assez proches de celles de la gentiane jaune. Elles contiennent de la méliatine alors que les rhizomes sont riches en loganine. Le ményanthe est tonique, stomachique, antiscorbutique, fébrifuge, diurétique, dépuratif, calmant, ainsi que vomitif et purgatif à haute dose.
Il agit également sur le système nerveux.
Il est indiqué dans la plupart des troubles digestifs : constipation, crampes d’estomac, flatulences, etc… On le recommande aussi en cas de maladies du foie comme la jaunisse. Mélangé à la valériane et à la menthe poivrée, il peut être utilisé comme calmant. Ayant certaines propriétés sur le système respiratoire, il est efficace contre la toux sèche.
En homéopathie, la teinture de ményanthe est préconisée pour calmer, entre autres, les spasmes musculaires.
Le rhizome est comestible et il a servi de substitut de légume lors de famines, notamment en Russie. Les feuilles sont très amères et servent parfois pour aromatiser certaines bières en Angleterre.
On peut enfin en tirer une jolie teinture jaune

Folklore

Le nom du Ményanthe est tiré de son appellation en latin botanique, Menyanthes trifoliata, altération du grec Minyanthes triphullon qui signifie trèfle qui fleurit peu de temps. Mais ce Minyanthes triphullon était, dans l’Antiquité, le nom d’une autre plante que nous appelons aujourd’hui Psoralea bitumimosa.
La plante n’a pris le nom de Ményanthe qu’au XVIe siècle, époque à laquelle elle a commencée à être utilisée. Auparavant, elle était en effet totalement ignorée des médecins et botanistes.
Traditionnellement, en Lozère, on appelait le Ményanthe bergeronnette, car cet oiseau aime se percher sur ses feuilles. En médecine populaire on disait, notamment en Belgique, que sa tisane pouvait manger le mauvais sang et en faire revenir du bon. Dans le langage des fleurs, il symbolise le calme et le repos.

Recettes

Infusion de ményanthe

Ingrédients
30 g de feuilles de ményanthe
1 l d’eau

Faire une infusion de ményanthe. Boire chaque jour avant les repas. Cure de 21 jours. Faire surveiller.

 

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