Moutarde noire

Moutarde noire © Secrets de plantes

Moutarde noire © Secrets de plantes

La moutarde noire, ou sénevé ou moutarde des champs, Brassica nigra (L.) Koch, est une Brassicaceae annuelle d’origine méditerranéenne. On la trouve dans presque toute l’Europe, à l’exclusion de l’extrême Nord, en Afrique septentrionale, en Asie occidentale, en Chine, en Inde occidentale et en Amérique du Nord et du Sud.
Elle croît dans les champs, les endroits frais, les bords de chemin.

Sa racine est pivotante, fragile, fibreuse et sa tige, dressée et ramifiée vers le haut, est cylindrique et creuse. Les feuilles sont alternes, celles de la partie inférieure étant lobées, pennées, denticulées tandis que les feuilles supérieures sont lancéolées, denticulées ou entières. L’inflorescence, grappe s’allongeant au fur et à mesure de la floraison,  est constituée de fleurs petites, de couleur jaune. Le fruit est une silique contenant des graines disposées sur un rang. 

Usages

On utilise les graines que contient le fruit.
De tous temps, les médecins contribuèrent au succès de la moutarde. Galien l’utilisait au IIe siècle et le procédé de révulsion qui consistait à provoquer une irritation locale pour faire cesser un état congestif ou inflammatoire est encore utilisé de nos jours.
En cas d’enrouement, on prescrivait des boulettes de moutarde et de miel.
Elle a été utilisée également dans les cas de fièvres, coqueluche, maux de tête, asthme, affections du foie et de l’estomac.
On appliquait des cataplasmes à la farine de moutarde sur les parties douloureuses en cas de rhumatismes, crampes, courbatures.

Folklore

Dans le domaine magique, on lui reconnaît des pouvoirs de fécondité, de protection.
En Toscane, on considérait que ses graines répandues sur le pas de la porte protégeaient le foyer.
Les fakirs l’employaient pour les voyages hors du corps.

Recettes

Cataplasme sinapisé

Lors de refroidissement, de toux difficile, de grosse bronchite les soignants, mère de famille ou infirmière, confectionnaient une pâte formée dont la composition était la suivante:
50g de farine de moutarde noire récente
200g de farine de lin
eau qs à moins de 40°C.
Elles mélangeaient farine de lin et eau jusqu’à la consistance d’une pâte épaisse, saupoudraient le tout de farine de moutarde et l’enfermaient dans une toile. elles posainet ce cataplasme sur la poitrine ou le dos du malade (que l’on peut saupoudrer de talc auparavant). Dans le cas d’un enfant il ne restait plus qu’à raconter une histoire en attendant les 20 minutes nécessaires à l’action et faire oublier que “ça piquait”.
Préparation qui peut être remplacée aujourd’hui par de la “moutarde en feuille”, c’est à dire de l’infusion de moutarde sur une feuille

 

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