Le sultan avait trop chaud – chap 74

aineAbandonné dans le désert, Julien se traîna jusqu’à l’arbre le plus proche pour s’abriter à l’ombre des branches. Il ne restait plus qu’à souhaiter que la femme qui lui avait promis de l’aider, il y avait déjà près de dix jours, viendrait le secourir.
Il attendit longtemps puis, il se raffermit le cœur et se fortifia l’âme quand il vit arriver vers lui une silhouette tirant derrière elle un beau cheval alezan.  Les plans étaient cachés sous la selle. Ceux que les bandits avaient examinés étaient des doubles de plans de monuments existants construits par Shamir à Yezd. Le subterfuge avait bien fonctionné.
Alors ils se regardèrent, sourirent et pensèrent ensemble :
– Nul n’est exempt des malheurs du sort. Mais grâce à Allah, nous sommes encore tous les deux en vie. Restons ensemble. Gardons le souvenir de ceux que nous aimons et oublions les mauvais moments qui vous refroidissent le cœur et vous démolissent l’âme. Allez, à cheval!Et elle le hissa péniblement sur la croupe de l’animal, le tenant fermement car il était encore très faible.
Et ils prirent la piste, tous les deux à califourchon. Julien souffrait mais avait refusé d’attendre de peur d’être repris. Le soleil se vengeait dardant ses rayons sur le couple tout confit de transpiration et de poussière collée. Ils avancèrent ainsi pendant plusieurs heures jusqu’à ce qu’ils eurent atteint une oasis. Ils purent se désaltérer et la femme put laver les plaies de Julien qui s’étaient bien fermées mais restaient très douloureuses. Ils s’assoupirent quelque temps puis reprirent le chemin à la tombée de la nuit.

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