Le Sultan avait trop chaud – chap 75

P021A5bAprès un jour et une nuit d’une folle course,presque ininterrompue, Shira était consciente que le cheval fourbu ne pourrait pas continuer beaucoup plus loin sans repos. Il fallait trouver un relais de poste pour l’échanger ou s’en procurer un autre.
Mais personne ne voulut des bijoux que proposait la jeune femme; ils étaient de provenance douteuse et tout le monde connaissait Shira comme étant une des femmes du chef des brigands et chacun avait peur de ne pouvoir les renégocier. Le cheval était marqué, donc inachetable et inéchangeable.
Alors Julien eut un moment de désespoir. Les chagrins et les soucis s’amoncelèrent dans son âme. Il eut l’impression qu’il n’en finirait jamais des épreuves et il se mit à se remémorer tous les malheurs survenus depuis le lancement du concours. Il fallut toute la détermination de Shira pour qu’ils poursuivent.Ils décidèrent en effet de ne pas s’arrêter, descendirent de cheval et marchèrent ensemble jusqu’à ce que les ténèbres les  enveloppent. Il restait un jour pour parvenir avant la clôture du concours. Il ne fallait pas traîner des pieds, surtout avec un cheval fatigué qu’ils devaient presque tirer pour qu’il avance. C’était au delà de la fatigue. Ils étaient au bord de l’épuisement. Chaque cicatrice rappelait à Julien ses souffrances et ses nerfs se rallumaient, comme excités par un surcroît de fatigue.
« Patience en face de ces insupportables maux, patience pour que le monde sache et Azaïra en premier que j’ai patienté sur une chose plus amère encore que la patience même », pensait Julien harassé. »
Et ils continuaient.

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