Le Sultan avait trop chaud – chap 76

P043A4bEt ils continuaient. Soudain, à une courte distance, apparut un feu de camp caché jusque là par une dune assez élevée. Shira fit signe à son compagnon de ne pas faire de bruit. Elle arrêta le cheval doucement puis elle le dessella, et, utilisant avec astuce de son instant de soulagement, lui envoya un formidable coup de pied dans les jambes. Le cheval, surpris, hennit de douleur et sentant les odeurs du camp qu’il humait depuis quelques instants se précipita dans sa direction.
L’affolement fut général. Tous essayèrent de maîtriser le cheval qui, malgré sa fatigue, se défendait durement. Par bonheur, il les emmena assez loin du camp dans la direction opposée à celle d’Ispahan, comme si il voulait rentrer à l’écurie.
Profitant du désarroi, Shira se glissa à contre-feu (pour ne pas être vue) vers l’endroit où étaient attachés les chevaux. Sous bonne garde, quelques instants auparavant, ils étaient maintenant seuls et sages. Elle prit les deux plus beaux, détachant les autres pour qu’il soit difficile aux hommes du camp d’organiser une poursuite. Il était trop tard quand ils s’aperçurent du stratagème. Ils mirent toute leur énergie à récupérer le cheval laissé par Julien et Shira et à ramener les leurs. Quand ils les eurent réunis, les deux jeunes gens étaient loin. Shira avait installé Julien sur le cheval sellé et elle montait à cru, fermant la marche pour surveiller à la fois son compagnon et d’éventuels poursuivants.
Et ils galopèrent ainsi jusqu’à l’aube, alternant les allures pour reposer les chevaux.

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