Le Sultan avait trop chaud – chap 80

sultanEt Azaïra se désespérait. Elle craignait son père. Elle le trouvait bel homme et l’aimait profondément, mais ne comprenait pas pourquoi lui qui avait la taille si tendre et si souple avait un cœur si inexorable et dur. Si seulement ses qualités physiques pouvaient influencer un peu son caractère, il ne serait pas si injuste et si dur pour son amour.
« Sache m’excuser un peu, pensait-elle, et me comprendre, sans m’infliger toute la puissance de tes misères. Il n’y a pas de coupable, pas plus lui (Julien) que moi, notre cœur est pris et nous n’y pouvons rien. Et je ne serais pas dans cette état de langueur, si les contraintes du concours ne l’avaient éloigné ainsi de moi, et le gardaient si loin de mon cœur, alors qu’il est à deux pas. »
Le grand vizir pointa avec Azaïra tous les concurrents. Ceux qui manquaient à l’appel furent inscrits sur une liste confiée au chef des gardes avec pour mission de faire rechercher ceux qui avaient commis la grande erreur de manquer à leurs engagements vis-à-vis du sultan. C’était considéré dans ces contrées comme une insulte au royaume.

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