L’osier blanc

Osier © Secrets de plantes

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L’osier blanc ou saux blanc, Salix viminalis, de la famille des Salicaceae, est un arbuste de 5 m de haut maximum avec des rameaux longs et flexibles, d’abord gris duveteux, puis brillants et brun jaune. Les feuilles sont longues et étroites, non dentées, vertes au dessus, brillantes et soyeuses au revers, avec un bord tourné vers le bas. Les chatons sont minces, naissant avant les feuilles, nombreux aux extrémités des tiges.Arbre des terrains humides, sa silhouette aux têtes arrondies par la taille est coutumière des bords d’étang.

Usages

De la famille du saule on rappellera un pouvoir médicinal majeur au temps où ses territoires palustres hébergeaient aussi les fièvres.

Si bien qu’au siècle des lumières, on verra dans l’écorce un puissant rival du quiquina, avant que la chimie du XIXe siècle n’y découvre un précurseur de l’acide salicylique, qui en laboratoire évoluera en acide acétylsalicylique, principe actif de l’aspirine, grande panacée moderne dont la consommation annuelle équivaut à 100 milliards de comprimés.
La médecine antique met à profit l’astringence de l’écorce et de la sève des saules dans des indications de vulnéraire/cicatrisant.
Ses longs rameaux flexibles sont utilisés en vannerie.

Folklore

Les Anciens ne semblent pas faire allusion à l’action fébrifuge de cet arbre dont ils ne pouvaient ignorer l’écorce amère, l’amertume, cette saveur qui chasse la fièvre. Au XVe siècle, les châtons de cet arbre étaient prescrits « pour rabaisser la chaleur des fièvres ».

Recettes

du fondement de la pensée mathématique

Certains supposent que la vannerie, technique inductrice de rythmes, de figures imprévues, peut avoir contribué à la naissance de la pensée mathématique : le tressage des rameaux ou des lanières de plusieurs coloris suscite à l’envers de la face visible de l’objet, des figures en relation arithmétiques / géométriques avec le dessin principal.
Le rythme associé à la technique peut aider aussi à la naissance de la musique, en témoignent les chants associés à la vannerie : il élabore dans la toile des figures répétitives auxquelles fait écho la mélopée.
Linos dieu du lin est aussi l’inventeur du rythme et de la mélodie.

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