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Gabrielle à la rose de Renoir

Gabrielle à la rose de Renoir

interrogez-vous sur ce qui se passe en ce moment: sur toutes ces femmes pathétiques qui surfent sur la vague quelques années après avoir suivi un homme médiatique dans une chambre d’hôtel et sur tous ces hommes immondes qui abusent de leur position dominante.

Aucune loi n’empêchera les hommes d’être XY et les femmes d’être XX. Mais l’éducation pourrait apprendre aux femmes que leur corps leur appartient (c’était le fond des cours d’éducation sexuelle prévus en primaire et dont les décrets d’application ne sont jamais passés!) et aux hommes à respecter les femmes même s’ils les désirent et à ne pas abuser de leur pouvoir.

Quand on parle du « plus vieux métier du monde », celui-ci prend des formes très variées. Dès qu’une femme n’est pas indépendante économiquement, elle devient le jouet de l’homme: si celui-ci est respectueux, elle devient une bonne mère de famille, souvent trompée, si celui-ci ne l’est pas : elle accepte d’être battue ou de porter le voile du moment qu’elle conserve une sécurité matérielle.

Les Musulmans voilent leurs femmes car leur religion affirme que la femme est la honte de l’homme. Mais lorsque le voile devient une coquetterie pour se faire remarquer…

« Le plus vieux métier du monde » est aussi une manière pour certaines femmes d’obtenir plus vite ce qu’elles veulent car l’égalité hommes femmes est bien loin lorsqu’il s’agit de travail. Alors elles couchent avec les puissants…Et lorsque le puissant a changé de joujou, elles viennent se plaindre!

Attention : je ne défend pas les hommes qui se prêtent à ce jeu. Beaucoup d’hommes méprisent les femmes et les trouvent tout juste bonnes à satisfaire leurs besoins. Ils n’ont aucun surmoi, ce sont des animaux et ils sont tout aussi pathétiques que les femmes qui se plaignent de s’être fait bousculer dans une chambre d’hôtel. Lorsqu’on suit un homme dans une chambre d’hôtel, on sait à quoi s’attendre, non?

Une prostituée qu’un ami m’a fait connaître lorsque j’avais 19 ans (pour me donner une leçon de chose) m’avait expliqué que dans son attitude, une femme peut toujours imposer le respect à un homme et que si une femme ne veut pas se faire violer, l’homme n’arrivera pas à la violer (elle savait de quoi elle parlait et m’avait bien expliqué) : si c’est un vrai violeur, il tuera la femme pour arriver à ses fins mais ne la violera pas. Cette rencontre m’a été très utile dans la vie pour délimiter très exactement le champ de la séduction et les limites à ne pas dépasser.

Mais je pense que tous ces vilains messieurs dont on parle en ce moment ne seraient jamais allés jusqu’à tuer une femme…Alors?

Pour le harcèlement dans la rue : aucune femme n’est insensible au regard d’un homme. Souvenez-vous de la réplique de Perdican dans Les Caprices de Marianne de Musset : « Voilà une belle nuit qui passe ». On voudrait culpabiliser les hommes de regarder les femmes, c’est monstrueux. Quant aux attouchements : c’est beaucoup une question d’attitude (encore une fois, je mets à part les malades et les mal élevés qu’on ferait bien d’éduquer au respect de la femme). Je vais citer à ce sujet une phrase de Marguerite Duras dans Un vague extrêmement précis :

« Je pourrais me tromper, croire que je suis belle comme les femmes belles, comme les femmes regardées parce qu’on me regarde vraiment beaucoup. Mais moi je sais que ce n’est pas une question de beauté mais d’autre chose, par exemple, oui d’autre chose, par exemple d’esprit. Ce que je veux paraître, je le parais, belle aussi si c’est ce qu’on veut que je sois, belle ou jolie, jolie par exemple pour la famille, pas plus. tout ce que l’on veut de moi, je peux le devenir, et le croire. Croire que je suis charmante aussi bien. Dès que je le crois, que cela devienne vrai pour celui qui me voit et qui désire que je sois selon son goût. Je le sais aussi, je suis avertie déjà, je sais quelque chose. Je sais que ce ne sont pas les vêtements qui font les femmes plus ou moins belles, ni les soins de beauté, ni le prix des onguents, ni la rareté, le prix des atours. je sais que le problème est ailleurs, je ne sais pas où il est, je sais seulement qu’il n’est pas là où les femmes croient.  »

Quelle belle leçon de féminitude, de maîtrise et d’appropriation de soi.

Lorsqu’on écoute ce texte, dit par Delphine Seyrig, il n’y a plus besoin d’aucun autre commentaire pour comprendre qu’on fait fausse route pour régler les problèmes.

Pour le harcèlement dans le travail dû à l’abus de sa position dominante par le chef…Il suffit d’avoir une position plus dominante que la sienne. Je plaisante, mais là aussi c’est souvent des problèmes d’attitude…et de consentement. J’avais un très bon ami chef d’entreprise dans le BTP qui osait me soutenir qu’il n’embauchait au bureau que des femmes mariées, qu’il les séduisait pour un temps et qu’ensuite tout se passait bien, il n’y avait plus de désir donc plus de tension. On s’est souvent engueulé à ce sujet. Je connaissais bien ses collaboratrices…Et tout se passait bien!

Tout est question de consentement et de respect. Le respect de l’autre est valable autant entre sexes qu’entre cultures différents. Si l’éducation n’apprend pas cela, aucune loi n’y changera rien (c’est comme pour le voile), il continuera d’y avoir des abus sexuels dans les familles et des pseudo viols dans les chambres d’hôtel.

Une anecdote : j’avais 18 ans, à Normale Sup, dans les chambres du boulevard Jourdan : des filles sont allées se plaindre à la secrétaires générale, vieille fille assez moche que des hommes les harcelaient sur le trajet du métro Cité U à l’école (les bâtiments de la Cité internationale étaient en face, abritant den nombreux étudiants de toutes nationalités). Le lendemain la vieille fille a convoqué les plaignantes en leur reprochant d’être aguicheuses : elle s’était promenée plusieurs fois vers minuit et personne ne lui avait manqué de respect.

Je dois dire que j’avais 18 ans et je crois que je n’étais pas trop moche et portais des minijupes plutôt très courtes, mais personne ne m’a jamais manqué de respect. Bien sûr je sentais les regards, comme des hommages mais jamais rien de plus. Marguerite Duras a raison, c’est bien une question d’attitude.

Si vous êtes une femme:

– n’avez-vous jamais cherché à ce que les hommes vous remarquent?

– ne vous êtes-vous jamais promenée l’été dans les rue avec un petit short mettant en valeur votre postérieur?

– n’avez-vous jamais été flattée qu’on fasse un hommage à votre beauté?

– avez-vous suivi un homme de pouvoir dans une chambre d’hôtel, et pour quelle raison?

– si quelqu’un vous a mis la main au cul dans la rue, vous êtes-vous demandée pourquoi et quelle a été votre attitude?

– au travail, avez-vous remarqué la différence d’attitude des hommes envers vous selon leur position hiérarchique? Avez-vous été ferme dès le premier signal?

– Etc. posez-vous des questions sur votre attitude dans tous les cas où il vous a semblé que les hommes dépassaient le bornes du simple hommage.

Si vous êtes un homme:

– faites-vous la différence entre votre besoin sexuel naturel (que vous pouvez facilement régler tout seul!), une réelle attirance pour une femme particulière avec ses particularités, sa personnalité et le plaisir de la séduction qui devrait toujours être un jeu gagnant/gagnant?

– manquez-vous de respect envers les femmes : leur dire qu’elles ont une cervelle et pas un cerveau est déjà un manque de respect…le reste suit facilement à partir de là.

– avez-vous le courage d’assumer votre masculinité dans sa complexité : n’oubliez pas que vous êtes XY.

– abusez-vous de votre pouvoir pour séduire les femmes? et vous est-il arrivé d’être victime des assauts de séduction d’une femme?

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