Le Sultan avait trop chaud – chap 85

sultan11Alors la femme alla voir Assidi comme Julien le lui avait demandé. Il ne comprenait pas pourquoi Assidi qui l’avait formé, avec qui il avait partagé son travail, puisse le négliger, lui battre froid comme à un ennemi. C’était sûrement un ordre du sultan. Ou alors il avait des visées sur le concours, bien qu’il ait toujours professé qu’il ne présenterait pas de projet. Mais alors que faisait-il à traîner sans arrêt, allant de groupe en groupe, laissant ses oreilles aux aguets de tous les commérages.
Il semblait, de toutes les façons, rempli de soucis et de pensées torturantes; il devait être au courant des irrégularités du vizir, mais ne pouvait attaquer de front le sultan.
Quand Assidi vit arriver Shira, sa seule vue le jeta dans le plus grand trouble et lui ravit le cœur. Il ne pouvait détacher ses regards de son visage, et il lui dit :
– Tu ne sais pas combien secourable me serait la mort si je songe à mes souffrances. Pour toi je renoncerais à tout, car je suis sûr qu’auprès de toi je recouvrerais ma tranquillité perdue.Assidi était célibataire depuis deux ans. Il vivait assez mal sa solitude et travaillait beaucoup à son atelier d’architecte pour oublier. Mais le sultan était un client difficile et il avait le sentiment que chaque fois que le soleil se levait le matin, il pourrait ne plus avoir la tête sur les épaules le soir. Le sultan était cruel même quand il n’avait pas chaud et Assidi le craignait.
Puis il se mit à causer avec elle et il était envahi par l’amour. Assise à côté de lui, Shira lui parlait avec beaucoup d’aisance et de laisser-aller. A chaque phrase, il manquait mourir de joie et chavirer de bonheur.
Et après de multiples échanges, elle finit par lui dire d’un ton enjoué :
– Es-tu célibataire ou as-tu une épouse?
Et il répondit :
– Eh non! Je ne connais point de femme!
Et il pleurait en disant cela. Elle le consola, lui dit les paroles qu’il avait envie d’entendre toutes de bien-être et de miel qui quand on les reçoit abiment le cœur dans un paradis moelleux de plaisir et de douceur.
Elle remarqua que cela lui agréait, alors elle prit congé de lui et s’éloigna tranquillement.

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