Le Sultan avait trop chaud – chap 88

diffusionAprès une pause, le sultan fit rendre à chaque architecte son projet en vérifiant bien que chacun récupérait bien le sien. Puis à la suite de cette opération, l’architecte était ramené sous bonne garde dans sa cellule.
Ce soir-là, une fois la première excitation tombée, la mélancolie s’empara de chacun d’eux. Certes, ils n’étaient pas morts, mais ils restaient ignorants de leur sort. Ils étaient conscients que le sultan avait été un peu pris au dépourvu par les réactions violentes de la foule et que le verdict n’était pas définitif.
Aussi ne furent-ils pas étonnés d’apprendre le lendemain que le gagnant, sans être contesté, allait devoir faire ses preuves et justifier à partir de ses plans d’un début de réalisation pour montrer qu’il avait bien répondu à l’attente du sultan et que son projet était réalisable. Un bref soulagement pour les autres, mais bien provisoire.
Et les fêtes reprirent, moins gaies qu’auparavant mais plus arrosées; il fallait faire face aux insomnies. L’inquiétude n’était pas repartie.
Le vizir avait tout fait pour empêcher cette nouvelle épreuve pour son protégé, mais il ne parvint pas à faire plier le sultan qui écoutait d’une oreille discrète les objections avancées par celui qui n’aurait pas dû être autre chose qu’un bon serviteur du royaume. Plus le vizir insistait, plus le sultan se méfiait et se butait dans son refus de céder .
Il devait se rendre à l’évidence que sa fille bien aimée avait eu affreusement raison. Il en était comblé par orgueil paternel, mais vexé dans sa vanité de souverain éclairé. il avait envie de crier. Il décida que par tous les moyens il parviendrait à connaître ce qu’il en était exactement de toute cette affaire, sans donner l’éveil à ceux qui avaient été responsables des exactions.

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