Le Sultan avait trop chaud – chap 91

P083A1bDroit comme un I, dans la nuit froide, Julien chevauchait vers Yezd, au rythme tranquille de son petit cheval arabe. Il trottinait dans sa tête les pensées du poète :
– O voyageur dans le désert! Tu voyages en oubliant les périls et la perdition. Quand donc cesseras-tu de t’agiter et sauras-tu que la fortune jamais ne viendra si tu la cherches?
Ne vois-tu pas les sables changer les collines et le voyageur las? Il est las durant les nuits et fatigué, alors que les nuits sont sereines et pleines d’étoiles.
Il a sellé son cheval et ses yeux ne voient que la trace de son chemin.
Ne fais point comme le voyageur. Regarde! Voici en son palais l’homme qui sait le prix de la vie et de la terre, qui sait jouir des jours et des nuits de la terre, et des biens de la terre. Son esprit est au repos. Il vit de tous les fruits de la terre.

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