Pour ou contre les secrets de famille?

famil07J’ai réalisé, il y a quelques années, un CD-Rom de jeu, le Psy c’est vous. Le cas N° 1 était celui de Lucienne A., une histoire de secret de famille. La patiente était malade d’un non dit.

Si les parents ne parlent pas, lorsqu’ils disparaissent, leurs archives, leurs traces, leurs objets ne donnent que l’illusion de découvrir leur vie. Rien ne peut compléter les quelques pièces du puzzle que l’on retrouve dans leur maison. Les dates, les faits et les objets ne disent rien des joies ou des détresses qui les ont accompagnées.

Même en retrouvant des documents, écrits, carnets, petits riens amassés, on ne peut pas connaître les raisons des décisions de ses parents, sauf s’ils ont écrit, sauf s’ils nous ont parlé, et encore. Tout ce fatras ne pourra que perturber notre vie.
Quand cesserons-nous de nous croire obligés de porter le fardeau de leur histoire, de vouloir réinventer leur vie alors qu’on a la nôtre à inventer.
Si vous avez à vider la maison de vos parents après leur décès, que faites-vous?– vous jetez tout sauf deux ou trois objets que vous avez convoités toutes votre vie…

– vous faites venir quelqu’un pour tout débarrasser, sans rien regarder

– vous organisez une vente aux enchères sur place, après avoir pris quelques objets et trié les papiers

– vous triez tout objet par objet, papier par papier pour essayer de les comprendre, de retracer leur vie, espérant par là comprendre mieux ce que vous êtes. Vous ne voulez pas jeter non plus quelque chose qui a pu être important pour eux, mais vous ne savez pas quoi ni pourquoi. Cela peut vous prendre des mois. vous pouvez y sombrer.

– vous triez à la louche, vite, vous ne voulez pas vous y enliser, vous jetez beaucoup puis vous gardez quelques éléments qui vous évoquent des souvenirs. Vous tournez la page mais vous vous ménagez deux ou trois brins de nostalgie.

 

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