La Tarentule – chapitre35
1er janvier 2004 – 8 heures
Moreau a fait du bon travail. Depuis son enquête sur Jean Letors, il était arrivé à la conclusion que Schranz avait d’abord assassiné Jean Letors, pour se faire passer pour lui, puis, tout naturellement, avait assassiné Antoine Letors pour « hériter » de son pavillon. Facile de faire mourir un cardiaque sans laisser de traces. L’autopsie n’avait rien donné. Pas de traces de cadavre de jean Letors jusqu’à ce que l’enquête approfondie dans le quartier où il habitait finisse par porter ses fruits. Un clochard avait vu un homme en pousser discrètement un autre dans le canal Saint-Martin. Après avoir passé en revue tous les noyés, il avait fini par identifier Jean Letors grâce à la comparaison de l’ADN avec celui de son frère Antoine. Ce « détail » permettrait sans doute de garder Schranz en garde à vue en attendant que Laurie et Cauvert aient fini d’ausculter le matériel de Schranz, c’est à dire de retrouver la mémoire des connexions.
Moreau prend des nouvelles de Salmon avant de se rendre à la réunion au sommet. Il semble que sa vie ne soit plus en danger.
En arrivant à la réunion au sommet, il apprend que Franz Meinhof a réussi à se suicider. La surveillance sur Schranz s’est resserrée. Le procès doit avoir lieu.
Quinze jours plus tard, Moreau est au chevet de Salmon qui lui demande si c’est lui ou sa mère qu’il faut décorer.
-      Je vois que vous allez vraiment mieux !
-      Il faut dire que j’ai une garde-malade qui donne envie de sortir le plus vite possible. Elle aussi, il faudra la décorer.
-      C’est fou ce que cette Tarentule va coûter en décorations !
-      Sans parler des vagues, Faucourt, la loge P2, Schranz se venge sur tout le monde d’avoir été pris. La seule chose qu’il ne balance pas, c’est la planque de ses millions.
-      Je pense qu’il va trouver un nouveau « filleul » en prison qui n’a pas trop d’années à tirer, il va l’affranchir et le former pour qu’il prenne la relève.
-      Pas con ! Décidément, Moreau, je vous avais sous-estimé.
-      C’est ma mère qui me l’a soufflé!
FIN