Covid 19, la stratégie du virus

covid 19 virus massue

sculpture de Maryvonne Pellay

Laissez venir à moi les petits enfants!

Je ne leur ferai pas de mal. Ils pourront courir, aller à l’école, embrasser leurs grands parents sans jamais être malades, je suis là pour les protéger!

Moi, covid 19

Comme tout virus, j’ai une stratégie. Comme tout virus, il me faut un réservoir vivant pour que je survive et me développe, il me faut de l’ADN. Et moi, covid 19, mon réservoir c’est l’humain. Je n’ai pas intérêt à tuer tous les hommes, je n’aurais plus leur ADN pour me multiplier. Moi, covid 19, j’ai donc adopté une stratégie sournoise et liquide comme la vie d’aujourd’hui (comme dirait Zygmunt Bauman dans son livre La vie liquide).

Tuer les vieux et les malades est un bon plan, car leur espérance de vie est telle que très vite ils ne seront plus d’aucune utilité pour moi et cela soulagera les caisses de retraite qui sont, si j’ai bien compris, un problème pour les humains. M’attaquer aux enfants et aux jeunes sans leur faire de mal, sans même qu’ils s’en aperçoivent, me permet de me les réserver pour plus tard; lorsque j’aurai muté, je pourrai les réinfecter. Cette stratégie est d’autant plus brillante qu’ainsi ils peuvent me propager sans même le savoir.

Moi, le virus covid 19, je me prépare aussi à muter pour que le vaccin que préparent les humains à pas cadencé et à grands renforts d’argent, ne soit pas efficace lorsqu’il arrivera sur le marché.

Voilà ma stratégie chaotique, à moi covid 19 dans ce monde de la consommation, pousser l’humain à une course en avant tout en le maintenant en prison, répandre la peur pour empêcher les dirigeants de prendre des décisions appropriées et empêcher les hommes d’être ce qu’ils sont, des animaux sociaux.

Il peuvent toujours confiner et reconfiner, je circule toujours, me cachant dans les personnes asymptomatiques, infectant les personnes qui mettent un masque et passent subrepticement leur main dessous pour se gratter le nez. Les gestes compulsifs autocentrés des humains sur leur visage sont mes alliés les plus sûrs.

Moi covid 19, je sème le chaos. J’ai permis de prouver que l’humanité peut survivre avec peu et que les trois quarts de la population ne sert qu’à produire des objets inutiles, c’est le seul moyen qu’on a trouvé pour leur donner un salaire.

Moi covid 19, microscopique, j’ai provoqué une onde de choc sans précédent, bien plus dévastatrice sur la société qu’une guerre. Mais la guerre civile pourrait bien pointer son nez lorsque les humains n’en pourront plus de ne pas avoir de vie sociale et que tous ceux dont le salaire dépendait de cette vie sociale et de la production de bien inutiles, n’auront plus de quoi manger, de quoi se loger. Les peurs et les instincts meurtriers vont surgir. On risque de trouver certaines personnes, mortes chez elles de n’avoir pas osé sortir, d’autres pillant les champs et les entrepôts pour survivre.

Moi covid 19, microscopique, en envahissant la planète à la recherche d’ADN vital, je n’ai qu’une stratégie de survie, je n’ai pas d’intention malveillante, je n’ai pas d’intentions du tout. Mais je dois dire que la bêtise des humains m’a étonné. Comment ont-ils trouvé autant d’argent pour financer le pétrole au lieu de la recherche, l’industrie pharmaceutique au lieu de l’agriculture, les éoliennes au lieu de la recherche sur le nucléaire nouvelle génération.

Ils parlent, ils parlent et n’osent pas même mettre en place une sérieuse taxe carbone qui rétablirait la vérité des prix.

Moi covid 19, je devrais être content de moi, mais comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas intérêt du tout à ce que l’humain disparaisse. Ce dont je suis sûr, c’est qu’avec ma capacité de muter, je vais survivre aussi longtemps que l’homme survivra à mon onde de choc. En quoi suis-je pire que les fléaux et catastrophes du XIXe siècle? On aurait pu espérer que les avancées de la science depuis cette époque mettraient la population à l’abri de mes ravages. C’était sans compter avec l’extrême adaptabilité du vivant, avec la labilité des virus qui mutent et des microorganismes qui deviennent résistants. Plus la science fait de progrès, plus nous les micro-organismes, nous nous adaptons. Les hommes adaptent bien leurs engins de guerre pour qu’ils résistent aux nouvelles armes.

Coton ou gossypium

coton

Coton © Secrets de plantes

Le coton, botanique

Les cotons sont des plantes herbacées ou des arbrisseaux de 50 cm à 3 m de hauteur, de la famille des Malvaceae. Il en existe plusieurs espèces réunies sous le nom de Gossypium.

Les quatre espèces principales sont: G. arboreum et G. herbaceum (d’origine asiatique) ; G. hirsutum et G. barbadense (d’origine américaine). Leurs feuilles sont grandes et palmées et ils s’ornent de fleurs blanchâtres, roses ou jaunes. Ils produisent ensuite des capsules qui contiennent cinq loges refermant chacune entre 3 et 7 graines recouvertes de longs poils (5000 à 10000) : les fibres de coton ou ” soies “.

Ils sont cultivés depuis la plus haute antiquité : on a retrouvé en Chine des pièces de vêtements de coton grossier datées de plus de 3 000 ans avant J.C.

Le coton, usages

coton

champ de coton

Les racines en décoction ont été largement utilisées comme abortif par les populations slaves car elles déclenchent les contractions utérines.

Les longs poils entourant la graine de coton font encore aujourd’hui partie des fibres les plus utilisées dans l’industrie textile mondiale, ce malgré la concurrence des matières synthétiques.
Ces fibres sont tissées pour confectionner vêtements, couvertures, etc…
En pharmacie, elles sont utilisées pour la fabrication de pansements, de coton hydrophile, d’ouate chirurgicale et de coton iodé.

Son écorce et sa racine renferment une résine, du gossypol, de la vitamine E et un principe vasoconstricteur.

Ses graines fournissent une huile qui est comestible si on en élimine le gossypol, poison nerveux et cellulaire. Elle est très utilisée aux Etats-Unis où on la consomme telle quelle ou en margarine.

La plante est réputée galactogène : des préparations à base de graines augmenteraient la quantité de lait produite par les mères.

Elle entre également dans la fabrication de savons.

Curieusement, le coton entre dans la composition d’explosifs, tel le fulmicoton. Il y a peu, les coques des fruits étaient encore employées comme combustible et servaient à la fabrication de charbon.

Folklore

Le mot ” coton ” vient de l’italien cottone, issu de l’arabe koton.. Son nom botanique, Gossypium, est celui par lequel le nommaient les Anciens qui l’appelaient également Carbasus.
On pense que le coton a été introduit en Grèce Antique par les Phéniciens. Cependant, il n’a été réellement connu des Grecs qu’après les conquêtes d’Alexandre le Grand. De même, il ne s’est popularisé chez les Romains qu’après leurs victoires sur les rois d’Asie.
Pline l’Ancien le croyait originaire d’Espagne et précise qu’on en trouvait aussi en Haute-Egypte où il portait déjà le nom de Gossypium..

Historiquement, le coton est surtout attaché à l’Amérique du Nord. On trouve donc dans le folklore local de nombreuses croyances le concernant : ainsi, on en enveloppait les articulations pour soulager les douleurs rhumatismales ; on en faisait des préparations contre les maux de dents ; on en mettait dans le sucrier pour protéger le foyer… Trouver un brin de coton sur ses habits était censé annoncer l’arrivée prochaine d’une lettre ; si on pouvait lire une initiale dans la forme du brin, c’était celle de l’expéditeur.

En Chine, on nouait une cordelette de coton au cou des morts afin que leur âme emportât le malheur loin de la famille.

Les Anglais, quant à eux, s’interdisaient d’en brûler de peur de déclencher la pluie !

Mort de Balzac, une catastrophe intellectuelle

mort de Balzac

Oeuvres de Balzac

Mort de Balzac

“La mort de Balzac est une véritable catastrophe intellectuelle.” écrit Barbey d’Aurevilly

De qui dirions-nous aujourd’hui que sa mort est une catastrophe intellectuelle?
Honoré de Balzac était catholique, apostolique et romain et c’était un royaliste. En 1849, il a échoué par deux fois à l’élection à l’Académie française. Il n’a obtenu que deux voix : celle de Lamartine et celle de Victor Hugo.
Le 21 août 1850, au Père Lachaise, c’est le même Hugo qui prononce l’éloge funèbre :

“Dans les temps où nous sommes, toutes les fictions sont évanouies. Les regards se fixent désormais non sur les têtes qui règnent, mais sur les têtes qui pensent… Aujourd’hui, le deuil populaire, c’est la mort de l’homme de talent ; le deuil national, c’est la mort de l’homme de génie… A son insu, qu’il le veuille ou non, l’auteur de cette œuvre immense et étrange est de la forte race des écrivains révolutionnaires. Balzac va droit au but.”
Ce discours de Victor-Hugo a un accent tragiquement contemporain, car où sont passées les têtes qui pensent?

La Comédie humaine d’Honoré de Balzac a été éditée par l’éditeur Hetzel entre 1842 et 1848.

Rodin a rendu hommage à Balzac avec sa fameuse statue qui fit tant de bruit.

Hetzel Jules, éditeur français

1814 (Chartres) – 1886 (Monte-Carlo)

Hetzel éditeur des oeuvres de Balzac

Jules Hetzel

Hetzel est un passionné de littérature pour la jeunesse et du beau livre illustré. Ni les difficultés matérielles, ni l’exil jusqu’à l’amnistie de 1859 ne désarment cet idéaliste qui veut faire les livres de ses rêves.
En 1860, il retrouve son ami de collège Jean Macé (futur fondateur de la Ligue de l’enseignement), publie son Histoire d’une bouchée de pain et devant le succès, s’enhardit à préparer l’édition du périodique de qualité pour la jeunesse auquel il songe.
Son principe : ne publier que les ouvrages des écrivains qu’il aime.
Un jour d’automne, en 1862, un débutant, nommé Jules Verne lui apporte un récit inspiré des expériences de Nadar dans le domaine de l’aérostation Cinq semaines en ballon.
“Refaites vite votre roman et rapportez-le moi, je le publierai sans retard”. 802 lettres de Jules Verne et des milliers d’autres témoignent de l’amitié et de la confiance qui sont nées ce jour-là.
Hetzel dont le flair est célèbre dans tout ce qui touche la littérature s’assure les droits exclusifs sur les œuvres de ce jeune auteur qui devient la vedette de sa maison pendant plus de 40 ans, pour 3 000 francs par volume.

1840-42 : Scènes de la vie publique et privée des animaux

Balzac

Honoré de Balzac

1842-48 : La Comédie humaine de Balzac
1843 : Le nouveau magasin des enfants
1843 : Le voyage où il vous plaira
1844 : Le Diable à Paris
1853 : Les Châtiments de Victor Hugo
1860 : L’Histoire d’une bouchée de pains
1862 : Cinq semaines en ballon de Jules Verne
1864 : Magasin d’éducation de récréation