Le protectionnisme à la fin du XIXe siècle

Jules Méline

Jules Méline

La guerre des tarifs : le 11 janvier 1892 était votée la loi Méline sur le protectionnisme.

La concurrence des blés américains, la restriction du crédit qui suit le krach de l’Union générale, entretiennent une crise qui dure depuis dix ans et que confirme une baisse des prix agricoles.
Les agriculteurs obtiennent des hausses sur certains prix, mais il faut la loi Méline du 11 janvier 1892 pour rétablir véritablement le protectionnisme en France. Elle provoque des réactions très dures de la Suisse et entraîne une guerre des tarifs avec l’Italie.
L’Europe est à l’heure du protectionnisme ; la reprise mondiale en 1895 ne fera que renforcer cette tendance au mépris du dynamisme économique et du progrès par la modernisation.

Jules Méline

Jules Méline

Méline Jules, homme politique français
1838 (Remiremont) – 1925 (Paris)

Méline est le symbole du retour à la terre, du salut par la terre et s’il a beaucoup œuvré pour les agriculteurs au cours de sa carrière d’homme politique, le  mélinisme a pris aujourd’hui un sens assez péjoratif.
Avocat, opposant  républicain sous l’Empire, il participe au gouvernement de la Défense nationale mais, élu membre de la Commune, il refuse d’y  siéger. Sous la IIIe République, il réalise un parcours politique assez traditionnel, député, sous-secrétaire d’état, ministre, président de la Chambre, puis président du Conseil, candidat à la  présidence de la République, sénateur.
Chef du mouvement protectionniste, très lié aux industriels tisseurs des Vosges, il est à l’origine du premier relèvement, encore léger, des droits sur certains articles manufacturés (1881). Il se rallie assez tardivement au protectionnisme agricole et fait établir des tarifs douaniers sur le sucre, le bétail et les céréales, pour lutter contre la baisse des prix (1885). Il crée aussi le célèbre “poireau” pour services rendus à l’agriculture : le Mérite agricole (1883). C’est entre 1895 et 1898,  pendant sa présidence du conseil qu’il subit son  échec le plus grave.  Longtemps il affirme péremptoirement : “Il n’y a pas d’affaire Dreyfus” et c’est lui qui fait exercer après le J’accuse les poursuites contre Zola.
Président de la commission agricole au Sénat, il s’occupe pendant la  guerre du ravitaillement des armées en viande. Sa politique protectionniste a marqué durablement la France.

1870 : adjoint au maire du 1er arrondissement à Paris
1872-1903 : député des Vosges
1883-85 : ministre de l’Agriculture
1888-89 : président de la Chambre des députés
Avril 1896 : président du Conseil
Juin 1898 : il démissionne de la présidence du Conseil
1899 : candidat à la présidence de la République
1903-25 : sénateur
1905 : publication du Retour à la terre
1915-16 : ministre de l’Agriculture
Ouvrages : Retour à la terre – Salut par la terre

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