L’art a-t-il un pouvoir sur la société?

cerveau6Quelques notes sur le théâtre, en marge de l’écriture et de la création de la pièce de théâtre sur le cerveau: Les aiguille de l’horloge n’indiquent plus la même heure.

Le rôle révolutionnaire du créateur n’existe que par la force de cette idée que chacun d’entre nous peut dire Moi Je et par le cri de révolte: “je ne suis pas une machine”.

Pour Vsevolod Meyerhold, l’affirmation de cette liberté humaine n’est convaincante que dans une atmosphère de fête et de légèreté qui se révèle comme la marque du pouvoir des humains sur leurs semblables et sur le déroulement du temps.

La tentation du modernisme pour Meyerhold était de croire au pouvoir de l’art sur la société ou plus précisément de penser que l’autonomie de l’art signifie son pouvoir.Cela signifie abolir les rêves d’un imaginaire qui refuserait de se laisser contrôler. La modernité conduit Meyerhold à entrer dans un nouveau champ d’activité lié aux questions du pouvoir. Tout en démontrant ainsi qu’aucune pièce de théâtre n’est innocente, il précise bien que le théâtre n’est pas une tribune d’où l’on profère des idées.

Le pouvoir de l’art naît  des rythmes incessants qui font s’entrechoquer rêve et réalité et du caractère incantatoire du théâtre.

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