Lecture: boîte à outil pour apprendre à lire

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Apprentissage de la lecture

Fabriquez pour votre enfant une boîte à outil pour apprendre à lire.

Découpez des carrés de carton épais de différentes couleurs et écrivez tous les sons que vous voyez ci-contre, complétez ceux qui manquent.

Utilisez des cartons de même couleur pour les sons qui se prononcent de manière identique.

Cette boîte à outils de sons ne contient pas TOUTES les possibilités. Elle se trouve, en complément, à la fin de la méthode d’apprentissage de la lecture.
L’important est d’apprendre à l’enfant comment construire le mot, de bien lui faire écouter les sons qu’il entend dans le mot.

Si on lui dit:
– « tondu », il va prendre les legos « t », « on », « d » et « u »

– « tonitruant », il va prendre les legos « t », « o », « n », « i », « tr », « u » et « ant ».
Il ne prendra pas le « on », car il ne l’entend pas dans le mot !

Cette boîte à outils vient en complément de la méthode d’apprentissage de la lecture

accident de lettres, installation de Maryvonne Pellay

accident de lettres, installation de Maryvonne Pellay

Les curiosités de l’orthographe

Si l’on n’y prend garde, l’orthographe nous joue est tours, car la langue souffre parfois d’accidents de logique.

Je vous propose un petit parcours dans les anomalies et curiosités de la langue.

Quel est le mot à qui, lorsqu'on lui rajoute un r au début, on doit enlever un c au milieu?





On écrit sucer, comment écrit-on le fait de sucer?





Lequel de ces mots est mal orthographié?





L'un de ces quatre mots n'a pas le bon nombre de "f", lequel?





L'un de ces mots n'a pas le bon nombre de "l", lequel?





Où manque-t-il un accent circonflexe?





Trouvez la faute d'orthographe





Apprenez à compter sans faute d'orthographe:





Où manque-t-il un trait d'union?





Lequel de ces verbes donne naissance à un substantif prenant deux "s"?







Apprenez à être pédagogue

Pour utiliser la méthode d’apprentissage de la lecture, apprenez à être pédagogue.

pedagogieC’est au pédagogue à se plier à l’enfant et non l’inverse. Apprenez à connaître l’enfant pour savoir comment élargir le cercle de ses idées:

– être attentif au corps de l’enfant: dans quelle position est-il le plus réceptif, au bout de combien de temps il faut le faire bouger avant de capter de nouveau son attention?

– s’accommoder du fait que la curiosité enfantine est superficielle et volage, elle abandonne rapidement son objet.

Il faut être capable de suivre ce papillonnement de la pensée enfantine et de tirer parti de rapprochements les plus imprévus que fait l’enfant dans son désir d’assimiler à une chose connue, une chose qui lui paraît étrange et nouvelle.

Les conditions de l’attention

surprendre

ours © CD-rom Montagne, passion, émotion

Endossez le rôle de tuteur pour apprendre à lire à un enfant. Le temps de concentration de l’enfant entre 4 et 7 ans est très court. Et même avec la meilleure méthode du monde  si vous n’arrivez pas à créer les conditions de l’attention chez l’enfant, vous n’obtiendrez pas de résultat.

Attention de ne pas confondre les causes et les conditions de l’attention.

Les conditions objectives de l’attention nécessitent un excitant extérieur de qualité et d’intensité suffisantes. Il faut donc commencer la leçon en trouvant des éléments susceptibles de déclencher des émotions de surprise, d’étonnement, de crainte ou de plaisir (son, illustration). Il faut en changer à chaque leçon sinon la sensation devenue habituelle ne déclenche plus l’attention. Vous devez de préférence trouver un stimulus qui varie ou qui a des proportions inhabituelles.

Bref pour stimuler l’attention de l’enfant, il faut le surprendre et l’étonner, créer du nouveau et de l’imprévu. A chaque leçon, faites marcher votre imagination pour trouver un stimulus adapté.

Une autre condition de l’attention est le bon état physiologique de l’enfant : il ne doit avoir ni faim, ni soif, ni sommeil ni être en train de digérer. Il ne doit pas être distrait par un environnement agité (d’autres enfants en train de jouer par exemple). Trouvez donc la bonne heure pour votre quart d’heure d’apprentissage de la lecture quotidien.

Enfin ne vous risquez pas à apprendre à lire à un enfant qui ne porte aucun intérêt à la lecture. Vous allez l’en dégoûter.  Mais comme dit Théodule Ribot: “la base de l’intérêt est toujours affective”. Tant que vous n’avez pas éveillé  l’intérêt de l’enfant, il ne pourra jamais être attentif.

bibliographie : L’école attentive de Paul Bernard

Mettez-vous à la place d’un enfant qui apprend à lire

apprendre à lire

la loi Falloux © 1948-1914 Toute une histoire

On vous apprend l’alphabet, on vous dit:

– ça c’est un “cé”. Puis quelques instants plus tard, on vous dit caca, ça s’écrit avec un “cé”….

On vous dit, lorsqu’il y a un e muet à la fin de “allongée”, c’est la marque du féminin, alors féminité serait masculin…question de genre!

On vous dit  que “ill”, ça fait “yeee” et alors la ville part en vrille. On vous apprend le “ien” comme dans bien, et alors comment prononce-t-on scientifique?

Mettez-vous dans la peau d’un enfant qui apprend à lire et notez toutes les tracasseries de l’orthographe française que vous rencontrez dans une journée, faites le tri entre celles que vous souhaiteriez garder (comme le “ph” de philosophie, philanthrope, etc….lorsqu’on sait que philos veut dire aimer en grec!) et celles que vous trouvez totalement inutiles (on pourrait vraiment décider de rajouter un “e” muet à la fin de tous les noms féminins! Ou un “s” muet  à tous les pluriels.

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