Marelle universelle pour confinement

marelle

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Les multiples usages de la marelle

Je vous propose un moyen pédagogique, sportif et jouissif pour lutter contre la morosité du confinement : la marelle. Son dessin est le dessin traditionnel. Elle peut tenir dans n’importe quel appartement : sur du carrelage ou du plancher, utilisez du scotch d’emballage pour la délimiter. Sur de la moquette…faites preuve d’imagination ou utilisez de gros marqueurs, une bonne raison pour changer la moquette (pleine d’acariens!) après le confinement.

Il suffit de faire des cases de la taille du plus grand pied des participants.

Et maintenant le mode d’emploi un peu inhabituel (bien que vous pouviez garder le traditionnel envoi d’un palet dans les cases successives) mais ce qui en fait un jeu inépuisable est l’usage suivant:

Pédagogique :

– Réviser les tables de multiplication : à chaque case énoncer par exemple 3 fois 1-3, 3 fois 2-6, etc. Comme vous le verrez il faut connaître sa table jusqu’à 3 fois 11! Et bien sûr faire le concours entre enfants et adultes. Les adultes vont croire que c’est facile, mais énoncer tout fort, sans se tromper, sans hésiter, et sauter à cloche pied sans s’arrêter, pas si facile. Imaginer une récompense pour le gagnant bien sûr.

Et pour les plus petits : compter, dire les lettres de l’alphabet.

– Réviser les fleuves de France, du monde, les capitales, les pays etc…les stations de métro!

– Apprendre les arbres, les fruits, les légumes. Je me souviens d’un fou-rire avec mes filles il y a quelques années : nous avions choisi les fruits, croyant que c’est facile de trouver 12 fruits différents…Une seule y est arrivée et au bout de plusieurs essais, les adultes n’y sont pas arrivés. Toujours la même difficulté : parler, réfléchir et sauter en même temps!

Psychologique :

– 11 choses qu’on aime puis 11 choses qu’on déteste (une façon ludique de se dire les choses en face au lieu de les ruminer)

– 11 personnes qu’on aime puis 11 personnes qu’on déteste (une façon ludique de foutre la m…dans la famille

Culturel :

– 11 auteurs français, ou 11 auteurs étrangers

– dire une poésie ou un texte en disant un mot par case

Je suis sûre que vous allez inventer bien d’autres sujets…

Exercice physique, joie collective, culture et compétition assurés!

 

Combretum pour faciliter la digestion

Combretum

Combretum ©Secrets de plantes

Le combretum ou kinkéliba,

Combretum micranthum, de la famille des Combretaceae est un arbrisseau originaire d’Afrique tropicale.
Il est très commun dans tout le Sahel et en particulier au Sénégal, au Niger et au Soudan. Cet arbuste touffu peut atteindre 5 mètres de haut. L’extrémité de ses branches s’enroule en spirale autour des corps voisins. Les feuilles opposées et entières sont rétrécies en pointe à l’extrémité. Leur face supérieure est glabre et luisante et leur coloration vert sombre devient brun rougeâtre lorsqu’elles se dessèchent. Les fleurs en épi sont petites, à 4 pétales blancs ou rosés ; elles apparaissent lorsque les feuilles se renouvellent. Leur fruit est un akène dont la graine, rouge brun, possède 4 ailes membraneuses.

Apprenez à l’identifier avec la flore

Usages

Graines et feuilles, cueillies encore vertes avant l’évolution du fruit, constituent la matière médicale du combretum.
Le combretum a des propriétés cholagogues, diurétiques et dépuratives.
Il a aussi des vertus stomachiques.
Les extraits de combretum sont utilisés pour faciliter les fonctions d’élimination de l’organisme (élimination de la bile et de l’eau) et pour faciliter la digestion.

En Afrique occidentale on en utilise traditionnellement les feuilles contre la fièvre bilieuse hématurique -complication du paludisme-, les toux, bronchites, malaria, troubles de l’estomac et de la digestion, fièvres et diarrhées des nourrissons, la lèpre ainsi que pour laver les blessures.
Agissant particulièrement sur la digestion, le combretum est le “guérit-tout” des Africains.
En Afrique et à Madagascar, on a coutume d’employer les graines pour éliminer les vers intestinaux.
Le combretum possède des propriétés anti-inflammatoires et anti-radicalaires. Les flavonoïdes et les acides phénoliques qu’il contient favorisent le maintien de l’élasticité de la peau.
Le combretum est utilisé comme combustible et pour faire du charbon de bois.
Les pousses servent à la construction des huttes, au tressage des corbeilles, à la confection de lits, de chaises, etc.
En Gambie, on dit que les nouvelles feuilles du combretum entièrement déployées annoncent le début de la saison des pluies.

Composition chimique et usages actuels

La feuille renferme :
– des glucides représentés par des oses (fructose, galactose, glucose) et des osides (saccharose)
– des traces de lipides composés d’acides gras (acide palmitique, acide oléique et acide linolénique)
– 2 % d’insaponifiables
– 4 à 15 % de matières minérales (aluminium, calcium, chlore, magnésium, manganèse, phosphate, potassium, silicium, soufre)
– des acides organiques tels que : acide malique, acide glycolique et acide lactique
– des composés phénoliques principalement :
. des acides phénoliques, notamment l’acide férulique et l’acide gallique
. des flavonoïdes : des flavones (isovitexine, orientine, vitexine) et des flavonols (catéchine)
. des proanthocyanidines (oligomères procyanidoliques et 8 à 12 % de tanins catéchiques)
– des traces d’alcaloïdes
– des substances azotées dont la choline

Le combretum a des propriétés cholagogues, diurétiques et dépuratives.
Les flavonoïdes et les acides phénoliques qu’il contient favorisent le maintien de l’élasticité de la peau. Ils sont inhibiteurs de l’élastase et de la hyaluronidase. Le combretum possède des propriétés anti-inflammatoires et anti-radicalaires. Il a aussi des vertus stomachiques.

Usages pharmaceutiques

Les extraits de combretum sont utilisés pour faciliter les fonctions d’élimination de l’organisme (élimination de la bile et de l’eau) et pour faciliter la digestion.

Utilisations cosmétique

Les extraits de combretum ont des activités purifiantes, raffermissantes, restructurantes et reminéralisantes. Par ailleurs, ils possèdent des vertus adoucissantes, anti-radicalaires et anti-âge.

L’ensemble de ces propriétés font des extraits de combretum un bon actif dans :
– des produits capillaires (shampooings pour cheveux secs, normaux, abîmés et fragiles)
– des laits nourrissants pour le corps
– des produits pour les mains
– des produits pour le visage (crèmes pour bébés, pour peaux normales, matures et fragiles, crèmes pour le contour des yeux)

Folklore

Kinkéliba est la dénomination malgache des feuilles de plusieurs espèces de combretum utilisées pour leur fonction diurétique.

à Paris, autour de la station de métro Château rouge, vous découvrirez un véritable marché africain. Dans les boutiques à l’entour, vous trouverez, entre autres, le kinkeliba vendu sous forme de feuilles ficelées de liane comme une longue corne : sa qualité est excellente.

Monument aux morts du Covid-19?

monument aux morts

caricature de l’Assiette au beurre

Puisque le covid-19, c’est la guerre, il faudra forcément un monument aux morts…

Je vais citer La Peste d’Albert Camus (à lire ou relire en ce moment), littéralement en ne remplaçant que peste par Coronavirus:

“- Dites, docteur, c’est vrai qu’ils vont construire un monument aux morts du Coronavirus?

– Le journal le dit. Une stèle ou une plaque.

– J’en étais sûr. Et il y aura des discours.

Le vieux riait d’un rire étranglé.

– Je les entend d’ici: “Nos morts….” et ils iront casser la croûte.”

Qu’allons-nous construire pour honorer les soignants et les morts après le Covid 19? Une couronne à virus?

Le sport de le célébration des morts et des héros n’est pas nouveau,

La statuomanie et la souscription furent le grand sport du XIXe siècle. Les places publiques, les carrefours nouvellement aménagés, les façades des bâtiments officiels accueillent de plus en plus de statues, de bustes (en pierre ou en bronze) représentant les célébrités ou tout au moins les gloires de l’époque.
La statuomanie s’était emparée de la République, fière de ses grands hommes, des plus petits aux plus grands, du moment qu’ils ont foi dans le progrès et qu’ils croient en la perfectibilité de l’homme. On rend hommage ainsi à ses morts que l’on honore et que l’on respecte : c’est le culte laïc, patriotique et démocratique du “Grand Homme”. La statue, image et message à la vertu éducatrice, ancrés au cœur de la cité, c’est un peu la nouvelle religion laïque née du XIXe siècle.
Souvent financée par la souscription publique, la statuomanie se développe à partir de 1830 et sous le Second Empire, connaissant son apogée sous la IIIe République.

le Voeu au Sacré-Coeur, en 1873

le Voeu au Sacré-Coeur, en 1873

Le plus grand “monument aux morts” fut le Sacré-Coeur de Montmartre, (pour panser la défaite de 1870 et encourager les Français à retourner se battre pour reconquérir l’Alsace et la Lorraine), construit grâce à une souscription où chacun apporte “sa” pierre”

Le 24 juillet 1873, l’Assemblée nationale vote l’édification, sur la colline populaire de Montmartre, de l’église du Sacré-cœur, dite du vœu national.
A la suite d’un concours (1874), le projet est confié à Monsieur Abadie et la première pierre est posée en grande pompe le 16 juin 1875, par l’archevêque de Paris qui y choisit l’emplacement de sa sépulture.
Un sanctuaire provisoire est inauguré le 3 mars 1876 pour que les fidèles puissent venir faire leurs offrandes ; c’est grâce à la souscription populaire que l’église a été élevée.
La construction est difficile ; il faut remplir de maçonnerie 83 puits de 38 mètres de profondeur.
En souvenir de ce 16 juin 75, le mois de juin deviendra le mois des pèlerinages traditionnels au Sacré-cœur.

Le “monde d’après”, après la guerre de 1945

1945 : Projet pour la fête de la paix par Humbaire, Jean Picard le Doux, Tita Terrisse et Hétrau

1945 : Projet pour la fête de la paix par Humbaire, Jean Picard le Doux, Tita Terrisse et Hétrau

Il faut se réhabituer à la paix, alors, en plus du monument aux morts, on projette de grandes choses…

Il y a soixante dix ans, Paris reprenait ses marques dans la paix…Les collections des grands couturiers donnent une impression d’élégance et de gaîté.

Peintres, sculpteurs et architectes exposent, au Salon de l’imagerie en 1945, des projets de décoration des rues de Paris en vue de la célébration d’éventuelles fêtes de la paix…qui n’auront jamais lieu.
Les ouvrages proposés procèdent de deux convictions opposées:  l’une respecte les architectures existantes et l’autre conduit à leur oubli privilégiant la mise en scène pour des fêtes populaires.

La pénurie attend l'abondance par Hétreau

La pénurie attend l’abondance par Hétreau

Témoin le projet pour l’Opéra qui campe une perspective de tribune de tournois avec un déploiement fastueux de tentures.

“Solution élégante, pratique, riche en motifs hauts de couleurs.”

On parle beaucoup du monde d’après COVID 19… En particulier en terme d’écologie. Qui est à même de le concevoir et de le porter?