{"id":2428,"date":"2010-09-30T07:56:32","date_gmt":"2010-09-30T05:56:32","guid":{"rendered":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/?p=2428"},"modified":"2020-06-10T16:39:46","modified_gmt":"2020-06-10T14:39:46","slug":"la-toilette-de-henri-de-toulouse-lautrec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2010\/09\/la-toilette-de-henri-de-toulouse-lautrec\/","title":{"rendered":"Rousse ou la Toilette de Henri de Toulouse Lautrec"},"content":{"rendered":"<!-- google_ad_section_start --><div id=\"attachment_2448\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/toilette.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2448\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2448\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/toilette-240x300.jpg\" alt=\"Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec - Mus\u00e9e d'Orsay\" width=\"240\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/toilette-240x300.jpg 240w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/toilette-120x150.jpg 120w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/toilette.jpg 642w\" sizes=\"(max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2448\" class=\"wp-caption-text\">Rousse ou La Toilette, Henri de Toulouse Lautrec &#8211; Mus\u00e9e d&#8217;Orsay<\/p><\/div>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Femme fleur<\/span><\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Par son observation cruelle, implacable, Toulouse Lautrec se rapproche des Huysmans, des Becque, et de tous ceux qui afficheraient sur la physionomie ext\u00e9rieure, sur le masque, l\u2019intimit\u00e9 de l\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb, quel bel hommage de Roger Marx.<br \/>\n\u00ab Par un dessin qui n\u2019est pas un calque \u00e0 doubler la r\u00e9alit\u00e9, mais un ensemble de signes qui la sugg\u00e8rent, Toulouse Lautrec immobilise la vie en embl\u00e9matures inattendues. \u00bb F\u00e9lix F\u00e9n\u00e9on est un farouche d\u00e9fenseur du peintre.<br \/>\nPlong\u00e9e sur le dos nu de cette jeune femme \u00e0 la sortie du tub. Intimit\u00e9 \u00e9motionnelle, \u00e9rotisme absent, lumi\u00e8re bleut\u00e9e sur l\u2019ossature fine et l\u00e9g\u00e8re, travail de la chair inexistant. Sous le pinceau rapide, de petits traits nerveux extirpent du drap\u00e9 silencieux, une \u00e9blouissante corolle, de la chevelure auburn, un \u00e9clatant pistil. Un mod\u00e8le de fleur s\u2019\u00e9panouit. Observez cette alchimie des formes.<\/p>\n<p>1889<\/p>\n<p>dimensions 64 cm x 54 cm<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Sujet<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Couramment appel\u00e9e <em>La toilette<\/em>, cette \u0153uvre est probablement celle envoy\u00e9e par Toulouse-Lautrec \u00e0 l&#8217;exposition du groupe des XIX \u00e0 Bruxelles en f\u00e9vrier 1890 sous le titre de <em>Rousse<\/em>, et qu&#8217;il d\u00e9crit quelques mois plus tard dans une lettre : &#8220;Femme rousse assise par terre, de dos nue&#8221;.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Son ex\u00e9cution serait donc \u00e0 situer en 1889 et non en 1896 comme on l&#8217;admet g\u00e9n\u00e9ralement.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Une femme rousse, comme les aimait tout particuli\u00e8rement l&#8217;artiste, repr\u00e9sent\u00e9e de dos \u00e0 demi nues, \u00e0 sa toilette, dans l&#8217;atelier de Lautrec \u00e0 Paris \u00e0 Montmartre, rue Caulaincourt. On y reconna\u00eet les si\u00e8ges en rotin qui figurent dans d&#8217;autres tableaux de Toulouse-Lautrec. Dans la peinture ancienne, le nu devait avoir pour pr\u00e9texte un sujet mythologique. Courbet puis Degas en peignant ou dessinant au pastel des s\u00e9ries de femmes \u00e0 leur toilette avaient r\u00e9volutionn\u00e9 le genre.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Cette \u0153uvre trahit l&#8217;admiration de Toulouse-Lautrec pour Degas et sa vision moderne. Toulouse Lautrec est n\u00e9 en 1864, il dispara\u00eet en 1901, sa carri\u00e8re tr\u00e8s br\u00e8ve est pourtant accomplie.<br \/>\nC\u2019est un nu mais il n\u2019est nullement acad\u00e9mique, c\u2019est un travail sur le mod\u00e8le mais on sent parfaitement quelle femme est l\u00e0 qui nous tourne le dos, c\u2019est une pose statique mais on a le sentiment d\u2019un mouvement, c\u2019est une peinture \u00e0 l&#8217;essence tr\u00e8s rapide.<br \/>\nC\u2019est le moment de la pose que Lautrec nous montre, il veut tout peindre de cet instant qui pour lui est un instant de sa vie de peintre\u00a0;on \u00ab\u00a0fait\u00a0\u00bb le corps d\u2019une femme, mais le sujet n\u2019est pas le corps lui-m\u00eame, mais elle, cette femme pr\u00e9cis\u00e9ment et pas n\u2019importe laquelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Tout est pour Lautrec mati\u00e8re \u00e0 portrait et cette jeune femme dont nous ne voyons pas le visage devient un corps-visage. Il nous la fait ressentir comme quelqu\u2019un de r\u00e9el jouant le r\u00f4le du mod\u00e8le sur la sc\u00e8ne du grand th\u00e9\u00e2tre de la peinture. Elle montre son corps bien sur, mais si peu, le dos pas enti\u00e8rement, une jambe, un peu. Pourtant cette rousse est l\u00e0 enti\u00e8rement.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Lautrec ne peint pas un dos, il peint quelqu\u2019un. Il est pour cela, un des h\u00e9ritiers les plus consid\u00e9rables de Manet.<br \/>\nCette jeune femme sort de sa toilette, on sait qu\u2019\u00e0 ce moment le corps prend un \u00e9clat particulier, et la peau une fra\u00eecheur bien faite pour s\u00e9duire un peintre; un tub figure dans le haut de la peinture, mise en contigu\u00eft\u00e9 avec la chevelure de la jeune femme et par l\u00e0 avec son corps. On a \u00e9tendu un drap par terre sur le tapis, ou peut-\u00eatre les jupons de la toilette de cette femme\u00a0; \u00e0 gauche un fauteuil de rotin sur lequel est jet\u00e9e une robe rose, en face un autre fauteuil de rotin celui-la vide mais tr\u00e8s pr\u00e9sent. Au del\u00e0 du tapis les lattes du parquet et en haut du tableau une sorte de drap\u00e9, rideau ou couvre-lit.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Composition<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Toulouse-Lautrec adopte un point de vue inhabituel dans la peinture, une vue d&#8217;en haut et de c\u00f4t\u00e9\u00a0: une sorte de \u00abplong\u00e9e\u00bb comme dirait un cin\u00e9aste, qui am\u00e9nage la <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2012\/10\/composition\/\">composition<\/a> triangulaire dans une g\u00e9om\u00e9trie spatiale qui participe, comme nous allons le voir, du mouvement du tableau. Le personnage s\u2019inscrit dans un triangle, le dos de cette femme se dresse verticalement faisant deux angles\u00a0: Aigu pour la jambe et le corps, et droit pour le bras et le torse.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La diagonale est donn\u00e9e par la ligne de la colonne vert\u00e9brale, c\u2019est l\u2019axe autour duquel tourne toute la composition. Le mouvement auquel elle ob\u00e9it est un mouvement cach\u00e9 n\u00e9anmoins perceptible, il est sugg\u00e9r\u00e9 par la forme du fauteuil de droite, rond et torsad\u00e9, ce fauteuil n\u2019a aucune raison apparente d\u2019\u00eatre l\u00e0 si ce n\u2019est qu\u2019originellement le peintre y \u00e9tait peut-\u00eatre assis, il aurait chang\u00e9 de point de vue, se serait lev\u00e9 aurait contourn\u00e9 le mod\u00e8le en restant debout et choisi cet angle sur le personnage de dos. Lautrec a voulu laisser la trace de cela dans le tableau, la forme du fauteuil est en quelque sorte le moteur de ce d\u00e9placement, de ce changement de point de vue\u00a0;Le si\u00e8ge est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans le tableau et son vide encore plus .<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Avoir assis une femme par terre et passer derri\u00e8re elle pour la peindre est un peu \u00e9trange\u00a0; la raison en est sans doute que Lautrec voulait un point vue particulier o\u00f9 l\u2019aspect \u00e9rotique du nu passe en second au profit de l\u2019impression que donnait ce dos jeune et cette chevelure rousse nou\u00e9e d\u2019un foulard rouge.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le mod\u00e8le a gard\u00e9 un jupon et les linges sur lesquels elle est assise l\u2019entourent irr\u00e9guli\u00e8rement, Lautrec avait une intention dans cette composition\u00a0; \u00e0 la premi\u00e8re vision de cette \u0153uvre d\u2019une tr\u00e8s grande beaut\u00e9, l\u2019impression cach\u00e9e qui appara\u00eet est celle d\u2019 une blancheur au milieu de la quelle le peintre aurait d\u00e9pos\u00e9 le corps de la femme.<br \/>\nLes lignes de composition sont dans ce tableau fort int\u00e9ressantes, car Lautrec am\u00e9nage une sorte de perspective par des lignes directionnelles disparate\u00a0: par exemple celle de la cuisse continu\u00e9e par la ligne m\u00e9diane de la torsade du pied du fauteuil et de l\u2019autre celle passant par la base du si\u00e8ge de gauche et rejoignant celle de l\u2019autre fauteuil\u00a0; les lignes des lattes du parquet faisant la diagonale oppos\u00e9e et marquant l\u2019\u00e9loignement par leur \u00ab\u00a0diminuando\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Lumi\u00e8re, couleur<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Lautrec pratique comme nous l\u2019avons vu plus haut une sorte de fusion entre le dessin et la peinture, sans doute voulait il par l\u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019ex\u00e9cution et donc en augmenter la vitalit\u00e9\u00a0; toujours est il qu\u2019on peut ici admirer sa virtuosit\u00e9 quant \u00e0 la reproduction d\u2019une <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2012\/11\/la-lumiere-dans-les-tableaux\/\">lumi\u00e8re<\/a>. Celle-ci vient du haut (sans doute d\u2019une verri\u00e8re) et de la droite du lieu d\u00e9crit, donc de notre gauche. Cette lumi\u00e8re est blanche bleut\u00e9 comme celle des jours de soleil\u00a0; mais les ateliers \u00e9tant orient\u00e9s au nord, sa teinte bleue vient du ciel. Elle enveloppe de cette couleur toute la sc\u00e8ne, la mani\u00e8re de Lautrec lui donne un aspect poudreux, tr\u00e8s \u00e9vocateur. Le peintre a fait vibrer cette lumi\u00e8re en jouant principalement sur l\u2019ocre et le bleu, deux couleurs compl\u00e9mentaires, y adjoignant du blanc d\u2019argent (ou de zinc) qui comme on sait est une couleur un peu translucide et permet de donner des rendus tr\u00e8s particulier comme c\u2019est le cas dans cette peinture.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Lautrec a bross\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et sans doute tr\u00e8s rapidement, c\u2019est en s\u2019approchant du mod\u00e8le que le travail s\u2019approfondit pour se concentrer sur le dos et la chevelure. Il crible son mod\u00e8le de <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2012\/11\/la-touche-et-la-matiere-en-peinture\/\">coups de pinceau<\/a> effil\u00e9s de cet ocre blanchi et file de long traits courbes de terre de Sienne br\u00fbl\u00e9e pour la chevelure, Il d\u00e9veloppe cette couleur sur le peu de joue qu\u2019on voit pour la rosir et sur l\u2019\u00e9paule gauche qui est dans l\u2019ombre de la t\u00eate. Il pose m\u00eal\u00e9 au blanc et au bleu, un rose l\u00e9ger dans les parties qui re\u00e7oivent la lumi\u00e8re du jupon et des linges sur lesquels le mod\u00e8le est assis.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Lautrec conna\u00eet bien la technique impressionniste qui consiste \u00e0 faire l\u2019ombre avec la compl\u00e9mentaire, il fonce les ombres de la chevelure en vert et utilise abondamment le gris de Paynes (qui est un gris bleut\u00e9) plut\u00f4t que le noir, pour le tapis et le bas qui chausse la jambe. Cette gamme de couleur restreinte donne au tableau cette tonalit\u00e9 de lumi\u00e8re subtile, forte et profonde.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Mati\u00e8re, forme<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Il y a dans la facture de Lautrec une mati\u00e8re qu\u2019on ne retrouve chez aucun autre peintre qui pratiquement tous, lorsqu\u2019il s\u2019agit de peindre un nu, cherchent la mati\u00e8re de la chair sous la peau. Manet avait donn\u00e9 \u00e0 son <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2011\/04\/olympia-dedouard-manet\/\"><em>Olympia<\/em><\/a> l\u2019apparence de l\u2019ivoire, Lautrec lui, curieusement car on sait le grave probl\u00e8me physique qui marqua sa vie, \u00e9voque dans sa peinture la mati\u00e8re et les formes de l\u2019 os. Cet aspect de son art est particuli\u00e8rement visible dans \u00ab\u00a0Seule\u00a0\u00bb pour en donner l\u2019exemple, mais il l\u2019est aussi dans \u00ab\u00a0La toilette\u00a0\u00bb\u00a0. Ses constructions sont en effet tr\u00e8s charpent\u00e9es sans pourtant aucune lourdeur, leurs ossatures sont l\u00e9g\u00e8res et fines, souvent complexes et toujours savantes.<br \/>\n<em>La Toilette<\/em> est une \u0153uvre clef en ce sens qu\u2019elle sort du circonstanciel et du monde qu\u2019il voulait peindre. C\u2019est une \u0153uvre de l\u2019intimit\u00e9 dans tous les sens possible, l\u00e0 Lautrec parle de l\u2019amour qu\u2019il porte \u00e0 la f\u00e9minit\u00e9, il prend son mod\u00e8le au sortir du tub, au moment du bien \u00eatre du corps, et non \u00e0 un moment d\u2019\u00e9rotisation\u00a0; c\u2019\u00a0est donc un corps de femme qui sort du contact de l\u2019eau et que la lumi\u00e8re nimbe de ciel.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le mouvement tournant autour d\u2019elle cr\u00e9e une \u00e9motion silencieuse\u00a0; on peut s\u2019interroger sur les id\u00e9es de Lautrec quant \u00e0 la dynamique du tableau et sa transmission \u00e0 l\u2019\u0153il, si l\u2019on remarque un curieux d\u00e9tail: le cercle clair qui entoure le pied de la jeune femme. Ce mouvement aboutit \u00e0 une position dominante du regard et forme une boucle dont on retrouve la forme dans la petite baignoire qui touche la t\u00eate, et dans la chignon d\u2019o\u00f9 sort une boucle de tissus rouge\u00a0; ces petits \u00e9l\u00e9ments fabriquent dans la perception un additif \u00e0 la torsade du pied du fauteuil, il se rattachent au personnage et int\u00e8grent la sensibilit\u00e9 du mod\u00e8le qui semble ressentir physiquement le mouvement du peintre, \u00e0 l\u2019\u00e9motion que donne le tableau renfor\u00e7ant ainsi la pr\u00e9sence de cette femme, augmentant sa part de vie dans l\u2019\u0153uvre.<br \/>\nLa rapidit\u00e9 de la touche, sa nervosit\u00e9 est au service d&#8217;un dessin pr\u00e9cis qui trouve la pose exacte et son rendu imm\u00e9diat.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La m\u00eame vision moderne s&#8217;exprime dans les pastels de Degas et dans les peintures sur carton de Toulouse-Lautrec.<br \/>\nC\u2019est un peintre d\u2019une grande rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution qui met au point des techniques \u00e0 cet effet, il travaille souvent \u00e0 la peinture \u00e0 l&#8217;essence sur des cartons, il en tire des effets de mati\u00e8re tr\u00e8s l\u00e9gers qui conviennent fort bien \u00e0 son style nerveux et synth\u00e9tique. Lautrec aime la transparence, la mani\u00e8re aquarelle qui permet des envol\u00e9es fulgurantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Il restitue la pr\u00e9sence des choses et des \u00eatres d\u2019abord par le dessin qu\u2019il peut tr\u00e8s bien laisser \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019esquisse pour en r\u00e9duire la force dans le tableau, comme c\u2019est le cas du fond de l\u2019atelier dans le portrait de Paul Leclerc, ou dans <em>Seule<\/em> o\u00f9 le dessin est la peinture se confondent; il est le premier \u00e0 mettre le dessin au centre du travail du peintre, Picasso le suivra sur ce chemin.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>La Toilette<\/em> est un instant port\u00e9 \u00e0 une sorte d\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2013\/01\/complements-sur-rousse-ou-la-toilette-de-henri-de-toulouse-lautrec\/\">Pour aller plus loin, quelques jeux d&#8217;observation.<\/a><\/p>\n<!-- google_ad_section_end -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<!-- google_ad_section_start --><p>Femme fleur \u00ab\u00a0Par son observation cruelle, implacable, Toulouse Lautrec se rapproche des Huysmans, des Becque, et de tous ceux qui afficheraient sur la physionomie ext\u00e9rieure, sur le masque, l\u2019intimit\u00e9 de l\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb, quel bel hommage de Roger Marx. \u00ab Par un&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2010\/09\/la-toilette-de-henri-de-toulouse-lautrec\/\">Suite &rarr;<\/a><\/p>\n<!-- google_ad_section_end -->","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[245,158],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2428"}],"collection":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2428"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2428\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13594,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2428\/revisions\/13594"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2428"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2428"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2428"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}