{"id":2971,"date":"2011-01-13T07:59:57","date_gmt":"2011-01-13T05:59:57","guid":{"rendered":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/?p=2971"},"modified":"2020-06-10T14:24:28","modified_gmt":"2020-06-10T12:24:28","slug":"reves-et-images-du-bonheur-au-xixe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2011\/01\/reves-et-images-du-bonheur-au-xixe\/","title":{"rendered":"R\u00eaves et images du bonheur au XIXe"},"content":{"rendered":"<!-- google_ad_section_start --><h2><span style=\"color: #800000;\">Patchwork de cr\u00e9ations et d&#8217;hommes<\/span><\/h2>\n<p>Ils ont fait r\u00eaver le XIXe si\u00e8cle, leur apportant plaisir et bonheur imm\u00e9diat ou esp\u00e9rance de mieux-\u00eatre, souvent d\u00e9\u00e7ue dans le futur. Ce tour d&#8217;horizon impressionniste des r\u00eaves et images du bonheur au XIXe si\u00e8cle donne le ton des projets, cr\u00e9ations et lois qui on fa\u00e7onn\u00e9 le si\u00e8cle.<\/p>\n<div id=\"attachment_2974\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT028.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2974\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2974\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT028-300x225.jpg\" alt=\"Biblioth\u00e8que\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT028-300x225.jpg 300w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT028-150x112.jpg 150w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT028.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2974\" class=\"wp-caption-text\">Biblioth\u00e8que Saint Genevi\u00e8ve<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1850 : La biblioth\u00e8que Sainte-Genevi\u00e8ve<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&#8220;fonctionnelle&#8221; pour le bonheur de lire.<\/p>\n<p>&#8220;Les plans sont ex\u00e9cut\u00e9s en 1843, la premi\u00e8re pierre pos\u00e9e le 12 ao\u00fbt 1844 et la biblioth\u00e8que ouverte le 15 d\u00e9cembre 1850&#8221;, relate Labrouste, son architecte. Elle est con\u00e7ue pour le travail et le bonheur des lecteurs, &#8220;fonctionnelle&#8221; et pens\u00e9e pour eux. Une r\u00e9volution \u00e0 l&#8217;\u00e9poque. &#8220;A la nouvelle mati\u00e8re qui vient de s&#8217;offrir \u00e0 nous, le fer, il faudra de nouvelles formes et de nouvelles proportions&#8221; -Leonce Raynaud-. L\u00e0 aussi Labrouste innove, il adapte la construction aux nouveaux mat\u00e9riaux, c&#8217;est l&#8217;art de bien b\u00e2tir, une conception de l&#8217;architecture nouvelle qui fera beaucoup d&#8217;adeptes, et pas seulement parmi ses \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<div id=\"attachment_2976\" style=\"width: 117px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/dameauxcameliax.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2976\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2976\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/dameauxcameliax-107x300.jpg\" alt=\"Affiche Sarah bernhardt dans La dame aux cam\u00e9lias\" width=\"107\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/dameauxcameliax-107x300.jpg 107w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/dameauxcameliax-53x150.jpg 53w\" sizes=\"(max-width: 107px) 100vw, 107px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2976\" class=\"wp-caption-text\">Affiche Sarah bernhardt dans La dame aux cam\u00e9lias<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1852: La Dame au Cam\u00e9lias, La Traviata&#8230;<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&#8220;L&#8217;amour est comme le linge de corps chez les femmes qui se respectent. Il faut en changer souvent si l&#8217;on veut qu&#8217;il dure.&#8221;<\/p>\n<p>La Dame aux cam\u00e9lias, Marie Duplessis dans la vie d&#8217;Alexandre Dumas fils, Marguerite Gauthier dans le roman, est une femme d&#8217;amour. L&#8217;argent n&#8217;est pour elle qu&#8217;un moyen pour approcher le bonheur, l&#8217;ivresse dont elle a besoin pour vivre.<\/p>\n<p>Se soigner ? C&#8217;est bon pour les femmes du monde qui ont une famille et des amis. La phtisie la br\u00fble, l&#8217;amour l&#8217;emporte. Il y a dans cette femme comme de la candeur, comme si elle en \u00e9tait encore \u00e0 la virginit\u00e9 du vice. Cette h\u00e9ro\u00efne romantique qui vit dans un d\u00e9cor de boulevard n&#8217;est pas la catin au grand c\u0153ur mais plut\u00f4t une femme qui aime \u00e0 aimer. Elle n&#8217;a qu&#8217;un seul vice : l&#8217;amour.<\/p>\n<p>Fusion entre un grand romantisme lyrique et une observation r\u00e9aliste, le roman qui fera la fortune de son auteur, est une des premi\u00e8res com\u00e9dies de m\u0153urs. Adapt\u00e9 pour le th\u00e9\u00e2tre, puis pour l&#8217;Op\u00e9ra (La Traviata de Verdi), il co\u00efncide avec le d\u00e9but du r\u00e9alisme \u00e0 la sc\u00e8ne.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1879: Maison de poup\u00e9e de Ibsen : la minorit\u00e9 a toujours raison.<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&#8220;L&#8217;esprit de v\u00e9rit\u00e9 et de libert\u00e9, voil\u00e0 les soutiens de la soci\u00e9t\u00e9&#8221;, \u00e9crit Ibsen. Dans Maison de poup\u00e9e, l&#8217;h\u00e9ro\u00efne refuse d&#8217;\u00eatre le jouet des conventions sociales. Elle n&#8217;admet pas non plus de ne pouvoir se d\u00e9gager de son pass\u00e9 et souffre de ne pouvoir payer une dette qui devient plus morale que concr\u00e8te, m\u00eame si elle a fait la faute d&#8217;emprunter malhonn\u00eatement pour aider son mari. Mais surtout elle l&#8217;a fait maladroitement et par l\u00e0, elle p\u00e8che contre les valeurs bourgeoises. Sa r\u00e9volte int\u00e9rieure la conduit \u00e0 tout abandonner, mari, enfants, foyer, justifiant ainsi son aspiration \u00e0 la libert\u00e9.<\/p>\n<p>Drame de la communication, mais aussi de la fragilit\u00e9 du bonheur et de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de l&#8217;imaginaire pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes humains.<\/p>\n<p>La femme h\u00e9ro\u00efne quitte ses poup\u00e9es et plonge dans le sordide du quotidien; les Scandinaves luth\u00e9riens se r\u00e9v\u00e8lent insupportables au sens strict et l&#8217;individu qu&#8217;Ibsen semble exalter n&#8217;a pas sa place dans une telle soci\u00e9t\u00e9. Un pi\u00e8ge et surtout un drame humain, qui va au del\u00e0 de la th\u00e8se et qui explique le succ\u00e8s mondial de l&#8217;\u0153uvre.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1884 : La loi Waldeck-Rousseau sur les syndicats: une loi plut\u00f4t mal accueillie dont les effets se mesureront plus tard.<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Depuis la suppression des corporations et des confr\u00e9ries en 1791, le triomphe de la &#8220;pens\u00e9e lib\u00e9rale&#8221; a permis d&#8217;interdire une &#8220;libert\u00e9&#8221; : celle de s&#8217;associer. Le Code p\u00e9nal napol\u00e9onien renforc\u00e9 par la loi d&#8217;avril 1834 interdit toute association de plus de 20 personnes form\u00e9e sans l&#8217;autorisation du gouvernement. Le Second Empire, qui autorise la gr\u00e8ve, maintient ce d\u00e9lit.<\/p>\n<p>Mais la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats professionnels et le besoin de solidarit\u00e9 se d\u00e9veloppent avec l&#8217;industrie : coop\u00e9ratives de production, soci\u00e9t\u00e9s de secours mutuels, chambres syndicales.<\/p>\n<p>L&#8217;association &#8220;sous toutes ses formes&#8221;, c&#8217;est la forme que prend, sous l&#8217;Empire, le r\u00eave du bonheur ouvrier.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;arriv\u00e9e des R\u00e9publicains au pouvoir et malgr\u00e9 la r\u00e9pression de la Commune, les syndicats se d\u00e9veloppent tr\u00e8s vite, m\u00eame \u00e0 Paris. Les premi\u00e8res f\u00e9d\u00e9rations nationales, apparaissent, toujours dans l&#8217;ill\u00e9galit\u00e9 !<\/p>\n<p>Il est temps d&#8217;agir. Waldeck-Rousseau va attacher son nom \u00e0 une loi d\u00e9battue pendant huit ans ! La loi du 21 mars 1884 :<\/p>\n<p>&#8211; abroge les interdits et les mesures r\u00e9pressives ;<\/p>\n<p>&#8211; autorise les &#8220;syndicats professionnels&#8221; \u00e0 se constituer sans autorisation, \u00e0 ester en justice, \u00e0 employer les sommes provenant des cotisations, \u00e0 poss\u00e9der les immeubles n\u00e9cessaires \u00e0 leur fonctionnement ;<\/p>\n<p>&#8211; autorise &#8211; ce fut fort difficile \u00e0 obtenir &#8211; les unions locales ou nationales de syndicats d&#8217;un m\u00eame m\u00e9tier ou de m\u00e9tiers diff\u00e9rents : c&#8217;\u00e9tait ouvrir la voie \u00e0 des solidarit\u00e9s plus larges, voire \u00e0 la solidarit\u00e9 de classe.<\/p>\n<p>Sur le moment, les syndicats prennent pourtant fort mal l&#8217;obligation de faire conna\u00eetre leurs statuts et le nom de leurs responsables, qu&#8217;on leur interdise la &#8220;politique&#8221;, mais \u00e0 long terme, la loi aura des effets tr\u00e8s b\u00e9n\u00e9fiques.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1887 : Le <em>Requiem<\/em> de Gabriel Faur\u00e9, un hymne \u00e0 la mis\u00e9ricorde et au bonheur<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&#8220;Dans le petit cimeti\u00e8re, les cercueils sont enfouis en plein sol. Un rosier rampe au long de la grille. Les cigales chantent dans les hauts cypr\u00e8s et l&#8217;\u00e9t\u00e9, le soleil chauffe tant la terre qu&#8217;elle semble bienfaisante aux morts.&#8221;<\/p>\n<p>&#8220;Donne leur le repos \u00e9ternel&#8221;, ainsi commence le Requiem de Faur\u00e9 grave et majestueux, une berceuse de la mort. &#8220;Pa\u00efen&#8221;, lui reprochent certains. Faur\u00e9 r\u00e9plique : &#8220;Mon Requiem? on a dit qu&#8217;il n&#8217;exprimerait pas l&#8217;effroi de la mort&#8230;mais c&#8217;est ainsi que je sens la mort, comme une d\u00e9livrance heureuse, une aspiration au bonheur d&#8217;au-del\u00e0 plut\u00f4t que comme un passage douloureux&#8230;Peut-\u00eatre ai-je d&#8217;instinct cherch\u00e9 \u00e0 sortir du convenu, voil\u00e0 si longtemps que j&#8217;accompagne \u00e0 l&#8217;orgue des services d&#8217;enterrement. J&#8217;ai voulu faire autre chose.&#8221;<\/p>\n<p>Faur\u00e9, dans son Requiem, veut oublier la terreur divine et ne croire qu&#8217;\u00e0 la mis\u00e9ricorde et au bonheur qu&#8217;elle assure dans l&#8217;au-del\u00e0.<\/p>\n<div id=\"attachment_2978\" style=\"width: 251px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/HEVT385.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2978\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2978 size-medium\" title=\"HEVT385\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/HEVT385-241x300.jpg\" alt=\"Edvard Munch\" width=\"241\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/HEVT385-241x300.jpg 241w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/HEVT385-120x150.jpg 120w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/HEVT385.jpg 387w\" sizes=\"(max-width: 241px) 100vw, 241px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2978\" class=\"wp-caption-text\">Le Cri, Edvard Munch<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1893 <em>Le Cri<\/em> d&#8217;Edvard Munch<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Un cri traversant la nature<\/p>\n<p>Ce Cri, symbole de l&#8217;homme moderne qui ne croit plus en Dieu et auquel la civilisation mat\u00e9rialiste n&#8217;apporte aucun bonheur.<\/p>\n<p>Comment le pousser ce cri et gr\u00e2ce aux impulsions lumineuses et color\u00e9es, produire une sensation sonore ? Par la perspective \u00e9clat\u00e9e ?<\/p>\n<p>Munch &#8220;n&#8217;a pas besoin d&#8217;aller \u00e0 Tahiti pour voir et ressentir ce qu&#8217;il y a de primitif dans la nature humaine. Il porte en lui son propre Tahiti.&#8221; -Un ami \u00e0 Berlin-<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 devient une simple mati\u00e8re premi\u00e8re \u00e0 travers laquelle sont transpos\u00e9s les sentiments&#8230;&#8221;le besoin qu&#8217;a l&#8217;homme d&#8217;ouvrir son c\u0153ur.&#8221; &#8220;Mes peintures sont ce que je dois apporter ; sans elles, je n&#8217;existe pas.&#8221; Telle est la v\u00e9rit\u00e9 de Munch.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1911 : Taylor et l&#8217;organisation scientifique du travail: la meilleure fa\u00e7on de marcher<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Pour augmenter la production, augmentons les rendements, pour le bonheur de tous. Les principes de direction scientifique des entreprises sont le r\u00e9sultat de milliers d&#8217;observations effectu\u00e9es par <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2020\/03\/reponse-taylor-aux-necessites-guerre\/\">Taylor<\/a> sur son lieu de travail (une usine de fabrication m\u00e9tallurgique).<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes ont port\u00e9, sur l&#8217;outillage, les temps, les mouvements et aboutissent aux grands principes :<\/p>\n<p>&#8211; on d\u00e9finit la forme optimale de chaque outil.<\/p>\n<p>&#8211; on d\u00e9compose en temps \u00e9l\u00e9mentaires chaque op\u00e9ration et l&#8217;on chronom\u00e8tre.<\/p>\n<p>&#8211; on supprime les mouvements inutiles en am\u00e9liorant l&#8217;environnement de travail.<\/p>\n<p>On obtient ainsi &#8220;the one best way&#8221;. : &#8220;la meilleure fa\u00e7on de marcher&#8221; ce qui r\u00e9sout les conflits sociaux, et garantit harmonie et bonheur.<\/p>\n<p>Tout le monde ne partage pas cet optimisme. Certains parlent d'&#8221;organisation du surmenage&#8221; et les Temps Modernes de Chaplin laisseront planer quelques doutes sur l&#8217;\u00e9panouissement de l&#8217;homme dans ces conditions de travail.<\/p>\n<div id=\"attachment_13557\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-13557\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-13557\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B-300x225.jpg\" alt=\"L'annonce faite \u00e0 Marie de Paul Claudel\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B-300x225.jpg 300w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B-150x113.jpg 150w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B-600x450.jpg 600w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/EVT541B.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-13557\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;annonce faite \u00e0 Marie de Paul Claudel<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1912 :<em> L&#8217;Annonce faite \u00e0 Marie<\/em> de Paul Claudel<\/strong><\/span><\/h3>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>&#8220;Ah, il \u00e9tait si triste et j&#8217;\u00e9tais si heureuse&#8221;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&#8220;Connais le feu dont je suis d\u00e9vor\u00e9e !&#8221; (Violaine)<\/p>\n<p>L&#8217;Annonce est par excellence la pi\u00e8ce claudelienne : il en a le projet en 1892 ; il \u00e9crit en 1901 la Jeune Fille Violaine. L&#8217;Annonce, en 1912, n&#8217;est qu&#8217;une nouvelle \u00e9criture de cette parabole. Elle conna\u00eetra plusieurs versions et Paul Claudel commentera avec soin leur mise en sc\u00e8ne (encore en 1948).<\/p>\n<p>C&#8217;est l&#8217;histoire de deux s\u0153urs, la bonne et la violente, l&#8217;histoire du sacrifice le plus haut : celui de l&#8217;amour de Violaine, de son corps, de sa vie. Violaine embrasse le l\u00e9preux Pierre de Craon, pour laisser son fianc\u00e9, Jacques, \u00e0 sa s\u0153ur, Mara. Elle ressuscitera l&#8217;enfant de Mara, et, par sa mort, r\u00e9concilie tous les siens, et trouve la paix et le bonheur.<\/p>\n<p>Myst\u00e8re en quatre actes et un prologue. Lumi\u00e8re et architecture &#8211; pas d&#8217;accessoires. Aucune recherche du pittoresque. Tout est subordonn\u00e9 \u00e0 l&#8217;interpr\u00e9tation dramatique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2979\" style=\"width: 219px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD20_11.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2979\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2979 size-medium\" title=\"CD20_11\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD20_11-209x300.jpg\" alt=\"Maeterlink\" width=\"209\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD20_11-209x300.jpg 209w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD20_11-104x150.jpg 104w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD20_11.jpg 335w\" sizes=\"(max-width: 209px) 100vw, 209px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2979\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;oiseau bleu de Maeterlink &#8211; V. Kornoukov dans le r\u00f4le du pain. Th\u00e9\u00e2tre d&#8217;art de Moscou<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>1909 : <em>L&#8217;oiseau bleu<\/em> de Maurice Maeterlinck<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Une partie de cache-cache ing\u00e9nue et formidable<\/p>\n<p>F\u00e9\u00e9rie en six actes et douze tableaux, publi\u00e9 en fran\u00e7ais par l&#8217;\u00e9diteur Fasquelle, L&#8217;Oiseau bleu du dramaturge belge Maeterlinck est mont\u00e9 d&#8217;abord dans sa traduction anglaise \u00e0 Londres en 1890, jou\u00e9 sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre artistique de Moscou en 1908.<\/p>\n<p>Une parent\u00e9 &#8220;animale&#8221; lie cette pi\u00e8ce \u00e0 celle d&#8217;Edmond Rostand, Chantecler, cr\u00e9\u00e9 quelque temps apr\u00e8s \u00e0 Paris. Il y a l\u00e0 presque toute la m\u00e9nagerie de l&#8217;arche de No\u00e9, histoire merveilleuse de deux enfants Tyltyl et Myltyl qui partent \u00e0 la recherche de l&#8217;oiseau bleu, symbole du bonheur et du savoir que l&#8217;on peut donner \u00e0 l&#8217;autre ; les h\u00f4tes feuillus de la for\u00eat, les \u00e9l\u00e9ments incarn\u00e9s, les produits fabriqu\u00e9s pensent et parlent dans la langue des hommes, une interpr\u00e8te personnifie m\u00eame le rhume de cerveau !<\/p>\n<p>Myst\u00e8re de l&#8217;existence, interrogation sur la r\u00e9alit\u00e9 du bonheur, cette qu\u00eate initiatique ressemble \u00e0 un conte, une vraie le\u00e7on de bont\u00e9 &#8220;suavement m\u00e9lancolique, d\u00e9licatement \u00e9mouvante&#8221;.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #800000;\">Les plus grands bonheurs de quelques c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s du XIXe<\/span><\/h2>\n<div id=\"attachment_2980\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD36_072.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2980\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2980 size-medium\" title=\"CD36_072\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD36_072-197x300.jpg\" alt=\"Tourgueniev\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD36_072-197x300.jpg 197w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD36_072-98x150.jpg 98w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD36_072.jpg 316w\" sizes=\"(max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2980\" class=\"wp-caption-text\">Ivan Tourgueniev<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>Tourgueniev Ivan, \u00e9crivain russe<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>1818 (Orel) &#8211; 1883 (Bougival)<\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>&#8220;Mon plus grand bonheur aura \u00e9t\u00e9 d&#8217;avoir rapproch\u00e9 mon pays du public europ\u00e9en&#8221;, ce bilan qu&#8217;il fait lui-m\u00eame de sa vie, est la plus belle des \u00e9pitaphes.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le 3 septembre 1883, le plus fran\u00e7ais des \u00e9crivains russes s&#8217;\u00e9teint en sa datcha de Bougival pr\u00e8s de Paris. Aujourd&#8217;hui, cette maison restaur\u00e9e h\u00e9berge un mus\u00e9e m\u00e9morial.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ses voyages et son exil d\u00e9finitif en 1871, il demeure fid\u00e8le \u00e0 la Russie centrale, \u00e0 sa patrie, au domaine familial de Spassko\u00ef\u00e9 &#8220;son parc et ses jeunes ch\u00eanes&#8221;, comme il dit.<\/p>\n<p>Il d\u00e9crit la nature de ce pays de fa\u00e7on inoubliable, mais heurt\u00e9 par la duret\u00e9 de sa m\u00e8re \u00e0 son \u00e9gard et vis-\u00e0-vis de ses serfs, il se fait le d\u00e9nonciateur de l&#8217;injustice sociale. Ami de Flaubert, qui trouve dans ses romans et r\u00e9cits &#8220;un parfum \u00e2cre et doux, une tristesse charmante&#8221;. Il aura, toute sa vie, un attachement passionn\u00e9 pour la cantatrice Pauline Viardot (s\u0153ur de la Malibran ch\u00e8re \u00e0 Musset).<\/p>\n<p>Bougival est devenu un des salons de la culture fran\u00e7aise, rendez-vous aussi des peintres et musiciens.<\/p>\n<p>Dans les R\u00e9cits d&#8217;un chasseur, aucun naturaliste ne trouvera d&#8217;erreur dans la description d&#8217;un oiseau ou d&#8217;une plante ; dans P\u00e8res et fils ou dans Terres vierges, nul historien ne trouvera d&#8217;erreur sur le nihilisme et le socialisme russe. Qui aime bien, ch\u00e2tie bien. Ce patriote ardent a su se moquer, comme nul autre, de l&#8217;orgueil chauvin de ces savants russes qui croient, \u00e0 tort, avoir tout invent\u00e9, pour qui &#8220;2 et 2 font 4, mais un 4 russe, plus cr\u00e2ne !&#8221;<\/p>\n<p>1852 : R\u00e9cits d&#8217;un chasseur<\/p>\n<p>1854 : Un mois \u00e0 la campagne, (pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre)<\/p>\n<p>1860 : Premier Amour, nouvelle<\/p>\n<p>1862 : P\u00e8res et fils, roman<\/p>\n<p>1870 : Le Roi Lear de la Steppe, conte<\/p>\n<p>1872 : Eaux printani\u00e8res, conte<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2981\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD13_043.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2981\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2981 size-medium\" title=\"CD13_043\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD13_043-197x300.jpg\" alt=\"Ibsen\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD13_043-197x300.jpg 197w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD13_043-98x150.jpg 98w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/CD13_043.jpg 316w\" sizes=\"(max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2981\" class=\"wp-caption-text\">Ibsen, le docteur Stockmann<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>Ibsen Henrik, auteur dramatique norv\u00e9gien<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>1828 (Skien) &#8211; 1906 (Christiania)<\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>Pour lui, la libert\u00e9 signifie lib\u00e9ration : le droit de l&#8217;individu au bonheur m\u00eame contre les conventions sociales (Maison de poup\u00e9e).<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Norv\u00e9gien avant tout, encombr\u00e9 de ses &#8220;brumes du nord&#8221;, homme de th\u00e9\u00e2tre et de g\u00e9nie, Ibsen a \u00e9crit une \u0153uvre po\u00e9tique et dramatique tr\u00e8s vari\u00e9e. Il aborde les th\u00e8mes les plus divers, conscient que l&#8217;homme est la proie de violents antagonismes int\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Commis d&#8217;apoth\u00e8que, r\u00e9dacteur dans une revue, Ibsen fait ses classes d&#8217;auteur et de metteur en sc\u00e8ne au Th\u00e9\u00e2tre norv\u00e9gien et, en 1857, devient directeur artistique du nouveau th\u00e9\u00e2tre de la capitale.<\/p>\n<p>Devant les difficult\u00e9s du th\u00e9\u00e2tre et celles qu&#8217;il rencontre dans la propre construction de sa vie tiraill\u00e9e entre la cr\u00e9ation artistique et la recherche d&#8217;un bonheur temporel, il note : &#8220;Fade, est la t\u00e2che de chaque jour&#8221;.<\/p>\n<p>L&#8217;homme est pessimiste, m\u00eame s&#8217;il croit aux vertus de la volont\u00e9.<\/p>\n<p>Il est homme surtout. Son th\u00e9\u00e2tre n&#8217;exprime pas des th\u00e8ses mais des \u00eatres humains et des destin\u00e9es humaines.<\/p>\n<p>Ibsen n&#8217;aime pas la &#8220;compacte majorit\u00e9&#8221;, &#8220;le mensonge vital&#8221; (Peer Gynt). Il r\u00e9clame que l&#8217;individu navigue sous son propre pavillon.<\/p>\n<p>1850 : Catalina, 1\u00e9re pi\u00e8ce, un drame historique<\/p>\n<p>1856 : La F\u00eate de Solhang\u00a0 &#8211; Olaf Liljekrans<\/p>\n<p>1857 : Madame Inger de Ostraat<\/p>\n<p>1858 : Les Guerriers de Helgeland<\/p>\n<p>1859 : La Com\u00e9die de l&#8217;amour\u00a0 &#8211; Po\u00e8me : Sur les hauteurs<\/p>\n<p>1863 : Les Pr\u00e9tendants \u00e0 la couronne<\/p>\n<p>1866 : Brandes<\/p>\n<p>1867 : Peer Gynt<\/p>\n<p>1873 : Empereur et Galil\u00e9en<\/p>\n<p>1879 : Maison de poup\u00e9e<\/p>\n<p>1881 : Les Revenants<\/p>\n<p>1888 : La Dame de la mer<\/p>\n<p>1890 : Hedda Gabler<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2983\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO123a.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2983\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2983 size-medium\" title=\"BIO123a\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO123a-197x300.jpg\" alt=\"Paul Claudel\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO123a-197x300.jpg 197w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO123a-98x150.jpg 98w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO123a.jpg 316w\" sizes=\"(max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2983\" class=\"wp-caption-text\">Paul Claudel<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>Claudel Paul, po\u00e8te et dramaturge fran\u00e7ais<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>1868 (Villeneuve-sur-F\u00e8re) &#8211; 1955 (Paris)<\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>Apr\u00e8s 1904, il trouve dans le mariage chr\u00e9tien et la famille un bonheur plus calme. &#8220;C&#8217;est \u00e0 ce moment l\u00e0 que j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9, de quelle mani\u00e8re vraiment affreuse.&#8221;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Lorsque sa famille s&#8217;installe \u00e0 Paris en 1882, le lyc\u00e9en Paul Claudel s&#8217;inqui\u00e8te de son entr\u00e9e en Rh\u00e9torique. Sa s\u0153ur, Camille, l&#8217;entra\u00eene.<\/p>\n<p>L&#8217;ann\u00e9e 1886 am\u00e8ne dans sa vie de profonds bouleversements, la lecture de Rimbaud et la conversion le jour de No\u00ebl, \u00e0 Notre-Dame de Paris : &#8220;en un instant mon c\u0153ur fut touch\u00e9 et je crus&#8221; -pr\u00e8s du second pilier, \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e du choeur, \u00e0 droite du c\u00f4t\u00e9 de la sacristie-.<\/p>\n<p>Paul Claudel s&#8217;essaie \u00e0 la po\u00e9sie et s&#8217;inscrit en sciences politiques. Il fr\u00e9quente les mardis de Mallarm\u00e9 , compose T\u00eate d&#8217;Or et entre aux Affaires \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>Diplomate, catholique et po\u00e8te, Claudel sera tout \u00e0 la fois pendant quarante-cinq ans !\u00a0 De la carri\u00e8re, il conna\u00eetra les t\u00e2ches obscures et les horreurs, homme d&#8217;action plus que d&#8217;\u00e9tat-major.<\/p>\n<p>En 1899, sur le bateau qui le conduit en Chine, il rencontre celle qui sera Ys\u00e9 dans le Partage de Midi, l&#8217;amour qui &#8220;a force de n\u00e9cessit\u00e9&#8221;. Mais la rupture intervient en 1904.<\/p>\n<p>Il\u00a0 \u00e9crit pour le th\u00e9\u00e2tre. Po\u00e8te, mais aussi prosateur, Claudel s&#8217;essaie \u00e0 la critique d&#8217;art, \u00e0 la th\u00e9orie po\u00e9tique, aux essais politiques, aux m\u00e9ditations. La &#8220;conversation et la parabole&#8221; lui offrent une forme litt\u00e9raire qu&#8217;il appr\u00e9cie et qui convient \u00e0 sa pens\u00e9e, son penchant \u00e0 la bouffonnerie et \u00e0 une certaine grandiloquence, son refus de la d\u00e9monstration logique.<\/p>\n<p>&#8220;Tu n&#8217;expliques rien, \u00f4 po\u00e8te&#8230; mais toutes choses par toi nous deviennent explicables.&#8221;<\/p>\n<p>\u00c9coutez votre fr\u00e8re Paul Claudel qui a parl\u00e9 pour nous avec toutes les voix ensemble.<\/p>\n<p>25-12-1886 : <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2014\/12\/paul-claudel-et-dieu\/\">r\u00e9v\u00e9lation de la foi catholique<\/a><\/p>\n<p>1889 : T\u00eate d&#8217;or<\/p>\n<p>1890 : La Ville<\/p>\n<p>1891 : Violaine<\/p>\n<p>1893 : en poste aux \u00c9tats-Unis<\/p>\n<p>1894 : L&#8217;\u00c9change<\/p>\n<p>1895-1909 : en poste en Extr\u00eame-Orient &#8211; Connaissance de l&#8217;Est, reportage po\u00e9tique sur la Chine<\/p>\n<p>1904 : Art po\u00e9tique<\/p>\n<p>1906 : Partage de midi<\/p>\n<p>1908 : Cinq Grandes Odes<\/p>\n<p>1912 : L&#8217;Annonce faite \u00e0 Marie<\/p>\n<p>1914 : Le Pain dur<\/p>\n<p>1924 : Le Soulier de satin, publi\u00e9 en 1929<\/p>\n<p>1942 : Pr\u00e9sence et proph\u00e9tie<\/p>\n<p>1946 : \u00e9lu \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise<\/p>\n<p>1952 : L&#8217;Apocalypse<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2984\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO134a.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2984\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2984 size-medium\" title=\"BIO134a\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO134a-197x300.jpg\" alt=\"Tchaikovsky\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO134a-197x300.jpg 197w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO134a-98x150.jpg 98w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO134a.jpg 316w\" sizes=\"(max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2984\" class=\"wp-caption-text\">Piotr Tchaikovsky<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>Tcha\u00efkovski Piotr Ilitch, compositeur russe<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>1840 (Votkinsk)\u00a0 &#8211; 1893 (Saint-P\u00e9tersbourg)<\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>&#8220;Le fatum, une force du destin qui nous interdit d&#8217;\u00eatre heureux ; il faut\u00a0 se r\u00e9signer \u00e0 une tristesse sans issue&#8230; se r\u00e9fugier dans le r\u00eave, \u00f4 joie, le tendre r\u00eave appara\u00eet enfin, le bonheur est l\u00e0, mais non, le destin nous r\u00e9veille.&#8221;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>La premi\u00e8re cantate de Tcha\u00efkovski, Ode \u00e0 la joie, augure bien d&#8217;une carri\u00e8re que le musicien a d\u00e9but\u00e9 au minist\u00e8re de la Justice.<\/p>\n<p>Une belle admiratrice qu&#8217;il ne rencontrera jamais lui verse \u00e0 partir de 1878 et pendant quatorze ans une pension annuelle qui lui permet de vivre libre pour sa musique.<\/p>\n<p>Chef d&#8217;orchestre, compositeur, il a un immense succ\u00e8s aux Etats-Unis o\u00f9 il orchestre lui-m\u00eame ses propres \u0153uvres. &#8220;Le plus slave des musiciens russes&#8221;, dit Stravinski. Tcha\u00efkovski est aussi le\u00a0 plus romantique et\u00a0 ne nie\u00a0 pas avoir \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par la musique\u00a0 allemande ; certaines complaisances, une sensibilit\u00e9 qui le porte \u00e0 la sentimentalit\u00e9 indiquent ce besoin d&#8217;\u00e9panchement qui le distingue des &#8220;cinq&#8221;, compositeurs russes beaucoup plus descriptifs.<\/p>\n<p>Six symphonies, plusieurs ballets, Le Lac des cygnes,\u00a0\u00a0 La Belle au bois dormant, Casse-Noisette, des \u0153uvres lyriques, Le Prince Igor, Boris Godounov, Eug\u00e8ne Oneguine, La Dame de pique.<\/p>\n<p>Dans toutes ces \u0153uvres, l&#8217;homme est aux prises avec le destin.<\/p>\n<p>Tcha\u00efkovski est un hypersensible savant, qui domine les formes de l&#8217;\u00e9criture et qui ne refuse pas les influences ; le cosmopolitisme qu&#8217;on lui reproche souvent explique son succ\u00e8s international.<\/p>\n<p>\u00c9tudes de droit<\/p>\n<p>1859 : secr\u00e9taire au minist\u00e8re de la Justice et \u00e9tudes musicales au Conservatoire<\/p>\n<p>1863 : il quitte l&#8217;administration<\/p>\n<p>1866 : professeur d&#8217;harmonie au Conservatoire de Moscou &#8211; 1re symphonie<\/p>\n<p>1869 : Rom\u00e9o et Juliette<\/p>\n<p>1875 : Le Lac des cygnes<\/p>\n<p>1877-78 : Eug\u00e8ne On\u00e9guine<\/p>\n<p>1888 : La Belle au bois dormant<\/p>\n<p>1890 : La Dame de pique<\/p>\n<p>1891 : il part aux Etats-Unis<\/p>\n<p>1892 : Casse-Noisette<\/p>\n<p>1893 : Symphonie path\u00e9tique<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2985\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO154a.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2985\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2985 size-medium\" title=\"BIO154a\" src=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO154a-197x300.jpg\" alt=\"Pierre Bonnard\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO154a-197x300.jpg 197w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO154a-98x150.jpg 98w, https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/BIO154a.jpg 316w\" sizes=\"(max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2985\" class=\"wp-caption-text\">Pierre Bonnard<\/p><\/div>\n<h3><span style=\"color: #800000;\"><strong>Bonnard Pierre<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>1867 (Fontenay-aux-Roses) &#8211; 1947 (Le Cannet), peintre fran\u00e7ais<\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><strong>Le &#8220;retardataire&#8221; ou l&#8217;expression de la joie de vivre ? Surtout, le bonheur de peindre.&#8221;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>J&#8217;esp\u00e8re que ma peinture tiendra, sans craquelures. Je voudrais arriver devant les jeunes peintres de l&#8217;an 2000, avec des ailes de papillon&#8221;<\/p>\n<p>Bonnard souhaite utiliser les\u00a0 ressources de la couleur pour &#8220;rendre vivante la peinture&#8221;. Mais, c&#8217;est au th\u00e9\u00e2tre que Bonnard se forme une optique personnelle ; d&#8217;o\u00f9, dans ses d\u00e9cors, l&#8217;impression que la construction se fait \u00e0 partir d&#8217;une toile de fond : plong\u00e9e (contre-plong\u00e9e), jeu de lumi\u00e8res, art de situation, art de dramaturgie.<\/p>\n<p>Bonnard aime aussi les nus (Marthe, sa femme, est son mod\u00e8le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 -elle passait sa vie dans des bains ! -) et les paysages.<\/p>\n<p>&#8220;Le seul terrain solide du peintre, c&#8217;est la palette et les tons, mais d\u00e8s que les couleurs r\u00e9alisent une illusion, on ne les juge plus et les b\u00eatises commencent&#8221; \u00e9crit-il dans une lettre \u00e0 Matisse.<\/p>\n<p>Il se lie avec le groupe des Nabis, Vuillard et Serusier. Il est graveur, affichiste, illustrateur de livres (Verlaine, Renard, Longus), paysagiste. Il expose aux Ind\u00e9pendants en 1891, chez Durand-Ruel en 1896. On l&#8217;appelle le &#8220;Nabi japonais&#8221;.<\/p>\n<p>De celui que certains ont appel\u00e9 le &#8220;retardataire&#8221;, Matisse dit : &#8220;Mais vous avez raison, de nous tous, c&#8217;est Bonnard le plus fort&#8221;.<\/p>\n<p>Quand Bonnard sort, sa palette s&#8217;\u00e9claire &#8211; c est la p\u00e9riode 1905 -1910. Puis dans le Midi, les couleurs deviennent plus fortes, encourageant son lyrisme panth\u00e9iste. Jusqu&#8217;\u00e0 la fin de sa vie, ses th\u00e8mes -paysages, nus, coins d&#8217;atelier- expriment toujours la joie de vivre<\/p>\n<p>1888 : il fr\u00e9quente l&#8217;acad\u00e9mie Julian<\/p>\n<p>1891 : <a href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2015\/10\/premier-salon-des-independants\/\">Salon des ind\u00e9pendants<\/a><\/p>\n<p>1892 : Le peignoir<\/p>\n<p>1894 : affiche de La Revue blanche<\/p>\n<p>1896 : exposition chez Durand-Ruel<\/p>\n<p>1900 : il illustre Parall\u00e8lement de Verlaine<\/p>\n<p>1908 : Nu \u00e0 contre-jour<\/p>\n<p>1911 : Paysage de Saint-Tropez<\/p>\n<p>1917 : L&#8217;Esterel<\/p>\n<p>1919 : Nu devant la chemin\u00e9e<\/p>\n<p>1925 : La Table<\/p>\n<p>1936 : Le Jardin &#8211; Le Nu dans le bain<\/p>\n<p>1941 : Le nu sombre<\/p>\n<p>1947 : L&#8217;amandier en fleurs<\/p>\n<p><em>Extraits du CD-Rom\u00a0 1848-1914, Toute une Histoire<\/em><\/p>\n<!-- google_ad_section_end -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<!-- google_ad_section_start --><p>Patchwork de cr\u00e9ations et d&#8217;hommes Ils ont fait r\u00eaver le XIXe si\u00e8cle, leur apportant plaisir et bonheur imm\u00e9diat ou esp\u00e9rance de mieux-\u00eatre, souvent d\u00e9\u00e7ue dans le futur. Ce tour d&#8217;horizon impressionniste des r\u00eaves et images du bonheur au XIXe si\u00e8cle&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/2011\/01\/reves-et-images-du-bonheur-au-xixe\/\">Suite &rarr;<\/a><\/p>\n<!-- google_ad_section_end -->","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7,151,156],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2971"}],"collection":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2971"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2971\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13558,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2971\/revisions\/13558"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2971"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2971"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mieux-se-connaitre.com\/wp4\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2971"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}