Les cathédrales de Claude Monet

Modulations perceptives de la lumière

les cathédrales de Monet - Musée d'Orsay

les cathédrales de Monet – quatre des cinq cathédrales du Musée d’Orsay

« Je suis rompu, je n’en peux plus, et j’ai eu une nuit remplie de cauchemars : la cathédrale me tombait dessus, elle semblait bleue ou rose ou jaune », j’ai bien l’impression que cette série hante le sommeil de Claude Monet.

Un sujet : la cathédrale de Rouen. Un lieu d’observation : au Caprice, une chambre louée face à la tour Saint Romain. Une série en tête : traduire les variations de la lumière qui pare, d’un savant dégradé, le corps de pierre de cette Dame gothique. Orangé dans la fraîcheur du matin, brun jaune dans la chaleur du midi, ocre doré au coucher du soleil, une suite d’émotions et de couleurs…

1892 – 1893

91 x 63 cm : portail soleil matinal

105 x 73 cm :  portail et tour Saint Romain, effet du matin

107 x 75 cm : portail et tour Saint Romain, plein soleil

100 x 65 cm : portail temps gris

Sujet

A partir de 1890, Monet met en œuvre le procédé des séries en peignant plusieurs fois le même motif à des moments différents. Les Meules, les Peupliers, précèdent la grande série des Cathédrales qui comprend trente versions de la cathédrale de Rouen réalisées entre 1892 et 1893.

Le musée d’Orsay possède cinq versions des Cathédrales qui constituent un ensemble exceptionnel.

Il s’agit donc d’une expérience à caractère purement plastique orientée sur les différences de lumière sur le même motif à des instants différents et donc sur l’instant de la perception.

C’est une oeuvre étonnante dans la mesure où Monet fouille son sujet totalement, la choix de la cathédrale n’est sans doute pas un choix à caractère religieux ou mystique, Monet connaissait cette église depuis l’enfance et l’avait vu de nombreuses fois ; il est fort probable que son choix vient de deux éléments concordants : l’énorme monument et ses nombreuses décorations se prêtaient à un jeu de la lumière extraordinaire, et d’autre part ce monument vénérable dont l’esthétique date de l’époque médiévale, permettait à Monet de confronter son esthétique à celle des temps anciens, et à affirmer que tout ce que l’on voit peut être peint.

Il n’en demeure pas moins que cette confrontation peut être aussi entendue comme une confrontation à travers les siècles, Monet se sert de la cathédrale, de sa beauté comme assise de son expression dont la nature a justement quelques rapports avec l’art architectural de ces temps anciens de la France.

Si on aime cet art gothique qui est un des sommets de l’art Européen et qu’on comprend sa nature, c’est à dire qu’on l’appréhende à la manière dont Ruskin regarde la cathédrale d’Amiens, comme on regarde un temple grec de Paestum ou d’ailleurs, c’est à dire une oeuvre d’art architecturale, on voit tout de suite le côté musical de cet art et c’est sans doute cela qui intéressait Monet.

Son art est en effet lié à la musique des formes, c’est là une des facettes du génie de Claude Monet, les cathédrales sont des symphonies de lumière.

 

Composition

Chacune des vues de la cathédrale diffère, parfois de très peu, l’angle de vision change, ou l’éloignement, mais surtout se sont les compositions dans le rectangle vertical qui varient et bien sûr la lumière qui est l’essence même de ce travail de peinture extraordinaire.

Les cinq vues que possède le musée d’Orsay sont justement fort intéressantes car très différentes dans leur composition et leur colorisme.

– Si nous examinons la première (A), l’église est vue de biais et donc la diagonale est fortement marquée, les verticales des grands piliers de la façade font un angle ouvert qui donne le sentiment d’être à une certaine distance physique du monument et de se déplacer latéralement, la vue de l’église est partielle, et Monet montre ici qu’on ne peut la saisir entièrement, c’est un moment de vision passager, un moment fugitif que l’atmosphère et le colorisme souligneront.

– La deuxième (B) est plus serrée sur le cadre, on ne distingue qu’un peu de ciel au dessus, la diagonale est moins forte, le bâtiment occupe toute la largeur de la toile, et comme dans la précédente on ne voit pas le sol, le centre de la composition est vers le haut, vers cette forme ogivale qui abrite la rosace et qui est sombre.

– La troisième (C) est dans le même axe que la première, nous sommes un peu plus près que dans la première, on voit le sol, et les porches d’entrée sont très éclairés par la lumière du soleil, on ne voit que peu de ciel d’ailleurs très bleu.

– La quatrième (D) n’a pas l’air de toucher le sol qu’on ne voit pas non plus dans cette version, elle met en évidence la part ogivale. La cathédrale occupe presque complètement l’espace du tableau.

– La cinquième (E), non représentée ici, est très différente, elle est  de face et la vue est plus proche, elle occupe la toile  presque totalement, on ne voit que trois des piliers et l’amorce des tours.

Couleur, lumière

Elles sont le sujet même de cette série sur laquelle Monet a beaucoup peiné comme en témoigne sa correspondance avec Alice Hoschedé qu’il épouse en juillet 1892.

(A) La brume domine dans cette version, plus on descend vers le bas plus la lumière devient froide et sombre, le bleu domine ici partout même dans le coloris du ciel très présent par la découverte à gauche du tableau. Monet a travaillé cette toile en bleu et rose réservant un peu d’ocre cassé de blanc au ciel et à quelques parties de la cathédrales devant laquelle la brume s’est condensée, la tour est diaphane presque évanescente, alors que le bleu tombe vers le bas faisant une zone sombre dans et autour des porches, un accent sombre est donné par le bleu mêlé à un brun sur le toit et le bas de la maison qui jouxte la cathédrale, ce brun est aussi répété sur une des portes du parvis.

(B) La brume ici est illuminée par le soleil, Monet joue avec les beiges, les roses et des teintes rousses, il mêle des bleus très clairs un peu grisés d’ocre à ses beiges et ses roux. La lumière est ici scintillante elle vibre très fort, mais garde un aspect voilé.

(C) Le soleil est brillant et clair, la pierre prend une couleur chaude et allègre, les détails de l’architecture sont plus nets ainsi que le relief de cette façade, les teintes orangées dominent à proximité des zones d’ombre, les bruns de ces ombres sont légèrement bleutés, le ciel est limpide, le contraste plus affirmé.

(D) La brume brouille légèrement l’image, la toile baigne dans une lumière couleur de chair, les beiges rosés sont éteints par une pointe de brun jaune que l’on retrouve dans l’ogive de la rosace, la cathédrale parait à la fois proche et lointaine, les porte du parvis sont claires, on distingue nettement la couleur et la forme des battants des portes.

 

Matière, forme

(A), Cet effet de brume a provoqué un travail magnifique, c’est peut-être une des plus belle que Monet ait faite ; la cathédrale comme le grand corps bleu dressé dans la lumière est prise dans une matière charnelle qui désigne la majesté lointaine du monument ,mais aussi de la vieillesse. la composition peut-être une des plus  belles laisse à gauche une fuite de ciel qui crée un vide devant le bâtiment, comme toutes, elle est travaillée en empâtements fort pour l’époque, mais ici allégés par l’effet de brume qui condensée à certain endroit fait disparaître la matière même.

(B) La cathédrale est comme mangée par une couleur de rouille claire vers le bas, son aspect est brouillé par la vapeur d’eau traversée par le lumière du soleil, Monet à placé une teinte très sombre dans l’ogive de la rosace qui fait tout le contraste, donnant aux valeurs claires une luminosité somptueuse.

(C) Des cinq cathédrales,  celle-ci est la plus ensoleillée, les ombres y sont fortes la lumière vient de la droite, c’est une lumière d’après-midi, le peintre a donné plus de précision à ces parties de droite ou les ombres sont fortes, la partie gauche se perd dans une sorte de flou, le regard est donc guidé par Monet sur cette partie de droite et sur l’ogive de la rosace où le soleil tombe sur une partie du vitrail où quelques note des couleurs des vitraux apparaissent. La matière toujours en empâtement fort est la plus contrastée, le brouillage provoqué par la technique sans diminuer la présence donne à la cathédrale une forte matérialité qui évoque les couleurs du pain.

(D) Celle-ci est prise dans les brumes du soir, quelques instants avant la chute de jour, elle devient presque irréelle, pourtant elle reste proche, et donne un sentiment d’intimité quotidienne, comme si le regard passait sur elle distraitement, son élévation est très douce soyeuse presque.

Monet a réalisé ces peintures sur le motif à deux endroits différents.

Vue par une fenêtre la cathédrale est l’objet immuable par excellence. Il a traité son sujet comme on traiterait une montagne, on ne peut s‘empêcher de penser à Cézanne qui à cette même époque peint d’une manière répétée la montagne de la Sainte Victoire.

Monet à retravaillé ses cathédrales en atelier, le travail n’a donc pas été totalement fait sur place, et c’est peut-être une des raisons de leur coté très poétique, en y retravaillant il introduisit sans doute une autre dimension picturale plus mentale. Monet en faisait d’ailleurs des cauchemars : “…la cathédrale me tombait dessus, elle semblait bleue ou rose ou jaune.” (30 avril 1892).

Pour rendre la matière de la pierre, Monet utilise une facture rugueuse, des empâtements forts destinés à accrocher la lumière.

Pour aller plus loin dans l’analyse plastique du tableau

Le cinématographe, de la technique au 7e art

cinématographe

L’entrée du train en garde le la Ciotat

1895, la première projection est un délire populaire

La Sortie des usines Lumière, Le Voltige, La Pêche aux poissons rouges, Le Débarquement du congrès de photographie à Lyon, Le Jardinier, Les Forgerons, Le Repas, Le Saut a la couverture, Place des Cordeliers à Lyon, La Mer. Quel programme ! Ces boites de 17 m de bande film font une minute de projection. Il y en a beaucoup pour dire que “c’est une curiosité scientifique sans avenir commercial.”

La première projection publique des films des frères Lumière vient d’avoir lieu, elle obtient un succès fou, c’est du délire, et dès la première semaine il y a une queue de 300 mètres sur le boulevard des Capucines devant le sous-sol du Grand Café où ont lieu les séances, une toute les 25 minutes.

Brevet du cinématographe : Louis et Auguste Lumière, déposé le 13 janvier 1895.

Première projection d’un film tourné par Louis : 22 mars 1895.

Première projection publique : 28 décembre 1895.

 

le Studio de Méliès

1896 : Méliès, le Studio : le cinématographe spectacle

Sa vie pour le spectacle, la prestidigitation, l’illusion. A l’affût de tout ce qui peut devenir spectacle, Méliès sort fasciné de la première séance du cinématographe. Il construit lui-même sa propre caméra et se lance dans la production de films. Les commandes affluent et comme Méliès n’aime pas dépendre des conditions atmosphériques, caprices de la pluie et du beau temps, pour tourner, il plante au milieu du jardin potager de sa propriété de Montreuil une grande salle vitrée qu’il baptise : Atelier de prise de vues cinématographiques.

17 m sur 10 m, l’atelier est orienté pour que la lumière attaque de face la scène de 11h à 15h ; système de cordages et de poulies pour tirer des châssis qui permettent de régler la lumière, loges pour les comédiens, rues, trappes, treuils, mâts à décor ; sinon le premier studio au monde, sûrement le premier atelier de prises de vue conçu pour filmer de l’illusion et plaire aux spectateurs.

Méliès, le premier créateur du spectacle cinématographique.

1908 : Le Film d’art

L’Assassinat du duc de Guise, un chef-d’œuvre du Film d’Art; la société fondée en 1908 par les frères Laffitte sur les instances des sociétaires de la Comédie-Française fait appel à “nos grandes étoiles, tout le dessus du firmament”.

“Le Film d’Art nous a conviés Salle Charras à son premier spectacle. Vous savez l’origine de cette ingénieuse tentative. Elle ne peut être vulgaire puisque Lavedan y a attaché, avec son nom, son concours assidu et personnel. Monsieur Camille Saint-Saëns a écrit pour L’Assassinat du duc de Guise un chef-d’œuvre de musique symphonique. Ce fut une des parties les plus goûtées de cette représentation un peu tâtonnante, imparfaite mais intéressante ainsi que tout ce qui commence et tout ce qui promet.”

-A. Brisson dans Le Temps-

L’élite cultivée apprécie mais” le gros du public resta froid, il ne comprit pas”. Ce sont là les limites du “théâtre filmé”.

“Le cinématographe n’a pas encore trouvé ni son Shakespeare ni son Molière…Et qui n’a rêvé d’une dramatique spéciale, intelligemment appropriée à ce mode d’interprétation.” -G. Babin dans L’Illustration-

Prise de conscience de la spécificité de ce nouvel art et relatif échec marquent ainsi l’histoire du cinématographe. En découvrant sa volonté d’autonomie, il saura ensuite la conquérir et devenir le septième art.

1912 : Le Nu descendant l’escalier de Marcel Duchamp: un nu qui pose le problème du mouvement dans la peinture

Quand la vision du Nu lui est apparu, Duchamp a compris qu’elle “briserait pour toujours les chaînes d’esclavage du naturalisme…”

Il reconnaît aussi dans le Nu une influence du cinématographe ou plus exactement de la chronophotographie de Marey. Il recherche la démultiplication du mouvement.

“J’avais vu dans son livre comment il indiquait les gens qui font de l’escrime, ou les chevaux au galop, avec un système de pointillé délimitant les différents mouvements. C’est ainsi qu’il expliquait l’idée du parallélisme élémentaire.”

“En même temps, je gardais beaucoup de cubisme en moi, du moins dans l’harmonie des couleurs. Des choses que j’avais vu chez Picasso et chez Braque. Mais j’essayais d’appliquer une formule un peu différente.”

“Ce n’est que maintenant, quarante ans après, qu’on trouve que, quarante ans avant, il s’était passé des choses qui auraient pu gêner les gens, mais alors ils s’en fichaient complètement.”

Cependant… “Quand j’ai apporté le Nu descendant un escalier aux Indépendants, on m’a demandé de le retirer avant le vernissage (…) des gens comme Gleizes qui étaient pourtant extrêmement intelligents on trouvé que le Nu n’était pas tout à fait dans la ligne qu’ils avaient déjà tracée…une ligne de conduite absolument nette, droite, prévoyant tout ce qui devait arriver. J’ai trouvé cela insensé de naïveté. Alors, cela m’a tellement refroidi que par réaction contre un tel comportement, venant d’artistes que je croyais libres, j’ai pris un métier. Je suis devenu bibliothécaire à Sainte-Geneviève.”

“Je me suis toujours posé beaucoup de “pourquoi” et de l’interrogation est venu le doute, le doute de tout. Je suis arrivé à douter tellement qu’en 1923, j’ai dit : “Bon cela va bien.” (…) Alors j’en ai eu assez et j’ai arrêté mais sans heurts, sans décision brusquée ; je n’y ai même pas pensé.” -Conversation avec Pierre Cabane, Belfond (1967)-

1925, le premier film de cowboy!

cinéma

Tom Mix – Le Monde Illustré 1925

Parmi les créateurs de films de cowboys (remarquer qu’en 1925, en France, on dit film de cowboy et non Western), Tom Mix est célèbre grâce à son merveilleux cheval Tony, vedette au même titre que le cavalier et qui accompagne ce dernier dans toutes ses tournées mondiales.

En 1925, on fête aussi les trente ans de la naissance du cinéma: la première projection publique ayant eu lieu en 1895.

 

 

 

 

Les frères Lumière

Lumière Louis

1864 (Besançon) – 1948 (Bandol), chimiste et industriel français

“Un matin je me rendis dans la chambre de mon frère, qui, un peu souffrant avait dû rester alité. Il m’apprit que ne dormant pas, il avait, dans le calme de la nuit, précisé les conditions à remplir pour atteindre le but cherché et imaginé un mécanisme.

Il consistait à imprimer à un cadre porte-griffe un mouvement produit par un mécanisme analogue à celui du pied de biche de la machine à coudre. Ce fut une révélation…”

Louis Lumière vient, dans cette nuit, d’inventer le cinématographe, en faisant la synthèse des informations et techniques connues de lui et en y ajoutant la marque de son génie. Le brevet est déposé par les deux frères Louis et Auguste : il décrit la petite boîte de 5 kg qui sert à la fois de caméra, de projecteur, et de tireuse. Les feuilles de celluloïd qui viennent des Etats-Unis sont émulsionnées, découpées en bandes de 35 mm et perforées.

Tout est là pour le futur. A ce moment là, ils – c’est à dire le père Antoine et les deux fils – ne s’intéressent qu’accessoirement à la découverte.

Leur usine de plaques photographiques est florissante ; ils en vendent dans le monde entier et Louis s’intéresse d’abord à ses recherches sur la photographie en couleur.

Il organise quand même diverses projections. La première “publique” le 28 décembre 1895, bd des Capucines entraîne un mouvement formidable d’adhésion dans le public.

Une deuxième salle est ouverte bd Saint Denis. Des demandes d’achat de la miraculeuse boîte viennent du monde entier : il faut lancer une fabrication en série, créer une école d’opérateur-démonstrateur. Les frères Lumière parcourent le monde pour rapporter des films qui sont exploités immédiatement dans leurs salles.

Et pourtant Louis Lumière est sceptique sur l’avenir de l’invention, quand il engage Félix Mesguich comme opérateur il lui confie :

“Vous savez, ce n’est pas un poste d’avenir que nous vous offrons ; c’est un métier de forain. Cela peut durer six mois … une année peut-être…”

Cela dure encore. Louis expérimente la profondeur de champ, le film passé à l’envers, le travelling. Il fait un triomphe à l’Exposition universelle. Il léguera mille huit cent films en 1946 à la Cinémathèque.

13 février 1895 : dépôt du brevet du cinématographe

28 décembre 1895 : première séance publique de cinéma

1900 : le cinématographe est présenté à l’Exposition universelle

1903 : invention de la plaque autochrome, premier procédé commercial de photographie en couleur

1919 : Louis Lumière, membre de l’Académie des sciences

Le cinéma et vous

Lumière, l'entrée du train en gare de la Ciotat, 1895

Lumière, l’entrée du train en gare de la Ciotat, 1895

Combien de films voyez-vous par semaine…ou par mois…ou par an?

Quels sont vos critères pour choisir : critiques presse ou recommandation d’amis ou le metteur en scène ou les comédiens parce que vous les aimez?

Essayez de retrouver les dix derniers films que vous avez vus. Mettez-leur de 1 à 5 étoiles et notez pour chaque film le pourcentage de ce qui est resté bien gravé dans votre mémoire.

Y a-t-il une correspondance entre votre note et la mémorisation du film?

Pour ma part, les deux semblent totalement décorrélés.

Je n’arrive toujours pas à analyser pourquoi.

cinéma

festival du film britannique

Expérience festival

Voir quatre à cinq films par jour pendant quatre jour, entre amis, s’immerger dans les salles obscures, en sortir pour prendre un pot et discuter du film, puis replonger. Cette émotion est bien différente de la banale séance de cinéma et mérite d’être tentée, à l’occasion d’un festival ou tout simplement pendant un long week-end.

Mais attention de bien sélectionner les films et les amis, sinon l’expérience tourne au cauchemar.

Le myrte, garant d’éternelle jeunesse

myrte © Secrets de plantes

myrte © Secrets de plantes

Le myrte ou myrte juif ou nerte, Myrtus communis de la famille des Myrtaceae,  est un habitant des bois, de la garrigue, du maquis méditerranéen.
On le trouve, jusqu’à 800 m, en  France dans le Roussillon, le Languedoc, la Provence, la Corse et dans toute l’Europe méditerranéenne, en Asie occidentale et méridionale, en Afrique septentrionale.
Il est cultivé sur le littoral méditerranéen et jusqu’à Cherbourg.

C’est un arbrisseau aromatique, vivace toujours vert, de 1 à 3 m de haut.
Sa tige est irrégulière, dressée, à écorce rousse presque lisse. Les feuilles opposées, sont très rapprochées, glabres, ovales-lancéolées aiguës, entières, coriaces, luisantes, vert foncé, parsemées de ponctuations glanduleuses translucides. Il fleurit de mai à juillet avec des fleurs axillaires solitaires longuement pédonculées et odorantes.
Le fruit est une baie à peine charnue, ovoïde, d’un noir bleuâtre, couronnée par le calice ; elle est âpre et résineuse.