Tocqueville

L'Ancien régime et la révolution de Tocqueville

L’Ancien régime et la révolution de Tocqueville

 

Importance relative des faits réels
Il n’y a rien de plus propre à rappeler les philosophes et les hommes d’Etat à la modestie que l’histoire de notre Révolution : car il n’y eut jamais d’événements plus grands, conduits de plus loin, mieux préparés et moins prévus. -Alexis de Tocqueville-
Pour mieux comprendre la France de 1850, Tocqueville, hostile au coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte et à l’Empire, étudie le Premier Empire. Frappé par l’ampleur de la volonté centralisatrice de Napoléon Ier et curieux d’en retrouver les causes, il analyse les raisons de l’absolutisme royal. C’est ce tableau de la France politique et sociale au XVIIIe siècle qu’il publie en 1856 sous le titre L’Ancien Régime et la Révolution.
Parti d’une hypothèse et s’appuyant non seulement sur des sources imprimées, mais sur les archives de la généralité de Tours, il éclaire une question d’histoire comparée : pourquoi le passage de la société féodale à la société démocratique a-t-il pris une forme plus aiguë en France que dans les autres pays d’Europe ?
Tocqueville est un des premiers à avoir compris que l’histoire est faite de représentations plus ou moins imaginaires autant que de faits réels.

La chicorée

Chicorée © Secrets de plantes

Chicorée © Secrets de plantes

La chicorée, Cichorium intybus, de la famille des Asteraceae, est une plante vivace méditerranéenne qui habite l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord. On rencontre ses belles fleurs bleues tout au long de nos chemins. On cultive les racines de chicorée en plein champ, et le plus souvent, elles sont récoltées pour être placées en salles obscures dans des endiveries ou elles sont alimentées artificiellement et maintenues à température contrôlée. On obtient alors des bourgeons qui ne sont rien d’autre que des endives.

La chicorée se reconnaît de loin à ses tiges raides et rameuses et surtout, durant tout l’été, à ses grandes fleurs radiées d’un bleu clair éclatant. Ses feuilles ont, de la base au sommet, des formes très variables.

La fusillade de Fourmies

Fusillade de Fourmies

Fusillade de Fourmies

Fourmies : mot sanglant qui illustre tragiquement le 1er mai 1891
Le syndicalisme commence à s’organiser. Pour la première fois en 1890, se déroule la fête du travail. Dans le monde entier et sans incident. Mais en 1891, à Fourmies, c’est le drame. A la demande du patronat, deux compagnies d’infanterie sont envoyées pour parer à toute éventualité.
Qui a lancé des pierres sur la troupe ? “L’officier qui avait été assez malheureux pour se trouver dans la triste nécessité d’obéir à un impérieux devoir” a-t-il fait tirer sans sommation ?
La Chambre refuse l’ouverture d’une enquête parlementaire. Les victimes sont nombreuses : neuf morts dont deux enfants et un vieillard, et plus de cinquante blessés. Le ministère n’y voit que des “faits regrettables”. Le socialisme y puise de nouvelles forces pour développer sa stratégie de la grève organisée.