Rosiers sous les arbres de Gustav Klimt

Rosiers sous les arbres de Gustav Klimt - Musée d'Orsay

Rosiers sous les arbres de Gustav Klimt - Musée d'Orsay

Les rosiers sous les arbres… Le fouillis de petits points donne une impression de mouvement, comme si le vent agitait les feuilles. Ce n’est plus vraiment du pointillisme, c’est du graphisme. On distingue les rosiers et les fruits dans les arbres. Un minuscule bout de ciel bleu en haut à droite du tableau indique la ligne d’horizon, très haute. Le peintre était sans doute sur une hauteur pour peindre cette cuvette de verdure.

Un grand sens du graphisme
Vienne, fin de siècle, c’est le temps de l’essor, de la richesse, le temps de la création : des poètes, des artistes, peintres, écrivains, philosophes et architectes la hantent : Canon, Makart, Pettenkofen, Romako. Une grande exposition consacre leur gloire en 1888, mais quelques années plus tard, c’est la rupture ou plutôt la Sécession.
Le 3 avril 1897, un groupe d’artistes viennois, autour de Gustav Klimt, rejeté de l’Association des artistes créateurs viennois, se fait connaître sous le nom de Sécession en fondant un autre association, l’Union des artistes créateurs autrichiens.

Le pont Britannia

PON10_06Un effondrement constructif
Effondré… par l’effondrement de son pont de chemin de fer en fonte de Chester, Robert Stephenson, l’architecte anglais qu’il ne faut pas confondre avec Georges qui construisit la première locomotive pratique à vapeur, Robert donc, cherche…et trouve un système plus fiable pour le pont Britannia du détroit de Menai (il est temps car le développement de l’industrie ferroviaire réclame de nouvelles techniques de travaux publics). Il a l’idée d’une curieuse poutre de fer constituée de tôles rivetées. De hautes piles de style néo-égyptien devaient soutenir les chaînes de suspension : elles sont jugées inutiles après essais.
Ce coup d’audace consacre le triomphe du fer sur la fonte. La formule “Stephenson” sera imitée, puis rapidement abandonnée au profit des poutres en treillis, plus légères et plus économiques en matériaux. Le pont métallique va de l’avant, très vite.

Le safran

fleurs de safran © secrets de plantes

fleurs de safran © secrets de plantes

Le safran ou crocus sativus, de la famille des Iridaceae, est originaire d’Orient. Hybride inconnu à l’état sauvage, il est cultivé depuis très longtemps en Europe (France, Espagne, Italie, Suisse), en Iran, au Cachemire et au Maroc.
Le safran préfère les terres à vigne.

Plante vivace de 10 à 30 cm de haut, elle possède un “corme” arrondi, charnu, blanc à l’intérieur d’où partent des racines fibreuses. Ses feuilles dressées sont linéaires, étroites, creusées en gouttières, de couleur vert foncé dessus et blanchâtre dessous. Les fleurs sont grandes violacées et veinées de rouge ; elles apparaissent solitaire ou par trois de septembre à octobre. Elles possèdent un long stigmate trifide, qui signe la plante et constitue la drogue même. Son fruit est une capsule membraneuse, oblongue à trois loges contenant des graines subglobuleuses.