l’érysimum, plante des orateurs et des chanteurs

érysimum

érysimum © Secrets de plantes

Botanique

L’érysimum, ou encore barbarée, vélar, herbe aux chantres, Sisymbrium officinale, de la famille des Brassicaceae, est une plante annuelle ou bisannuelle, velue, dressée, à rameaux étalés. La tige raide et dure de 30 à 60 cm de haut étend presque à angle droit des rameaux.
Les feuilles sont divisées en une seule fois en lobes larges, irréguliers et inégaux.

Les fleurs, minuscules, sont jaune pâle et réunies en grappes. Elles apparaissent de juin à octobre.
Le fruit est un silique de 2 cm de longueur appliqué contre la tige.

L’érysimum est répandu dans toute l’Europe, la plus grande partie de l’Asie et dans toutes les régions tempérées. Elle se rencontre au bord des chemins, dans les cours des villages, les terrains vagues et les décombres.

Usages

Dioscoride considérait l’érysimum comme très efficace contre les catarrhes pulmonaires, les toux purulentes, l’ictère et les poisons.
Matthiole (1554) en utilisait les graines contre les pertes séminales et la donnait dans du vin pour expulser les calculs rénaux.
L’action bienfaisante de l’érysimum sur le larynx et le pharynx a été reconnue par Cazin en 1854, par Saintignon en 1908 et par divers autres, elle a été ensuite confirmée par le Dr H. Leclerc.

Une fois séchée, elle ne garde pas ses propriétés, aussi vaut-il mieux , à la ville ou hors saison, l’employer sous des formes galéniques respectant son action, tels sirop et boules de gomme qui, sont actuellement vendus en pharmacie pour lutter avec un succès jamais démenti contre les enrouements  et les pertes de voix. Demandez à voter pharmacien des pastilles avec érysimum.

Usages actuels

La plante renferme des glucides notamment des osides (mucilages et pectine) et des traces d’huile essentielle contenant des dérivés soufrés

L’érysimum possède des propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques.

On lui attribue également des activités antitussives et expectorantes.

On lui reconnaît par ailleurs des vertus diurétiques.

Les extraits d’erysimum sont adoucissants, astringents et hydratants.

En pharmacie, l’erysimum est traditionnellement utilisé dans le traitement de la toux, au cours des affections bronchiques aiguës bénignes, lors des affections de la cavité buccale ou de l’oropharynx (enrouements et maux de gorge).

En cosmétique, on les recommande dans :

– des produits capillaires pour cheveux gras

– des laits hydratants pour le corps

– des crèmes adoucissantes pour les mains

– des produits de soin du visage pour les peaux sèches, mixtes et grasses, mais également pour les peaux sensibles.

Folklore

erysimum

erysimum © Secrets de plantes

“Sisymbrium” vient du grec “sisymbrion”, ancien nom d’un cresson.

Les preuves indubitables de ses succès en médecine datent de la Renaissance, sous la plume de Jacques Dalechamps, témoin élogieux de son confrère de Montpellier, Guillaume Rondelet, qui avait rendu, grâce à l’érysimum, sa voix d’ange à l’enfant de choeur : ainsi, au XVIIe. siècle, Racine lui-même conseille ce remède à Boileau qui s’était plaint d’être aphone en lui racontant le succès quasi miraculeux de cette herbe utilisée pour traiter la perte de voix d’un petit chanteur, aphone depuis 6 mois, qui devait chanter en solo devant le Roi à Notre Dame de Paris. Depuis, l’érysimum s’appelle l’”herbe au chantre”, elle est devenue la plante des orateurs, des comédiens et des chanteurs.

Recettes

baume contre les coupures

Faire macérer les feuilles dans l’huile d’olive pour obtenir un excellent baume contre les coupures.

Salade

L’érysimum remplace avantageusement le cresson ou la roquette en salade. Elle est économique et antiscorbutique

Les accidents domestiques et les enfants

accidents domestiques

la maison de tous les dangers

Comment éviter les accidents domestiques?

Les accidents domestiques représentent, pour les enfant de 0 à 4 ans, près de 80% des accidents de la vie courante. Sur 20 000 morts par an dans les accidents de la vie courante, 48% sont des enfants.

Grave ou bénin, spectaculaire ou banal, l’accident domestique, rarement dû au hasard, est la première cause de mortalité infantile et de sources de handicap à vie.

Entre un et quatre ans, les principales causes de décès sont les noyades, l’étouffement, les chutes et les décès par le feu.

Les chutes restent l’accident le plus fréquent.

Les garçons sont surexposés par rapport aux filles :

– avant 1 an : 55% des accidents chez les garçons, 45% chez les filles

– à 4 ans : 65% des accidents chez les garçons, 35% chez les filles

DANS LA MAJORITÉ DES CAS, UNE BONNE SURVEILLANCE ET QUELQUES RÈGLES SIMPLES DE PRÉVENTION AURAIENT PERMIS DE LES ÉVITER

QUELQUES CHIFFRES

Les âges les plus menacés : entre la naissance et 5 ans avec des pics pour 1, 2 et 3 ans.

Les accidents les plus fréquents :

– traumatismes : accidents les plus fréquents de la naissance à 5 ans.

Près d’un enfant sur deux fait au moins une chute d’un endroit élevé dans la première année de sa vie. Dans la moitié des cas, il s’agit d’une chute d’une table à langer, d’un landau, d’une chaise haute, d’un couffin placé en équilibre sur une chaise ou une table, d’un lit haut perché, et même des bras maternels!

– les intoxications par les produits ménagers importants surtout à 1 et 2 ans mais présents jusqu’à 5 ans

– Les intoxications par les médicaments représentent la moitié des cas d’intoxications chez les enfants de 1 à 5 ans.

Pour l’enfant de 0 à 1 an, c’est l’adulte qui est le plus souvent responsable (mauvaise réalisation du traitement prescrit, confusion entre produits, initiative thérapeutique, surdosage)

– Les brûlures

– Les corps étrangers avalés ou inhalés

– Les noyades

La cuisine en tête, puis la salle de bains:

Sur 10 accidents à la maison, 7 surviennent dans la cuisine et 2 dans la salle de bains.

La cuisine est la pièce où l’on vit souvent, où se déroulent les activités ménagères, où sont rangés les produits de nettoyage toxiques. C’est une pièce souvent petite.

La salle de bains est le lieu où l’on range les médicaments, es produits de toilette ou de beauté. On y trouve aussi le séchoir à cheveux…et l’eau à proximité!

La baignoire est l’endroit le plus dangereux de la maison: un petit enfant prend plaisir à barboter mais il peut se noyer dans 20 cm d’eau. Si la noyade est l’accident domestique le moins fréquent, il est le plus meurtrier.

Ne jamais sous-estimer la curiosité d’un enfant:

De 1 à 4 ans, l’enfant se construit en expérimentant, en partant à la découverte du monde avec ses 5 sens : il touche, il goûte, il écoute et c’est normal.

L’enfant fait l’apprentissage de son corps, explore toutes ses cavités naturelles et peut y introduire de petits objets ou des aliments, le plus souvent par jeu; il se garde alors de le faire savoir. Il faudra attendre les manifestations d’intolérance, de surinfection et des anomalies sensorielles pour découvrir le corps étranger…dans le nez ou l’oreille ou…

Un couteau ou une fourchette qui traînent sur la table, des verres fragiles et si coupants lorsqu’ils cassent. Le mixer ou le grille-pain branchés.

produit toxique et inflammable, chauffage asphyxiant, chat, le couffin en équilibre...tout ce qu'il faut pour favoriser l'accident

produit toxique et inflammable, chauffage asphyxiant, chat, le couffin en équilibre…tout ce qu’il faut pour favoriser l’accident

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA SÉCURITÉ DOMESTIQUE

1 – NE LAISSEZ JAMAIS VOTRE ENFANT SEUL. UNE SECONDE D’INATTENTION ET C’EST LE DRAME

2 – NE JAMAIS LAISSER UNE ENFANT DE MOINS DE 2 ANS SEUL DANS LA BAIGNOIRE

3 – PAS DE FRUITS SECS (CACAHUÈTES PAR EX.) AVANT 4 ANS

5 – NE PAS MANIPULER UN PRODUIT MÉNAGER, SURTOUT UN CAUSTIQUE, EN PRÉSENCE D’UN ENFANT

6 – DÉBRANCHER LES RALLONGES ÉLECTRIQUES DU SECTEUR APRÈS UTILISATION

7- PROTÉGER FENÊTRES ET ESCALIERS

8 – NE JAMAIS UTILISER DES RÉCIPIENTS ALIMENTAIRES POUR DES PRODUITS TOXIQUES, MÉNAGERS OU CAUSTIQUES

9 – PLACER TOUS LES MÉDICAMENTS DANS UNE ARMOIRE PHARMACIE FERMÉE À CLEF

10 – ATTENTION À LA CUISINE : PIÈCE TRÈS DANGEREUSE : 2 ACCIDENTS SUR 3

PRÉCAUTIONS À PRENDRE DANS LA MAISON

– Faire vérifier régulièrement l’installation électrique et les appareils de chauffage à gaz ou fuel.

– Utiliser des obturateurs pour les prises électriques ( si l’enfant met ses doigts, souvent mouillés dans une prise, l’électrocution peut être sévère, voire mortelle) et éviter les rallonges et les fils apparents (que l’enfant peut machouiller, couper, etc. ses ressources en imagination sont infinies)

– Assurez-vous que la ventilation est suffisante dans les pièces où se trouvent un appareil de chauffage à gaz ou au charbon.

– Maintenir fermé le robinet mural d’arrivée de gaz de ville car les enfants adorent jouer avec les boutons de la cuisinière (ou achetez une cuisinière avec sécurité gaz)

– Mettre hors de portée de l’enfant tous les objets et ustensiles dangereux.

Les produits ménagers, cause trop fréquente d’empoisonnements

– Mettre hors de portée de l’enfant TOUS les produits ménagers.  Leur absorption peut causer des dégâts irréparables dans l’organisme de l’enfant.

Par habitude, ils sont souvent sous l’évier, leurs étiquettes ont des logos aux couleurs vives et séduisantes qui attirent l’enfant. Ne parlons pas des parents qui mettent des produits toxiques comme la javel dans des bouteilles d’eau par exemple! Lorsque nous sommes pressés, nous ne les rangeons pas tout de suite au retour du supermarché.

Et nous oublions souvent de lire les étiquettes sur les produits : on peut aussi éviter d’acheter des produits trop toxiques!

RANGEZ VOS PRODUITS MÉNAGERS OU RANGEZ VOTRE ENFANT LORSQUE VOUS LES UTILISEZ!

– Le feu et les risques de brûlures

Jouer avec les allumettes, les bougies, le feu de la cheminée, le barbecue qu’on allume avec de l’alcool à brûler, les casseroles de liquide bouillant.

– Ne laissez jamais dépasser la queue des récipients qui sont sur le feu, tournez-là vers le mur.

– Ne laissez jamais par terre un récipient rempli de liquide brûlant : l’enfant en reculant peut tomber assis dedans.

– faites attention, lorsque vous prenez une casserole chaude que votre enfant ne soit pas “dans vos pattes”, un mouvement brusque de sa part et vous pouvez lui renverser dessus le contenu de la casserole et le défigurer à vie.

– débranchez ou éteignez vos appareils ménagers après usage (plaques, fer à repasser, etc.)

ÉVITEZ QUE VOTRE ENFANT NE JOUE DANS LA CUISINE.

A PARTIR DE 4 ANS, APPRENEZ-LUI A SE SERVIR D’UN COUTEAU, D’UNE ALLUMETTE, D’UN APPAREIL ÉLECTRIQUE, ETC.

APPRENEZ-LUI A DISCERNER LE DANGER ET À LE MAÎTRISER

Dans la salle de bains

– ranger les médicaments hors de portée dans une armoire fermée à clef de préférence…et ne pas oublier les boules anti-tartre et anti-odeur qui sont dans la cuvette des WC, bien à portée de ses mains!

– ne jamais laisser bébé seul sur la table à langer, même pour répondre au téléphone ou ouvrir la porte: un nourrisson gigote très vite et devient rapidement agile dans les retournements et la reptation.

– ne pas laisser l’enfant se servir d’un appareil électrique s’il a les pieds ou les mains mouillés.

Les chutes, principale cause d’accident chez les enfants de 3 à 5 ans

Pour éviter les fractures et blessures plus ou moins graves ou traumatisantes, un seul secret : LA VIGILANCE

Vous ne vivez pas dans une maison vide, il faut donc surveiller votre enfant et faire attention aux escabeaux, aux échelles, aux chaises, aux objets fragiles qui peuvent se casser et le blesser en tombant, aux meubles à arêtes vives, aux lampadaires, à la télévision, aux escaliers, et le fenêtres : les défenestrations ne sont pas courantes, mais toujours graves.

Lorsque l’enfant est sur une chaise haute : sanglez-le correctement et appuyez la chaise contre un mur pour éviter qu’il ne puisse tomber en arrière.

Langer le nourrisson sur un lit d’adulte (ou ne le quittez pas d’une seconde s’il est sur une table à langer), poser le couffin par terre.

CHOISISSEZ DES PLANTES D’ORNEMENT QUI NE SOIENT PAS TOXIQUES (PAS DE DIEFFENBACHIA, DATURA, LAURIER ROSE, GENÊT)

La chambre de bébé : un lieu sûr où il faut le surveiller quand même

La chambre de l’enfant ne devrait receler aucune embûche, ça devrait être le lieu privilégié, idéal, conçu pour lui, où vous pouvez le laisser seul, mais c’est sans compter sur son imagination débordante.

Il va bien trouver une bille ou un bouton à avaler, une ficelle à s’enrouler autour du cou, un sac plastique que vous aurez oublié là et qu’il va s’amuser à se mettre sur la tête au risque de s’étouffer, ou un jouet hérité d’un plus grand et pas adapté à son âge ou encore le jouet pas cher qu’on lui a offert et qui n’est pas aux normes (substances toxiques par exemple)

SE MÉFIER DES CHIENS ET DE CHATS

MÊME LES PLUS GENTILS PEUVENT ÊTRE IMPRÉVISIBLES.

NE JAMAIS LAISSER UN ANIMAL DANS LA CHAMBRE D’UN ENFANT

L’adulte est responsable

Les adultes méconnaissent les étapes essentielles du développement psychomoteur de l’enfant, n’ont pas la notion de la rapidité d’apparition de certaines acquisitions motrices et sont surpris de voir leur enfant effectuer des gestes ou des mouvements dont ils le jugeaient incapable.

Tout est possible car l’enfant est patient, ardent, volontaire, téméraire dans sa soif de découverte et ses explorations. Toutes nouvelle acquisition motrice accroît ses possibilités et son horizon. Ce qui n’était pas encore possible la veille, le devient brutalement après quelques tentatives maladroites et infructueuses et en quelques minutes, voire quelques secondes, le drame survient…Sans oublier le fait que, dans les familles désunies ou pas assez attentives, l’enfant peut être amené à provoquer l’accident pour qu’on s’intéresse à lui.

La responsabilité de l’adulte est totale : l’enfant, surtout à moins de 1 an, dépend entièrement de la surveillance, de l’éducation et de l’information de l’adulte pour sa sécurité. Ensuite, il va dépendre de l’éducation que l’adulte va lui donner.

– Si vous prenez votre nourrisson dans votre lit pour dormir avec lui, vous risquez de l’étouffer en vous retournant dans votre sommeil.

– Vous laissez votre enfant aller dans votre chambre et vos somnifères traînent dans le tiroir de votre table de nuit.

– Vous ne fermez pas à clef la porte du garage qui contient des pesticides, de l’essence, de l’antigel, des outils efficaces pour scier, couper, trancher….un vieux réfrigérateur hors d’usage où il est tentant de se cacher….

– Vous vous improvisez médecin et vous n’y connaissez rien : vous pouvez faire erreur sur la réalisation du traitement prescrit : faire avaler un médicament destiné à un usage externe par exemple, ou confondre deux produits, ou faire de l’automédication sur votre enfant en lui faisant prendre un remède pur adulte et encore surdoser le médicament pour obtenir un résultat plus efficace.

LES CONDUITES À TENIR EN URGENCE

A part pour les tous petits bobos, toujours appeler le médecin voire le SAMU si l’accident est grave. La rapidité d’intervention est capitale.

Cependant, il n’est pas inutile de connaître quelques conduites à tenir en cas d’accident domestique.

plaies : désinfecter la plaie au Dakin et surtout sans coton. Si le saignement est abondant, comprimer la plaie avec une compresse stérilisée pour tarir le saignement.

Attention : pour les plaies au visage, en raison des problèmes esthétiques qui peuvent survenir, une consultation chirurgicale s’impose.

section d’un membre : En attendant les secours, comprimer la tranche de section avec un linge propre pour stopper l’hémorragie, glacer le membre: l’élément de membre isolé, si l’arrachement est complet doit être placé dans un sac plastique et celui-ci lui-même introduit dans un autre sac contenant des cubes de glace (surtout ne pas mettre les cubes de glace au contact du membre).  Aller en urgence dans un centre spécialisé dans la main ou le pied.

– fractures : allonger l’enfant, le recouvrir d’une couverture et immobiliser le membre fracturé. Le transporter ou faire transporter rapidement et sans heurt aux urgences chirurgie.

– traumatisme oculaire : protéger l’oeil par un pansement stérile et aller tout de suite aux urgences ophtalmo.

– les chutes : si l’enfant présente une somnolence ou des vomissements, s’il perd connaissance, s’il a un comportement anormal ou présente un signe déficitaire, aller immédiatement aux urgences pour vérifier qu’il n’y a pas de traumatisme crânien. Au cours des premières 24 heures, le réveiller régulièrement pour s’assurer de son état de conscience.

Dans tous les cas, si la chute a lieu d’un point élevé, il est préférable d’aller consulter immédiatement pour vérifier qu’il n’y a pas de lésions.

– les intoxications

Au moindre soupçon et surtout si l’enfant présente des vomissements ou des troubles de la conscience, toute intoxication potentielle soit être considérée comme réelle et le médecin doit être appelé en urgence.

La quantité maximale qui aurait pu être absorbée doit être considérée comme ayant été absorbée. Le délai entre l’heure de découverte de l’intoxication et le premier geste efficace doit être le plus court possible.

Pour une intoxication médicamenteuse, le médecin vous confirmera sans doute que vous pouvez faire vomir l’enfant en attendant les secours, en le mettant bien sûr l’enfant en position latérale de sécurité. On fait vomir l’enfant par attouchement du fond le la gorge avec un manche de cuillère.

Pour une intoxication par produits ménagers ou industriels, surtout ne rien donner par voie buccale (ni eau, ni lait) et NE PAS FAIRE VOMIR. Hospitaliser d’urgence car les lésions sont souvent graves.

Intoxication à l’oxyde de carbone : peut être due à une installation de chauffage défectueuse. Sortir immédiatement l’enfant de la pièce où il se trouve, le mettre dans une pièce bien ventilée en position latérale de sécurité s’il vomit et commencer les gestes de survie (ventilation par bouche à bouche).

– Morsures et griffures d’aninaux

En cas de griffure superficielle : bien laver et désinfecter et s’assurer que l’enfant est bien vacciné contre le tétanos (rappels bien effectués).

Dans tous les cas, il est préférable de consulter car une morsure, même bénigne peut entraîner une septicémie, l’animal peut être atteint de la rage, etc.

Se méfier des chats qui aiment se coucher dans les berceaux et peuvent étouffer un nourrisson.

Se méfier des teckels qui s’attaquent volontiers aux organes génitaux externes des petits garçons trottant, fesses à l’air, dans la maison.

Voir plus haut : ne jamais laisser un animal dans la chambre d’un enfant.

– Asphyxies

On doit immédiatement et sans attendre les secours) pratiquer les gestes de survie pour désobstruer les voies aériennes : massage cardiaque externe associé à la ventilation par bouche à bouche en attendant les secours.

Pratique du massage cardiaque

° l’enfant est face à vous, tête légèrement vers le bas

° les deux pouces sont placés l’un sur l’autre au milieu du sternum et les autres doigts placés dans le dos du nourrisson pour assurer la stabilité

° appuyer lentement et relâcher rapidement à la fréquence de 80 à 100 compressions par minute; le massage est assuré par le pouce inférieur assisté du pouce supérieur

° toutes les 5 compressions, ventiler les poumons par bouche à bouche.

– Les brûlures

– brûlure par liquide bouillant :

si l’enfant est vêtu d’un habit de laine, de coton ou de lin, le déshabiller rapidement et totalement

si l’enfant est vêtu de synthétique ou avec forte proportion de synthétique, surtout ne toucher à rien, le tissu synthétique adhérant fortement aux muqueuses abrasées, vous risqueriez d’aggraver les lésions et de détruire les îlots de peau saine facteur capital de régénération.

– brûlure par flamme :

Éteindre les flammes en roulant l’enfant dans une couverture de laine (surtout pas de synthétique) ou dans l’herbe si le feu est à l’extérieur (barbecue). Ne pas enlever les vêtements du brûlé.

– brûlure électrique :

Couper le courant (si l’enfant est resté “collé à la tension”), l’écarter de la prise. S’il est inconscient, commencer les gestes de réanimation immédiatement (voir plus haut) pendant que quelqu’un appelle de l’aide. Dans tous les cas, une consultation chirurgicale s’impose.

– brûlure cutanée par un caustique :

En cas de projection sur la peau ou dans l’oeil d’un produit caustique (basique ou acide), laver rapidement et abondamment à l’eau pure du robinet puis conduire l’enfant à l’hôpital.

– les noyades :

Le pronostic dépend de la rapidité d’intervention. Dans tous les cas, il faut appeler le SAMU pendant qu’on sort l’enfant de l’eau et qu’on pratique les gestes de survie : massage cardiaque et ventilation par bouche à bouche (voir plus haut).

La rapidité d’exécution des ces gestes permet de réduire le très mauvais pronostic attaché aux noyades domestiques. Même si l’enfant récupère un état de conscience normal avec ces premières manoeuvres, il doit être hospitalisé car il peut faire des complications respiratoires.

– les corps étrangers :

Dans le nez ou les oreilles : surtout ne pas essayer de l’extraire soi-même  : conduire l’enfant chez un spécialiste.

Petit objet “avalé de travers”: plusieurs centaines d’enfants en sont victimes chaque année (cacahuètes dans plus de 50% des cas). L’objet franchit les cordes vocales et pénètre dans la trachée entraînant une quinte de toux violente avec cyanose et agitation, de 1 à 3 minutes chez un enfant bien portant.

Surtout ne rien faire, (ne pas taper dans le dos, suspendre par les pieds, etc.) l’enfant n’est pas en danger, le corps étranger a soit été expulsé (rare : 10% des cas) soit a poursuivi sa route et a pénétré dans les bronches. En revanche, il faudra conduire l’enfant le plus vite possible dans un service spécialisé qui le traitera et il faudra enlever le corps étranger sous anesthésie générale.

Petit objet obstruant la région pharyngo-laryngée: heureusement le cas est peu fréquent, car les secours arrivent en général trop tard.

On peut cependant tenter : de mettre l’enfant en position latérale de sécurité et d’explorer au doigt l’hypopharynx pour essayer d’extraire l’objet (ce qui réussit rarement, mais qui peut permettre l’expulsion dans un effort de toux et de vomissement). On peut aussi essayer de pendre l’enfant par les pieds et de le secouer pour déloger l’objet : cela a sauvé quelques vies si le corps étranger n’est pas complètement enclavé. Attention, cela arrive maintenant avec des “tototes” de mauvaise qualité dont la tétine se désinsère de son support.

Ne pas vous essayer à la trachéotomie si vous ne l’avez jamais pratiquée : vous tueriez votre enfant à coup sûr.

Pour en savoir plus

Et maintenant un test

Comment réagissez-vous devant un accident domestique?

Des études ont montré qu’en cas de situations d’urgence dans l’industrie (centrales nucléaires par exemple) ou dans l’aviation, il était en général préférable de laisser faire les automatisme plutôt que les humains dans les premières minutes.

Le stress généré par la situation empêche souvent les hommes de prendre la bonne décision: au lieu de juger en regardant attentivement les faits et les données, ils partent sur une analyse de la situation, souvent faussée par la peur et prennent, à partir d’une évaluation fausse, des décisions qui empirent la catastrophe.

Face à un accident domestique, apprenez à réagir sans paniquer et surtout apprenez à évaluer correctement les dangers par rapport aux développement psychomoteur de votre enfant.

Vous éviterez l’accident.

  1. Diriez-vous: "le temps libre et les vacances", c'est fait plutôt pour:



  2. en dehors des accidents bénins, vos enfants ont-il eu des accidents à la maison:



  3. A propos de l'accident le plus grave survenu à un de vos enfants, vous diriez:



  4. A quoi relieriez-vous l'accident le plus grave:



  5. Pensez-vous que les enfants qui ont des accidents sont plutôt:



  6. Si un enfant a un accident bénin, votre première réaction est;



  7. Le rôle des parents c'est d'abord:



  8. Que dites-vous en premier:



  9. En cas d'accident:



  10. Lorsqu'on vous interroge sur l'accident de votre enfant, vous répondez:



urgences

© Le Commissaire c’est vous, meurtre à l’hôpital Saint-Jérôme

Et maintenant une expérience: les Urgences

Passez les soirées et les nuits de cette semaine aux Urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous. Expérience nécessaire pour compléter celle des “flags” de la semaine dernière.

Après cela, peut-être serez-vous capable de monter un spectacle comme celui de Pépito Matéo: Urgences, ou peut-être pas sans doute parce que le spectacle est génial, mais bon, vous aurez fait provision de questions sur les accidentés de la vie de toutes sortes, sur la fragilité de l’équilibre qui nous maintient à flot et sur le difficile métier des urgentistes qui doivent non seulement évaluer l’urgence, diagnostiquer et soigner mais aussi “faire la police” pour éviter que les Urgences ne deviennent un hôtel de nuit pour les SDF.

Ail, Aïe, Aïe!

aïl

Fleurs d’ail © Secrets de plantes

Ail, botanique

Avec l’ail, plus besoin de crier aïe et d’aller aux urgences!

L’ail ou rose puante ou thériaque des pauvre, Allium sativum L. de la famille des Liliaceae, est une plante herbacée vivace de 20 à 40 cm de haut.
Ses fleurs en ombelles blanches ou rosées sont généralement stériles dans nos régions;  l’ail se reproduit par un bulbe formé de caïeux (gousses).

Son odeur forte et piquante, présente dans toute la plante, ne se révèle qu’à la déchirure de ses tissus.

Originaire du désert des Kirgis en Sibérie, l’ail a envahi le monde occidental et méditerranéen depuis plusieurs millénaires; il s’est depuis naturalisé dans le monde entier.

Ail

Ail

Indigène, l’ail des ours (Allium ursinum), en est une version sauvage. Il signale sa présence, autour de Paris ou dans les îles d’Écosse, dès le mois de mai, dans les bois et les clairières par une forte odeur alliacée. Une feuille semblable à celle du muguet et des fleurs  blanches en ombelle signent la plante.

Usages

L’ail est une plante panacée depuis la plus haute antiquité. Il assure tonicité et longue vie. Protecteur il repousse les forces de l’enfer, la dent des bêtes féroces et les épidémies les plus dévastatrices : jusqu’à Pasteur son emploi fut le seul moyen de prévenir les maladies contagieuses.
L’ail détruit les bactéries pathogènes, les champignons, certains virus, et même les larves de certains moustiques.
L’ail, en cures, est un excellent hypotenseur populaire, il est recommandé dans la sclérose cérébrale et sa consommation régulière prévient les accidents cardio-vasculaires.
Selon le Talmud, elle garantit à l’homme la fertilité de sa semence.
Il soigne aussi rhume, coqueluche et bronchite chronique.
En application externe on peut soigner les cors au pied avec de l’ail mais attention alors à sa causticité : protégez la peau alentour.
L’ail est utilisé en cuisine aussi bien dans le nord de la France (ail fumé) que dans le Midi. Si vous craignez le relent antisocial  de ce grand aromate que les grecs appelaient “la rose puante”, il vous suffira de croquer après le repas quelques graines de cardamome ou un grain de café.
L’ail des ours contient des biocatalyseurs de la vitamine C avec une action antibactérienne. Au printemps il contient également une substance à caractère d’hormone qui provoque des contractions de longue durée sur l’utérus. On l’utilise dans les cas d’artériosclérose et d’hypertension, c’est un bon dépuratif de printemps qui est censé nettoyer l’estomac, l’intestin, le sang, les sinusites, la furonculose, l’eczéma et les oxyures, remédier à l’anémie et à la bronchite. La pharmacopée allemande, dont il fait partie, estime ce sauvage plus actif qu’Allium sativum.

Folklore

Grand protecteur , l’ail était chez les grecs réservé aux célébrations des mystères d’Hécate : les participants se gavaient d’ail et sacrifiaient des animaux dont ils remplaçaient les viscères par des gousses d’ail : ceux-ci, placés au long des routes, étaient censés détourner la hargne de la divinité infernale.
A l’inverse il était interdit de pénétrer dans le temple de Cybèle, mère des dieux de l’Olympe, à qui avait mangé de l’ail.
Croire que l’ail ait la faculté d’absorber le mal est universel : en Europe centrale il défend des vampires ; Circé, magicienne, le donne à Ulysse en talisman ; les femmes enceintes en portent une gousse dans leur poche pour éloigner toute influence néfaste qui pourrait atteindre l’enfant en gestation ; il fait partie du bagage du marin et du légionnaire.
Quand les gladiateurs s’enduisaient le corps d’ail frais avant de combattre une bête féroce, employaient-ils celui-ci comme talisman, fortifiant ou repoussoir pour les empêcher d’être dévorés ?

Recettes

Gousses d'ail © Secrets de plantes

Gousses d’ail © Secrets de plantes

Ailloli

Ingrédients
20g de mie de pain rassis
50g de lait
4 jaunes d’oeuf
1 grand verre d’huile d’olive
2 cuillérées à café de jus de citron
4 gousses d’ail
Sel, poivre selon

Prenez un morceau de mie du volume d’un petit oeuf. Imbibez-le de lait. Exprimez et rejetez l’excès de liquide par compression dans la main. La mie de pain mouillée favorisera la genèse de l’émulsion.
Ajoutez les jaunes d’oeufs. Versez une cuillère à café d’huile. Mélangez le tout. Procédez ensuite comme pour une mayonnaise en versant l’huile beaucoup plus rapidement.
Goûtez : rectifiez le sel, ajoutez le poivre.
Gardez cette sauce au frais.
Quelques gouttes d’eau tièdes peuvent rattraper un aiolli qui tourne.

Aubergines à l’arménienne

Ingrédients
4 belles aubergines
1 tête d’ail
1 bouteille d’huile de friture
1 tasse de vinaigre de vin

Enlevez la queue des aubergines (attention, ça pique!), ne les lavez pas, essuyez-les. Coupez-les en tranches parallèles à la longueur, larges de 3 mm environ.
Scarifiez les deux faces avant de les saupoudrer de sel fin.
Entassez-les ainsi préparées sur une grande assiette bien plate, recouvertes d’une assiette posée à l’envers et laissez-les dégorger plusieurs heures.
Préparez un bain de friture dans une large poêle.
Les tranches d’aubergines, soigneusement essorées dans un torchon, y seront jetées et leur cuisson conduite jusqu’à l’acajou clair.
Égouttez-les et tenez-les au chaud ; les tranches seront alors parsemées d’un hachis d’ail très fin (1/2 cuillerée à café par tranche) tempéré d’un filet de vinaigre.
Ce hors-d’oeuvre délicieux et de saveur inconnue en France se mange aussi bien chaud que froid.

Pesto

Ingrédients pour 4 personnes
2 gousses d’ail
10 branches de basilic frais
30 g de pignons
4 branches de persil
20 g de gros sel
200 g d’huile d’olive
150 g de fromage râpé (parmesan ou chèvre sec et piquant)

Pilez dans un mortier ail, basilic, persil, sel et pignons.
Ajoutez l’huile d’olive peu à peu jusqu’à l’obtention d’une émulsion.
Ajoutez alors le fromage râpé.
Cette composition c’est le “pesto” de Gênes.
Mais des préparations cousines se trouvent en Provence sous le nom de “pistou”. Il s’y trouve plus d’ail, et on omet les pignons et le fromage. La “soupe au pistou” est une grosse soupe de légumes et de pâtes, à laquelle on ajoute à la dernière minute une émulsion d’ail, de basilic et d’huile d’olive.
Elle est souvent agrémentée de fromage râpé.
On peut y ajouter des tomates fraîches concassées…
Les variations sont infinies.
Le pesto est une excellente sauce pour les pâtes. Essayez-le aussi sur du bulgur ou du pilpil tièdes : un vrai délice d’été !

L’aïgo boulido

Ingrédients
12 gousses d’ail
1/2 litre d’eau
3 feuilles de sauge
sel

Mettez l’eau à bouillir. Écrasez les gousses d’un coup de poing sur une lame de couteau posée à plat. Jetez les gousses dans l’eau bouillante et laissez frémir 20 minutes. Otez la casserole du feu, ajoutez la sauge, laissez infuser 3 minutes. Buvez le tout à petites gorgées. Mettez-vous à la diète jusqu’au lendemain.
Cette préparation est le parfait remède familial à une simple indigestion, même à la redoutable tourista.
Ce même bouillon versé en fouettant sur un jaune d’oeuf, légèrement salé, agrémenté de petits croûtons, sera un délicieux potage. Les provençaux servent cette préparation après les lourds repas qui célèbrent la fin de l’année.

Moretum

Ingrédients
un peu de rue fraîche
coriandre fraîche
4 têtes d’ail
fromage frais
huile d’olive
sel

“Simyle arrache 4 têtes d’ail à la gaine épaisse, cueille la coriandre gracile et la résistante rue.
Puis il va s’asseoir à la chaleur de l’âtre et réclame à grands cris un mortier, y dépose les gousses, sale à la volée, ajoute le fromage frais et les herbes pour finir.
Alors, il travaille vaillamment du pilon et mêle tous les sucs. Une  âcre odeur lui chatouille le nez ; il grimace, il essuie d’un revers de main les larmes sous ses yeux, et couvre de jurons le mortier qui n’y peut rien. L’ouvrage prend tournure ; dans le mélange épais, le pilon tourne mollement.
Simyle verse alors de l’huile goutte à goutte, ajoute un filet de ninaigre fort, mêle à nouveau le tout et le travaille derechef. Enfin, avec deux doigts, il fait le tour du mortier pour en vider le contenu.
La servante, de son côté, a défourné les miches. Le voilà paré contre la faim pour la journée. Il chausse joyeusement ses guêtres, enfonce son bonnet, attelle sous le joug ses taureaux dociles et parcourt les champs.”
D’après Virgile

Tourte d’ail (recette médiévale)

“Prends l’ail, épluche-le et fais-le bouillir ; quand il est cuit, mets-le à tremper dans l’eau froide. Ensuite écrase-le, ajoute le safran et beaucoup de fromage, qui doit être frais, du lard haché, des épices douces et fortes. Délaye avec des œufs et ajoute des raisins secs. Ensuite fais la tourte.”

Ingrédients :
pâte brisée
250g de farine
125g de beurre
sel et eau en proportion
5 têtes d’ail
200g de poitrine de porc fraîche ou salée
300 g de fromage frais bien égoutté et pressé
3 œufs
80 g de raisins secs
1 dizaine de filaments de safran
sel (si vous avez utilisé du lard frais non salé) ou à votre goût
1 cuillerée à café de chacune des épices suivantes en poudre : clous de girofle, noix muscade, cannelle, gingembre, poivre

Préparez la pâte quelques heures auparavant ou même la veille, et réservez au frais.
Epluchez l’ail et faites-le cuire dans l’eau bouillante pendant un quart d’heure. Egouttez et mettez-le à tremper dans de l’eau froide. Pilez les gousses d’ail cuites, puis ajoutez le fromage, le lard préalablement haché, les épices, le safran, les œufs et les raisins secs lavés. Bien lisser le mélange.
Faites une abaisse de pâte et foncez un moule à tarte. Versez l’appareil, couvrez d’une seconde abaisse de pâte en soudant bien les bords.
Faites alors cuire à four chaud (200°) pendant 3/4 d’heure à 1 heure.
Comme l’ail est cuit, il ne domine pas ; le goût est fin et équilibré entre ail, safran et fromage.

 

Aïl

tartines d’ail des ours © Secrets de plantes

Tartines d’ail des ours

Ingrédients
ail des ours frais, feuilles et fleurs
pain de seigle en tranches
beurre salé
Ciselez les feuilles d’ail des ours.
Beurrez les tartines et installez dessus le hachis d’ail. Agrémentez chaque tartine d’une fleur séparée de sa tige.

Délicieux hors d’oeuvre rustique, gage de santé printanière.

Odeur de l’ail

Si vous craignez de mangez de l’ail pour son odeur antisociale vous pouvez, préparant vous-même votre nourriture, écraser la gousse dans un mortier avec le gros sel nécessaire à la préparation.

Vous pouvez remplacer l’ail qui farcit le gigot par des feuilles de sauge ou encore, comme les patriciens romains, le remplacer par de la livèche ou de l’ache toutes deux ceuillies dans votre jardin bien sûr.

Vous pouvez à la fin d’un repas à l’ail offrir à vos convives des grains de cardamome décortiqués sur une jolie soucoupe : croqués après le repas ils combattent très efficacement l’odeur de l’ail.

Culture de l’ail

L’ail pousse en sol riche, bien drainé, au soleil.
Elle accepte tous les climats tempérés mais sa qualité et son goût peuvent varier énormément d’une région à l’autre.
On plante les “ caïeux ” d’octobre à janvier tous les 10 à 12 cm.
On récolte l’ail  6 mois plus tard, en août-septembre, après dessèchement des feuilles.
Les bulbes se conservent d’une saison à l’autre, au sec, suspendus en tresses dans un local aéré.