Signe particulier

signe particulier
caricature de Michel Simon par Jérôme Lefranc

Un signe particulier

nous distingue des autres, mais ce qui nous frappe ou nous dérange n’est pas forcément ce que les autres remarquent au premier abord. Si un élément de notre physique nous devient totalement insupportable jusqu’à l’obsession, mieux vaut aller voir un psy qu’un chirurgien esthétique.

Un grand chirurgien esthétique me racontait qu’un homme était venu consulter parce qu’il trouvait ses yeux trop petits. Le chirurgien a essayé de lui dire qu’il trouvait ses yeux parfaitement normaux et devant l’insistance de son patient, a accepté de l’opérer.

Une fois remis de son opération, l’homme revient consulter, assez énervé : “vous ne m’avez pas assez agrandi les yeux, ils sont encore trop petits. Donnez-moi un rendez-vous pour recommencer. De mauvais grâce, le chirurgien accepte.

Un mois après la seconde opération, le chirurgien reçoit un coup de téléphone exaspéré de l’homme: “Vous êtes nul ou quoi, mais yeux sont toujours aussi petits, je veux vous revoir”. Le chirurgien, cette fois-ci, lui dit qu’il ne peut rien faire de plus. L’homme lui dit qu’il veut le voir absolument.

Le chirurgien appelle un confrère psychiatre qui lui dit : “Attention, surtout ne le reçoit pas ou s’il vient, reçoit-le avec des gardes du corps, cet homme est fou, tu pourrais lui faire les yeux aussi grands que la figure, il les trouverait encore trop petits”.

Lorsque l’homme revient consulter, il est armé et menace le chirurgien de le tuer s’il ne le réopère pas. Heureusement, celui-ci avait écouté son confrère psychiatre.

Vous pouvez faire le test chez l’esthéticienne ou chez votre coiffeur.

Vous lui dites: -C’est terrible ce que cette particularité me gêne chez moi!

– Laquelle

– Vous voyez bien, non

– Ah!, votre nez peut-être, mais….

Et là, je vous parie que ce qu’on vous dit n’a absolument rien à voir avec ce qui vous gêne vraiment chez vous.

Et voici un petit test psy minute.

  1. Inventez-vous un ''signe particulier '' sur votre passeport






Le muguet contre les maux de tête

muguet

muguet © Secrets de plantes

Botanique

Le muguet ou lys des vallée, gazon du Parnasse, Convallaria majalis, de la famille des Liliaceae est une plante vivace par son rhizome enchevêtré et important, le muguet a une souche rampante très fibreuse.

Sa tige de10 à 30 cm est simple, nue, enveloppée à la base, ainsi que les pétioles, par des gaines membraneuses.

Il a 2 feuilles radicales, ovales-lancéolées, vertes, lisses, à nervures parallèles convergentes ;  l’inférieure paraît sessile et la supérieure pétiolée. C’est une plante glabre.
Elle fleurit d’avril à juin en clochettes blanches fleurs divisées jusqu’au milieu en 6 dents recourbées. Son fruit est une baie globuleuse rouge à 3 loges contenant 2 graines jaunâtres par loge.

 

Muguet

Muguet

C’est une jolie petite plante herbacée qui pousse dans les bois couverts, les taillis (chênaie-hêtraie ) jusqu’à 2000 m. On le trouve partout sauf dans la région méditerranéenne, en Europe, en Asie occidentale et boréale, en Amérique septentrionale. En général, il est très commun mais il tend à se raréfier. Il est cultivé en jardin.
Son parfum est exquis.

Composition chimique et usages actuels

Les sommités fleuries renferment :
– des protides, notamment des acides aminés tels que l’asparagine
– 5 à 10 % de matières minérales
– des acides organiques : acide citrique, acide malique, acide chélidonique
– des composés phénoliques représentés par des flavonoïdes, principalement des flavonols tels que la quercétine
– des terpénoïdes : triterpènes plus particulièrement :
. des saponines : convallarine, convallamarine (par hydrolyse de la convallamarine, on obtient une sapogénine : la convallamarogénine)
. 0,2 à 0,3 % d’hétérosides cardiotoniques : convallatoxine, convalloside, glucoconvalloside, lokundjoside, dérivés du k-strophanditol : convallatoxol, convallatoxoloside, glucoconvallatoxoloside
– de la choline
:La présence de faibles quantités de cardénolides (hétérosides cardiotoniques) confère à la plante des propriétés cardiotoniques et diurétiques.
Les saponosides interviennent dans cette action en solubilisant les cardénolides et en favorisant leur absorption. Les saponosides, à forte dose, sont des purgatifs.
La convallarine pure est fortement hémolytique. La poudre de muguet est sternutatoire.

Usages pharmaceutiques
On recommande l’emploi des extraits de muguet dans les insuffisances cardiaques, les tachycardies, les arythmies, etc.

Usages cosmétiques
On préconise l’utilisation des extraits de muguet pour leurs vertus exfoliantes, reminéralisantes et restructurantes.
Ils entrent par conséquent dans la composition de :
– shampooings et lotions capillaires pour cheveux normaux
– produits nourrissants de soin du visage destinés aux peaux matures et ternes
Il est à signaler que la convallatoxine est interdite en cosmétique, les extraits utilisés ne doivent pas en contenir.

Usages traditionnels

On utilise les feuilles et les fleurs (pharmacopée française 1949 et presque toutes les pharmacopées étrangères).
Le muguet était déjà employé par la médecine populaire pour soutenir les “personnes faibles du coeur”. Matthiole puis le XVIe siècle le donnaient comme “propre à fortifier le coeur et à en combattre les spasmes et les battements”. Le XIXe siècle conforta l’usage médicinal du muguet.
Diurétique et tonicardiaque, il stimule les battements du coeur et la respiration  lors des maladies cardiaques. Des remèdes populaires à base de fleurs de muguet macérées dans du vin ou dans de l’eau de vie étaient employés contre maux de tête, vertiges, tremblement de la tête ou des membres, douleurs, rhumatismes, l’épilepsie et l’apoplexie.

En usage externe, la poudre de fleurs séchées était employée comme §sternutatoire§, contre les maux de tête persistants, les fluxions chroniques des yeux et des oreilles, les vertiges consécutifs à la suppression du mucus nasal.

En homéopathie, une teinture est indiquée dans les cas d’endocardite aiguë ou chronique, d’insuffisance mitrale, de troubles de la compensation, d’hypertrophie du coeur par surmenage, dans les intoxications par l’iode ou la nicotine, les ralentissements du pouls, la surtension, l’arythmie, les insuffisances cardiaques avec stases, l’hydropisie.
Mais attention, le muguet est une plante toxique : consultez votre praticien avant de vous traiter au muguet, ne dépassez pas la bonne dose et ne laissez pas votre bambin boire l’eau du vase où a séjourné un bouquet de muguet, il pourrait en mourir.
Son parfum, très recherché, est largement employé en cosmétique.
Le muguet est planté dans les jardins mais les variétés horticoles sont différentes du muguet sauvage.
Le muguet est mellifère.

Folklore

Convallaria du latin “convallis”, vallée et du grec “leirion”, lys, lys des vallées. Muguet vient de musc, musqué.
Le muguet frais ou son parfum brûlé dans un bureau développe les facultés intellectuelles et la créativité d’un écrivain ou autre créateur.

Au début du XVIIe siècle, son essence est très appréciée et elle conquiert les faveurs des jeunes élégants, d’où le surnom de “muguet” dont on affublait les dandys de l’époque.
Apollon créa un tapis de muguet pour faire danser les muses sur le Mont Parnasse d’où son nom de “gazon du Parnasse”.
Au 1er mai, on offre un brin de muguet pour qu’il porte bonheur toute l’année. De très loin viennent alors à Paris des marchands d’un jour avec des paniers de muguet sauvage : c’est le seul jour où la vente sur la voie publique soit autorisée.
A Chaville, près de Paris, la fête du muguet est toujours célébrée ; jadis, les parisiens allaient eux-mêmes, tôt le matin, dans ses bois, cueillir le muguet qu’ils offriraient ce jour là à leur bien- aimée.
Une chanson porte la trace de cette coutume : “Dans les bois de Chaville, il y avait du muguet”.
On dit qu’au premier printemps, le rossignol attend l’apparition du muguet pour voler à travers les bois et y célébrer ses amours.
Le muguet est présent partout dans les enluminures du moyen âge où il côtoie roses, marguerites, violettes et oeillets.

Recettes

récolte du muguet, plante médicinale

La récolte des feuilles se fait en juin-juillet, celle des fleurs au début de leur épanouissement.

Prenez soin de ne pas arracher les bulbes afin de préserver cette plantation naturelle.

Tisane de muguet

Posologie
3 à 5 g de fleurs séchées
200g d’eau bouillante

Infuser 5 minutes
Prendre 2  tasses par jour.
Ne pas dépasser les doses prescrites et demander au préalable l’avis du médecin.

Contre les maux de tête

Fleurs de muguet séchées, pulvérisées, prisées comme du tabac : vieux remède souverain contre les maux de tête.

Les orateurs qui ont marqué le XIXe

orateurs

Jaurès parlant au Pré Saint Gervais en 1912

Les bons orateurs défendent mieux leurs idées

Lamartine, Victor Hugo,  Gambetta, Léon Daudet et Jean Jaurès ont mis tout leur talent d’orateurs à défendre leurs idées.

L’imagerie du XIXe siècle nous les montre souvent à la tribune, faisant de grands gestes, parlant à une foule nombreuse (et ils n’avaient pas de sono!)

Retrouvez des conseils pour chauffer sa voix lorsqu’on veut parler en public.

 Quel orateur êtes-vous?

orateur

Lamartine à Hôtel de Ville 1848

Préférez-vous l’expression orale ou écrite. Êtes-vous du genre orateur: vous parlez d’abord, vous lancez les mots et vous pensez après ou préférez-vous pesez vos mots avant de parler, voire vous préférez écrire car vous avez peur que dans le feu de l’échange, vos paroles ne trahissent votre pensée.

  1. Choisissez la première phrase de votre roman






  2. A quoi donc peuvent bien servir les gros mots?






 

 

 

 

orateurs

Lamartine

Lamartine Alphonse Marie-Louis de, poète et homme d’Etat français

1790 (Mâcon) – 1869 (Paris)

Aristocrate et homme du monde, poète et orateur, Lamartine est le maître d’une “poésie pure”, l’homme de la régression heureuse : “Je viens chercher vivant le calme du Léthé”. Tirées à cinq cents exemplaires en 1820, les Méditations poétiques lui assurent aussitôt une immense célébrité.

“Ce livre est une révélation” – Sainte-Beuve –

Le poète va marquer toute une génération et donner au romantisme français une coloration élégiaque. Dès lors, il assure sa carrière littéraire en poursuivant régulièrement son œuvre, en gravissant les échelons de la gloire. Dès 1824, il se présente à l’Académie : c’est un échec, mais il est élu en 1829 et reçu en 1830, au lendemain de la bataille d’Hernani. Poète et orateur, mais aussi diplomate et homme politique : près un échec à la députation, il sera régulièrement élu à partir de 1833. Animateur d’un groupe “social” dans une Chambre, surtout soucieuse d’ordre et d’enrichissement, il sera un opposant vigoureux.

La France est une nation qui s’ennuie !

“Et pourquoi nous haïr et mettre entre les races

Ces bornes ou ces eaux qu’abhorre l’œil de Dieu ?”

Le bel Alphonse appelle à renoncer aux guerres de conquête. C’est en 1848 que se joue son destin politique. Longtemps royaliste, il est un des fondateurs de la IIe République ; il sait, au soir des “Journées de février”, écarter le drapeau rouge au bénéfice du tricolore, emblème de la continuité et du Tiers-Etat. Pendant trois mois, il exerce une véritable “dictature oratoire”. Il est élu dans onze départements, mais son prestige s’écroule lors des Journées de juin, où il ne sait ni choisir son camp ni proposer. “Alphonse de Lamartine : une antithèse d’Adolphe Thiers.” – Henry Guillemin –

En décembre 1848, il obtient 8 000 voix comme candidat à la présidence de la République. Pendant vingt ans, il va mener une retraite studieuse et fébrile connaissant de graves difficultés financières. Il meurt oublié du Paris littéraire et politique en 1869.

“C’est à lui que nous devons tous les embêtements bleuâtres du lyrisme poitrinaire.” – Flaubert –

1820 : Les Méditations poétiques

1830 : Les Harmonies poétiques et religieuses

1836 : Jocelyn

1838 : La Chute d’un ange

1847 : Histoire des Girondins

1848 : ministre des Affaires étrangères, il est l’homme qui a composé La Marseillaise de la Paix.

1849 : Les Confidences, récit autobiographique

1852 : Graziella, récit

1856-69 : Cours familier de littérature

Victor Hugo

Victor Hugo

Hugo Victor, écrivain et homme politique français

1802 (Besançon) – 1885 (Paris)

“Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte

Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte.”

Victor Hugo par ces vers situe sa naissance et son enfance marquée par l’épopée napoléonienne. Il glorifie cette aventure dans les Chants du crépuscule, en entretient la légende et favorise ainsi l’avènement de celui qu’il détestera jusqu’à la mort : Napoléon III, “le petit”.

Royaliste, parce que libéral et démocrate (depuis la grande Révolution la République était loin d’être synonyme de démocratie), Victor Hugo fait partie de l’Assemblée nationale constituante, il siège avec le parti de l’ordre, vote parfois avec les républicains et soutient la candidature de Louis Napoléon à la présidence de la République.

Puis dans Choses Vues, il écrit ..”sous la pression de la multitude, dans l’éblouissement et la terreur de leur triomphe qui les débordait, ils décrètent la République, sans savoir qu’ils faisaient une si grande chose”.

Hugo, auquel Louis Napoléon a préféré Falloux comme ministre de l’Instruction, Hugo qui ne supporte ni l’expédition contre Rome, ni la loi Falloux, ni la loi sur la réforme électorale, ni bien d’autres signes avant-coureurs de coup d’Etat ; aussi Hugo devient-il républicain, tente de soulever les ouvriers au lendemain du coup d’Etat et doit partir pour dix-huit ans d’exil : “Quand la liberté rentrera, je rentrerai”.

Dix-huit années de création donnent naissance à vingt chefs-d’oeuvre : Napoléon le Petit et Les Châtiments, satires contre l’empereur répandues clandestinement en France, galvanisent l’opposition républicaine qui reconnaît dans l’illustre proscrit son chef spirituel, Les Contemplations, La Légende des Siècles, Les Misérables, Les Travailleurs de la mer … “Hugo, dans sa tâche mystérieuse, rabattit toute prose, philosophie, éloquence, histoire, au vers, et, comme il était le vers personnellement…” -Mallarmé-

Victor Hugo revient à Paris le 5 septembre 1870, participe financièrement à la guerre, est député en février 1871, vote contre la paix et démissionne, prononce un discours au Sénat en 1876 en faveur des condamnés de la Commune. A jamais, Victor Hugo reste le patriarche républicain dont la mémoire collective garde le souvenir, le défenseur des opprimés et des humbles dont le talent a sublimé la misère. Aucune satire n’empêche les manifestations grandioses et populaires à l’occasion de son 80e anniversaire et lors de ses funérailles : “Musset, tu n’auras pas à formuler ces vers : “Qui de nous, qui de nous va devenir un Dieu ?” -Victorien Sardou-.

1822 : premier recueil poétique

1827 : Préface de Cromwell

1829 : Le dernier jour d’un condamné (contre la peine de mort)

1830 : Vainqueur de la bataille d’Hernani remportée sur les classiques

1831 : Notre-Dame de Paris

1833 : Lucrèce Borgia – Juliette Drouet devient sa maîtresse –

1835 : Les Chants du crépuscule

1838 : Ruy Blas

1841 : entre à l’Académie française

1845 : nommé pair de France

23 avril 1848 : il siège à la Constituante

1849 : il est élu à l’Assemblée législative

Après le 2 décembre 1851 : l’exil – Bruxelles – Jersey – Guernesey

1853 : Les Châtiments

1856 : Les Contemplations

1859 : La Légende des siècles

1859 : amnistie, Victor Hugo refuse de rentrer

1861 : Les Misérables

1870 : retour en France

1870 : il est élu député à l’Assemblée nationale qui siège à Bordeaux

1872 : L’Année terrible

1874 : Quatre-vingt-treize

 

Léon Gambetta

Léon Gambetta

Gambetta Léon, homme politique français

1838 (Cahors) – 1882 (Paris)

Le réquisitoire de Gambetta contre le régime impérial à l’occasion de sa plaidoirie pour le journaliste Delescluze et le monument offert au député Baudin le rendent célèbre dès 1868. Son talent d’orateur et sa faconde méridionale frappent l’opinion publique. Elu au Corps législatif en 1869, il tente de s’opposer à la guerre ; en vain.

Il participe à la journée révolutionnaire du 4 septembre au cours de laquelle sont proclamées la déchéance de l’Empire et la naissance de la IIIe République. Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de la Défense nationale, il quitte Paris assiégé, en ballon, pour organiser la résistance en province.

Après l’armistice de 1871, il préconise la lutte à outrance mais il n’est pas suivi et doit démissionner.

Elu député dans neuf départements, il s’associe à la protestation des députés d’Alsace-Lorraine contre le traité de Francfort. Thiers le considère comme un “fou furieux”.

Silencieux pendant la Commune, il entreprend de parcourir les campagnes pour les conquérir à la République et les engager à ne plus parler de “revanche”. “Pensons-y toujours, n’en parlons jamais”. Dans son discours de Grenoble, il définit les nouvelles couches sociales, les classes moyennes qui constitueront la base électorale du parti radical. Pour lutter contre le conservatisme, Gambetta se fait le champion de ce que Rochefort appelle “l’opportunisme”.

Après la chute de Mac-Mahon en 1877, il ne parvient pas à gouverner, toujours écarté par Jules Grévy qui se méfie de lui. Quand il l’appelle à la présidence du Conseil, il est trop tard : le pouvoir occulte de Gambetta a miné son autorité. Surtout, le monde financier le redoute et lui est très hostile (Léon Say).

Le “grand ministère” ne dure que 72 jours. Gambetta meurt quelques semaines

plus tard atteint de septicémie. Des obsèques nationales sont organisées pour ce grand combattant de la République, pour cet esprit novateur et puissant qui n’aura jamais pu vraiment donner sa mesure.

1869 : programme radical de Belleville

1871 : député du Bas-Rhin

1879 : président de la Chambre

1881 : ministère Gambetta, dit le “Grand Ministère”

 

Léon Daudet

Léon Daudet

Daudet Léon, écrivain et journaliste français

1868 (Paris) – 1942 (Saint-Rémy de Provence)

Léon Daudet aurait pu rester dans les mémoires comme écrivain ou comme critique littéraire. Mais le fils d’Alphonse Daudet a voulu d’abord mettre son talent au service de ses idées : fondateur avec Charles Maurras du quotidien L’Action française – “organe du nationalisme intégral”- antidémocratique et antisémite. Député royaliste, il est un orateur et un polémiste à la verve truculente qui ne recule devant aucun argument même vil ou calomniateur ; Louis Barthou et Aristide Briand comptent parmi ses cibles privilégiées.

Brillant élève du lycée Louis-le-Grand

Etudes de médecine – Collabore à la Libre Parole de Drumont

1894 : publication des Morticoles, roman contre les médecins et la Faculté

1896 : Membre de l’Académie Goncourt

1908 : fondation de l’Action française, quotidien

1914 : publication de Fantômes et vivants, essai politique

1919 : Le Monde des images (contre Freud)

1919-24 : député de Paris

1928 : Charles Maurras et son temps

 

Jean Jaurès

Jean Jaurès

Jaurès Jean, homme politique, philosophe et historien français

1859 (Castres) – 1914 (Paris)

L’homme est brillant, sa culture est classique, son ambition est humaniste. Son premier mandat de parlementaire le déçoit. Il préfère travailler à ses thèses de philosophie, ou militer. Il évolue vers le socialisme à la suite des événements de Fourmies :

“Je me considérerais comme un lâche si, au moment où semble commencer pour les militants du socialisme français les épreuves qu’on pouvait prévoir, la prison, la calomnie légale, la proscription, je n’affirmais pas une fois de plus que je suis uni à eux de doctrine, d’esprit et d’âme”.

Il défend les mineurs de Carmaux et se fait élire député de l’arrondissement pour continuer à les défendre. Convaincu de la nécessité de la révolution, il penche tout de même vers la participation politique et gouvernementale, soutient le gouvernement de “défense républicaine” de Waldeck-Rousseau, accepte la vice-présidence de la Chambre, joue un rôle important pour coordonner le travail parlementaire au sein de la “délégation des gauches”.

Il souhaite ardemment cette synthèse socialiste qui le brûle intérieurement, partagé entre l’affirmation révolutionnaire de la lutte des classes et l’idéal républicain patriotique. Il la souhaite dans son journal L’Humanité. Il la souhaite au Congrès d’Amsterdam, en 1904, où il doit s’incliner devant les thèses guesdistes qui refusent toute participation aux gouvernements bourgeois.

Il l’impose surtout quand il parle : “Il appartient par son aspect au même type humain que Mirabeau et Danton. Comme orateur, il est incomparable et n’a pu être comparé. Ce n’est pas sa riche technique, ni sa voix puissante qui frappe comme un miracle, ni la libre largesse de ses gestes, mais la naïveté générale de son enthousiasme.” -Trotsky-

L’unité, il la voudrait aussi, dans la lutte des organisations ouvrières de tous les pays contre la guerre. Dans L’Armée Nouvelle il propose une organisation populaire de la défense. Les calomnies et la haine, les appels au meurtre même répondent à sa campagne de “guerre à la guerre”.

Le 31 juillet 1914, il est assassiné dans un café sur le boulevard parmi ses amis socialistes. Ce jour-là, la paix perd un grand défenseur ; quatre jours après, l’Europe entre en guerre.

1878 : professeur agrégé de philosophie

1885 : député républicain du Tarn (centre gauche)

1889 : il est battu aux élections

1892 : thèses de philosophie, De la Réalité du monde sensible et Les Origines du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte, Hegel

1893 : député de Carmaux (socialiste)

1898 : Les Preuves, articles sur l’Affaire Dreyfus

1901-08 : il dirige la publication de Histoire socialiste de la France contemporaine

1903 : vice-président de la Chambre

1904 : création de L’Humanité

1905 : fondation de la Section Française de l’Internationale Ouvrière, Parti Socialiste Unifié (SFIO)