Aphorismes, composez votre recueil personnel

pommes

pommes

Composer des aphorismes

Suivant la Bibliothèque oulipienne, “on laissera à chacun le plaisir de composer son propre recueil d’aphorismes…en donnant le matériel nécessaire à cette confection”.

Composez donc des aphorismes, utilisant tous le mot “pomme” ou “pommier” en n’oubliant pas les sens figurés de “pomme” : tomber dans les pommes, c’est pour  ma pomme, tarte aux pommes (coup sur la tête).

Révisez tout d’abord  les recettes oulipiennes de fabrication d’aphorismes

N’oubliez pas que d’après Jacques Roubaud :  “la fonction de la formule est de fixer la distance entre deux ou plusieurs mots. Mais ce sont les mots qui sont la chair de l’aphorisme. Quels mots?

A priori tout substantif est susceptible de s’accoupler avec tout autres pour engendrer un aphorisme. En fait le vocabulaire aphoristique connaît quelques limites: ses vocables sont surtout ceux de la vie quotidienne, avec une prédilection certaine pour les domaine de la morale et de la psychologie…L’aphorisme ne prend pas ses mots au hasard. Il choisit de préférence des groupes des substantifs (généralement deux, mais parfois aussi plus) qui entretiennent entre eux une relation immédiatement perceptible.

Relation qui peut être morphologique, phonétique (paronomase, assonance, homéotéleute) ou sémantiques (synonymie vraie ou fausse, antonymie). Ainsi à la relation que la formule établit entre les mots choisis s’ajoute celle que ces mots entretiennent déjà entre eux indépendamment de toute formule.”

Quelques formules extraites de la Bibliothèque Oulipienne pour vous aider à démarrer

Par exemple pour créer des aphorismes autour du mot pomme: le mot pomme doit être A, B ou C

A est B du pauvre

A est le plus court chemin de B à C

A est l’ennemi (ou l’ami) de B

A est le commencement (la fin) de B

Point de A, point de B

Tant vaut A, tant vaut B

Qui désire A, désire B

A est une maladie dont B est le remède

Dieu envoie A, le diable envoie B

La haine de A n’est autre que l’amour de B

A n’a qu’une forme, B en a plusieurs

A est donné à tous, B à quelques uns

A délivre de B, mais qui nous délivrera de A

A sauve parfois ce que B a perdu

A n’est pas dans A mais dans B

Il y a loin de A à B

Rien ne plaît tant à A que B

Il n’y a pas moins de A dans B que de C dans D

A est à B ce que B est à C

La liste des formules n’est pas exhaustive, vous pouvez en inventer d’autres.

La fée électricité à Paris

électricité

Premiers éclairages électriques publics à Paris

Les débuts de l’électricité

Le 25 février 1889, le Conseil Municipal de Paris accorde des concessions d’éclairage public à l’électricité.

A Paris, les premiers essais d’éclairage électrique sur la voie publique datent de 1844, mais il faudra plus d’un demi-siècle de tâtonnements techniques, de complications administratives, de lutte contre la toute puissante Compagnie Parisienne du Gaz, qui a le monopole à Paris, et de querelles sur les normes, sans oublier quelques incendies spectaculaires, pour que l’électricité pénètre dans la vie sociale et domestique.

En 1844, Léon Foucault fait fonctionner un arc électrique sur la place de la Concorde devant la foule stupéfaite.

En décembre 1879, les illuminations que réalise Edison à Menlo park grâce à la lampe électrique à incandescence apportent la preuve de l’efficacité de ce type d’éclairage. L’ingénieur américain parvient à équiper plusieurs théâtres, dont le Grand Opéra. Le dramatique incendie survenu à l’Opéra comique à cause du gaz d’éclairage accélère l’électrification des autres théâtres : Renaissance, Porte Saint-Martin, Ambigu, Folies Dramatiques.

Aux séances du Conseil municipal de Paris des 29 décembre 1888 et 25 février 1889 le principe d’accorder des concessions d’éclairage public à l’électricité est accepté : elles sont également consenties par secteur pour l’exploitation des réseaux de distribution.

En 1907, on se trouve devant de multiples systèmes de distribution. Une commission décide de concentrer les sources de production, d’y utiliser la turbine à vapeur et d’utiliser le courant alternatif polyphasé, ce qui n’empêche pas le courant continu de coexister pendant encore de nombreuses années.

Dans les années 1930, la cuisinière à gaz est le symbole du modernisme, les applications de l’électricité domestique restent limitées à l’éclairage. Le petit moteur électrique, la T.S.F. et la télévision font l’objet de prospectives enthousiastes, mais n’ont pas encore pénétré dans les foyers français.

De l’attraction de cabinet à la “fée électricité”

Pour faire entrer l’électricité dans l’ère industrielle, les scientifiques devaient trouver comment : premièrement, transformer l’électricité en force mécanique -moteur électrique- et la force mécanique en électricité -dynamo-. On ne peut résoudre l’un des problèmes sans résoudre l’autre ; deuxièmement, transporter et distribuer le courant électrique, mais sous quelle forme ?

Pendant longtemps, personne ne songe à utiliser l’électricité pour d’autres applications que l’éclairage et la force motrice. Le charbon, la vapeur et le gaz font quotidiennement leurs preuves et sont plus palpables que cette “houille blanche” qui n’est pas encore de l’électricité et que cette électricité qu’on ne sait pas encore transformer en énergie mécanique.

Une trilogie française pour la nouvelle énergie : 1869, Bergès utilise l’énergie mécanique des hautes chutes d’eau dans les Alpes pour faire tourner ses machines et cherche une solution plus souple. 1871 : Gramme invente la dynamo capable de transformer cette énergie mécanique en énergie électrique et réciproquement. En 1882, Deprez trouve la solution pour transporter l’électricité, condition indispensable à son utilisation à grande échelle.

La France, berceau des grands noms de l’électricité depuis Ampère, reste longtemps faible consommateur de cette énergie nouvelle.

Une querelle en freine le développement : celle du courant continu et du courant alternatif. Deprez est un farouche adversaire du courant alternatif. Il faut attendre 1895 pour que l’on reconnaisse les grands avantages du courant alternatif pour le transport et la distribution du courant électrique. Le transport doit se faire à haute tension pour des raisons de coût des câbles et de pertes de puissance et la distribution se fait à basse tension pour que les courants ne soient pas dangereux.

La distribution fait des progrès rapides, surtout en Amérique. La Station Edison mise en service en 1882, comporte 8 chaudières et 12 dynamos à vapeur capable d’alimenter chacune 1200 lampes à incandescence consommant

75 watts. A la fin de l’année 1884, 110 000 lampes Edison fonctionnent aux Etats-Unis, dont 75 000 dans des installations domestiques ou privées.

La première sortie de la “fée électricité”

Si les problèmes de la production d’électricité sont résolus, ceux du transport du courant à distance ne le sont pas.

Des essais sont faits en Angleterre par Hopkinson en 1879, puis en France par Marcel Deprez en 1881 ; ce dernier montre qu’il faut transporter le courant sous très haute tension ; une expérience en 1882, entre Miesbach et Munich, sur 57 km lui permet d’apporter les modifications nécessaires aux dynamos de Gramme pour “transporter la force à distance”.

Soutenu par les chemins de fer du Nord et le banquier Rothschild, Deprez réussit des démonstrations éclatantes devant des assistances “d’élite”, en 1883, entre les ateliers des chemins de fer du Nord et Le Bourget et, en 1885, entre Paris et Creil. Il transporte le courant sous une tension de 6 000 Volts à l’aide d’un fil télégraphique normal ; frais de l’expérience : 800 000 francs.

La commission d’expérience, nommée par l’Académie et la commission de contrôle, nommée par Rotschild sont satisfaites des bons rendements obtenus et adressent de chaleureuses félicitations à l’un pour ses admirables résultats et à l’autre pour “l’inépuisable générosité avec laquelle il a doté cette gigantesque entreprise”.

1881, Électricité : première leçon de choses

La houille blanche à l'exposition d'électricité de 1881

La houille blanche à l’exposition d’électricité de 1881

“L’Exposition internationale de l’électricité, qui se tint à Paris pendant l’été et l’automne 1881, a été l’un des événements les plus importants du XIXe siècle. Elle éblouit le vulgaire et les savants eux-mêmes par le nombre et l’importance des découvertes nouvelles, dans le domaine de l’électricité, dont elle présentait les résultats sous forme d’instruments et d’appareils divers.” -Louis Figuier-

Plus réussi qu’un spectacle brillant, plus attrayante qu’une féérie, elle est un champ d’instruction des plus complets.

A partir de cette date, un large public connaît le nom, la forme et l’utilité des principaux appareils électriques.

A sa grande surprise, il peut admirer le fonctionnement d’un système de distribution d’électricité à des appareils divers et indépendants.

Cette grande première donne le signal et sert de modèle à un grand nombre d’expositions analogues.

les lumières de la ville

extrait du CD-Rom “Le Psy c’est vous N°2”

Les lumières de la ville

Asseyez-vous dans un café au moment où le jour décline et restez-y jusqu’à ce que toutes les lumières soient allumées, dans le café, dehors, lampadaires, voitures. Savourez cet instant où le jour bascule dans la nuit et où la population des consommateurs change, les comportements et les rythmes aussi. Observez les passants lorsque la nuit tombe.

Renouvelez l’expérience à l’aube. Entrez dans un café ouvert alors qu’il fait encore nuit puis regardez les lumières s’éteindre et assistez au réveil de la ville et de ses habitants.

abréaction, décharge émotionnelle

Abréaction

Façon dont le sujet réagi à un évènement donné ; décharge émotionnelle qui permet à une personne de se libérer de l’affect lié au souvenir d’un évènement traumatique ; la réaction peut être volontaire ou involontaire, elle doit être adéquate ; elle est soit spontanée ou provoquée par une psychothérapie cathartique.
‘’C’est dans le langage que l’homme trouve un substitut à l’acte, substitut grâce auquel l’affect peut être abréagi presque de la même manière’’ –
S. Freud –
Ce que confirment Breuer et Freud- “ C’est de réminiscences surtout que souffre l’hystérique…”
Les paroles sont alors le “réflexe adéquat”.

 

Méthode cathartique

La tragédie est l’imitation d’une action vertueuse et accomplie qui, par le moyen de la crainte et de la pitié, suscite la purification de telles passions.” – Aristote –

Les affects qui restent “coincés” exercent des effets pathologiques. L’analyse permet de revivre les évènements qui sont la raison du traumatisme et de trouver la voie vers la décharge en arrivant à l’élaboration consciente. C’est la “purgation” ou purification, du mot grec catharsis.

“La guérison est obtenue par la libération de l’affect dévié et sa décharge par des voies normales.” – Freud – Psychanalyse et médecine – 1 926.

“… c’est dans le langage que l’homme trouve un substitut à l’acte, substitut grâce auquel l’affect peut être abréagi presque de la même manière. Dans d’autres cas, c’est la parole elle-même qui constitue le réflexe adéquat, sous la forme de plainte ou comme expression d’un secret pesant.” Freud – Etudes sur l’hystérie – 1 895.

Regardez attentivement la vidéo extraite du DVD-Rom “Le psy c’est vous, cas N°1“. Lucienne est malade d’un traumatisme transgénérationnel dont elle ne s’est pas libérée. Puis faites le test qui suit.

  1. Face à cette scène , vous vous sentez...






  2. La scène vous conduirait à parler :






  3. Reconnaissez -vous dans cette scène un côté de vous-même plutôt désagréable ?