Prunier

fleurs de prunier © Secrets de plantes

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Botanique

Le prunier, Prunus domestica, de la famille des Rosaceae, est un arbre (ou arbuste), originaire de Perse, qui fut introduit dans l’ouest méditerranéen par les Romains. A l’inverse de Prunus insititia qui existait à l’état sauvage en Europe, il ne semble pas être indigène, sa demi-naturalisation ou quasi-spontanéité ayant commencé tout au plus depuis 2000 ans.
Il est cultivé et subspontané dans toute la France, l’Europe, l’Afrique du Nord. On rattache au prunier domestique les pruneaux, prunes Damas et formes analogues.

Le prunier mesure de 3 à 7 m, est non épineux et ses jeunes rameaux sont glabres. Ses feuilles adultes sont obovales ou oblongues, crenelées-dentées, glabres ou légèrement pubescentes en dessous. Les fleurs, d’un blanc un peu verdâtre, sont grandes, géminées, à pédoncules pubescents. Le calice caduc, pubescent ou velu à l’intérieur et sur le limbe, est en cloche, à 5 lobes. La corolle compte 5 pétales, avec de 15 à 30 étamines. La drupe est grosse (2 à 3 cm de diamètre), oblongue, penchée, rougeâtre ou violacée, à saveur douce. Son noyau est allongé, rugueux sur les faces.

Identifiez-le avec la Flore

La réclame, ancêtre de la publicité

affiche XIXe pour un corset

affiche XIXe pour un corset

L’annonce pour favoriser le commerce public

Montaigne souhaitait la création d’un bureau de petites annonces.

“Il semble que ce moyen de nous entr’advertir apporterait légère commodité au commerce public, car à tous coups, il y a des conditions qui s’entrecherchent.”

Mais la nécessité de la réclame ne se fait sentir que dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle naît du développement de la grande industrie et de l’essor de la vente sous marque.

Arme offensive et défensive dans la rivalité qui oppose industrie et commerce, la réclame va créer son langage.
Au début du XIXe, l’affiche annonce les événements politiques, la parution des livres et des spectacles, elle est exposée dans les vitrines, elle se promène avec les crieurs publics, elle est “enseignement, bibliothèque de plein air“.

Dans les années 1840, Jean Alexis Rouchon applique la technique du papier peint à l’affiche, et Paris se couvre d’affiches en couleurs de trois mètres de haut. La couleur s’est bel et bien emparée des murs de Paris.

La couleur, et la réclame.

Elle popularise d’abord des noms de magasins de nouveautés et de confection, puis les boissons, les produits pharmaceutiques.THE084

L’art s’invite dans la réclame

Cheret, Forain, Willette, Toulouse-Lautrec, Mucha, créent “une nouvelle branche de l’art, l’art français sur les murs de Paris”.
Entre 1880 et 1900, l’affichomanie sévit, l’affiche est convoitée, les peintres prennent des leçons auprès des affichistes. Pendant ce temps, naît le professionnel de la publicité. Il est courtier pour les journaux, griffonne quelques lignes, quelques lettres, le nom de l’annonceur en gros et vend ses annonces à la presse.

Puis apparaissent les murs peints, et l’Art Nouveau fait son temps, le dessin au trait donne, à la réclame dans la presse, un attrait nouveau, en attendant la radio.

De l’art, de la réclame, on s’achemine vers la science de la publicité puis vers le marketing qui non seulement nous informe de tout ce qui peut satisfaire nos besoins mais nous les suggère.

Retrouvez l’art dans la publicité

réclame

Publicité pour le Bon marché

Regardez toutes les affiches dans la rue, dans le métro, comme si c’étaient des créations artistiques, lisez toutes les pubs des journaux et regardez attentivement les spots publicitaires à la télé, comme si c’étaient des court métrages. Appréciez leur esthétique, leur efficacité à vous toucher, leur dialectique.

Faites votre palmarès: la palme d’or, la pub la plus créative, la pub la plus drôle, la pub qui vous a fait acheter le produit.

Récompensez la plus efficace en achetant le produit qu’elle vante.

Après avoir utilisé le produit, analysez s’il est bien conforme à ce que la publicité vous promet. Correspond-il à ce que vous en

réclame

réclame pour Rhodine

attendiez?

Cantor, la variété de l’infini

Cantor, théorie des ensembles

Cantor, théorie des ensembles

Les mathématiciens comme les autres réunissent des objets de même nature en “collections” ou “ensembles”. Mais le mot ne prend son sens qu’en 1873, avec la théorie des ensembles de Cantor, un des ouvrages qui a le plus influencé les mathématiques actuelles.
“Par ensemble nous entendons toute collection M de m objets déterminés et bien distincts de notre intuition ou de notre pensée”.
Cantor distingue alors les ensembles finis et les ensembles infinis et, à la surprise générale, montre qu’il existe plusieurs sortes d’ensembles infinis, irréductibles les uns aux autres : les ensembles dénombrables, comme les nombres entiers naturels et les ensembles ayant la puissance du continu, donc non dénombrables, comme les nombres réels. Personne avant Cantor n’avait songé à se demander si l’ensemble des nombres réels était dénombrable.