La pulmonaire, une réputation surfaite

Pulmonaire © Secrets de plantes

Pulmonaire © Secrets de plantes

La pulmonaire officinale ou Herbe aux poumons, Sauge de Bethléem,Coucou bleu, Herbe au cœur, Pulmonaria officinalis, de la famille des Boraginaceae est une plante vivace voisine du myosotis. Elle est couverte de poils rudes et porte des fleurs dont la couleur passe du pourpre au bleu-violet au cours de la floraison. Ses fleurs ressemblent à celles de la primevère, ce qui lui a valu le surnom de coucou bleu. Elle est assez rare et on la trouve dans les forêts ou sous les buissons. Elle est présente dans toute l’Europe. La pulmonaire officinale est une plante vivace de 15 à 40cm de haut, à l’aspect rugueux à cause des poils dont elle est couverte, qui vit le plus souvent en petites colonies. Elle se distingue par sa souche rampante et ses tiges anguleuses portant des feuilles généralement tachetées dont l’aspect varie selon leur implantation : les feuilles inférieures, longuement pétiolées, sont en forme de cœur arrondi à la base ; les feuilles supérieures, quant à elles, sont sessiles et plus longues que larges. Au cours des mois de mars et d’avril, la plante déploie des fleurs dont la couleur passe du pourpre au bleu-violet à mesure que la floraison avance.

Identifiez-la avec la Flore

Gamme de diapasons de Koenig

Gamme de diapasons © L'Album du musée des Arts et métiers

Gamme de diapasons © L’Album du musée des Arts et métiers

Gamme de diapasons, accordée sur le la 3 normal de 870 vibrations conçus par Rudolph Koenig présentés à l’Exposition Universelle de Londres en 1862. Les treize diapasons supérieurs sont accordés en gamme chromatique de ut 3 à ut  4, les diapasons inférieurs sont accordés pour faire quatre battements avec les premiers.

Le diapason est destiné à donner, par ses vibrations, un son fixe sur lequel s’accordent tous les instruments sonores.
Si l’on attaque l’instrument vers le tiers supérieur, il rend le son simple fondamental, si le frottement a lieu vers la moitié inférieure, le diapason donne en même temps un ou plusieurs sons harmoniques plus ou moins élevés.
Le diapason est utilisé non seulement pour régler les instruments de musique et la voix des chanteurs mais aussi pour l’étude des phénomènes acoustiques.

DAU, fin de l’expérience, la fête

DAU Paris, la fête de fin.

DAU Paris, la fête de fin.

L’expérience DAU, comme Lev Landau

J’ai eu la très grande chance, début 2019, de participer en tant qu’auditeur actif à cette expérience russe unique. Une des expériences les plus intenses que j’ai vécues.

Il est plus de minuit sur la terrasse du Châtelet, les visiteurs ont été priés de partir, il ne reste plus que les travailleurs. Les bouteilles de vodka s’ouvrent, la nourriture n’est pas différente de ce que nous avons dégusté pendant toute la durée de l’expérience, goulasch, ragout de boeuf purée, macédoine en boite et langue de boeuf… Il fait beau et bon. La musique n’a rien de soviétique. Beaucoup dansent. Une fête à la russe, comme l’écrit (citation approximative) un auteur russe: “à la fin de la soirée, tout le monde était saoul, tout le monde était mort, mais quelle ambiance!”

Le public parisien et passé largement à côté de cette expérience unique, se laissant influencer par la presse qui n’a, dans sa majorité, pas pris le temps de s’imprégner du concept, à savoir comment la pression totalitaire conduit à l’alcoolisme, la débauche, le dysfonctionnement et la corruption malgré ou à cause de la surveillance et la répression constante.

Le réalisateur Ilya Khrzhanovsky avait fait reconstruire en Ukraine une copie de l’Institut construit juste après la seconde guerre mondiale pour les physiciens Russes comme Landau pour qu’à marche forcée ils dotent l’URSS de la bombe atomique et rattrapent les Américains.

Il faut du courage pour faire une autocritique de cette ampleur.

L’avons-nous faite pour la Collaboration, pour la guerre d’Algérie?

Le fait même que l’événement se déroulait dans deux lieux en travaux, entre palissades de chantier, cul de sacs, planches de fortune, absence d’ascenseurs, donnait déjà le ton. Le fait que l’ambition du projet, justement dans deux lieux en chantier donc difficile à sécuriser, a retardé l’ouverture dans l’un des théâtre, a irrité.

Quant aux dysfonctionnement, je reste persuadée que beaucoup étaient voulus, justement pour mettre bien le public dans l’ambiance délétère du régime soviétique.

Les films, beaux, violents, dérangeants, réalisés par  Ilya Khrzhanovsky, l’oeil qui contemple l’apocalypse qu’il a lui-même déclenchée.

Des concerts, des reconstitutions d’appartements collectifs où des comédiens répètent du Tchékhov, ou des musiciens jouent de divers instruments, des chamanes, toute une vie qui se déroule sans prendre garde au public qui passe et regarde par les vitres.

On laisse son portable à l’entrée, ce que la plupart des visiteurs ressentent déjà comme une amputation.

Des cabines de 75 cm sur 1mètre50, à l’extérieur brillant comme des miroirs, contiennent, à l’intérieur deux chaises en face à face: un auditeur actif va essayer, pendant 40 minutes d’accoucher le visiteur de ses souvenirs, joyeux ou douloureux, avouables ou moins avouables.

J’ai fait cela pendant 3 semaines et je me demandais si j’étais été agent du KGB, curé ou psy. En fait rien de tout ça, juste bienveillante, car les gens ont besoin de parler en tête à tête et qu’on les écoute sans prendre parti et sans essayer de placer sa propre histoire.