Mousse d’Irlande ou ou carragaeen

Mousse d'Irlande © Sacrets de plantes

Mousse d’Irlande © Sacrets de plantes

Botanique

La mousse d’Irlande ou carragaeen ou pioka, Chondrus crispus, Fucus crispus, de la famille des Rhodophyceae, sur les côtes nord de la Bretagne, est une algue rouge. Elle pousse sur les côtes de l’Atlantique, de l’Arctique au Maroc.
Une des caractéristiques de la plante est de prendre des reflets bleu métallique lorsqu’elle est vue à la surface de l’eau. C’est une algue annuelle très polymorphe. Son thalle, de consistance plus ou moins cartilagineuse, est dressé sur 10 cm et a un aspect rouge sang. Un axe, cylindrique à la base, passe d’un aspect filiforme à celui de larges rubans plats ramifiés et plus ou moins crépus. Elle peut ainsi former des gazons denses (jusqu’à 5 kg au m2) sur les rochers découverts uniquement lors de fortes marées. Des trous sur un côté du thalle, compensés par des bosses sur sa face opposée, indiquent l’emplacement des gamétophytes femelles. Les tétrasporophytes sont, eux,  repérables par des marbrures rouges un peu saillantes à l’extrémité du thalle. 

Le millet

Millet © secrets de plantes

Millet © secrets de plantes

Le millet, Panicum miliaceum L. de la famille des Poaceae, est une plante annuelle, originaire d’Inde. La culture de cette graminée remonte à la préhistoire dans le Sud de l’Europe, en Egypte et en Asie. C’est le “milium” des latins. Son origine est discutée, Inde ou région égypto-arabique.
Le millet est cultivée en Europe comme plante fourragère ou pour les oiseaux, mais dans les pays chauds, c’est une plante alimentaire. Le rhizome est court et muni de fibres charnues et les feuilles sont larges, lancéolées, à gaine pubescente. La plante porte de nombreux épillets réunis en panicules. Les fruits sont petits, jaunâtres, ovoïdes.

Festival d’Avignon

théâtre

Les spectateurs de théâtre – Daumier

A la recherche du public

Il est des soir où l’on n’ose pas imaginer la densité du public au festival d’Avignon, un soir de match de la coupe d’Europe de foot avec la France en finale par exemple.

Et vous, entre une bonne pièce de théâtre et un match, vous choisissez quoi?

Combien de fois allez-vous au théâtre par an?

Sur quels critères choisissez-vous un spectacle, parce qu’il y a une vedette, en fonction du metteur en scène, parce qu’on en a parlé à la télé ou parce qu’il a fait du buzz?

La difficulté de réunir un public n’est pas nouvelle comme en témoigne cet article sur le quatrième festival d’Avignon en 1950 qui n’avait pas l’excuse de se dérouler pendant l’Euro!

“En 1950, jeunes et vieux animateurs de théâtre sont devenus des Diogènes, cherchant, lanterne à la main, le public. Quand ils ont du monde dans leur salle, ce qui arrive, ils continuent de faire la moue: ça le public, Non! Contre l’insatisfaction, Jean Vilar apporta une solution de fortune, une expérience vivante : en jouant à ciel ouvert, il n’a rien inventé, à 30 km de là, le théâtre d’Orange suffit à le rappeler, mais il au aussi tout réinventé puisque, pelant l’orange, il a été le premier à ne pas faire seulement du jus, mais de l’art.

Le festival d’Avignon, l’été, est un carrefour où étrangers, Parisiens en maraude et autochtones se coudoient.

Ça ne fait pas un public organisé, mais justement le vice de l’actuel serait de l’être trop, d’aller au théâtre comme au bureau. On peut refaire le public en allant chercher le prolétaire et en lui offrant la place des invités habituels (on en est bien loin à Avignon aujourd’hui). On peut aussi, plus modestement, faire perdre au public sa crispation devant ce spectacle auquel il ne s’attendait guère et où il se trouve rassemblé par hasard, sans avoir pris encore trop d’habitudes, le voici presque dans le même état de simplicité qu’un groupe spontané de badauds devant un incident de rue. Telle est la stratégie de Jean Vilar.

Autres habitudes, dans la cour d’honneur, le vaste plateau de bois, aménagé par le génie local, est devenu presque aussi immuable, avec les oriflammes claquant au mistral, qui la muraille toile de fond du Palais….

Nous avons revu le Cid. gonflé de réussites et de promesses, l’an dernier, dans son interprétation, il avait cette fois légèrement jauni, au lieu de grandir. Ceci n’étonnera que ceux qui veulent ignorer comme l’art dramatique est fragile, journalier. La grande réussite de cette année 1950 fut le Jules César de Shakespeare, cette pièce devenue difficile, trouva sur le grandiose plateau à gradins sa facilité première. Pour la première fois, les héros de Shakespeare circulaient sans bandelettes, et la foule (cent figurants recrutés dans la garnison du cru) n’avait rien de caricatural, c’était une vraie foule; La pièce se trouva de plain-pied avec les dix mille spectateurs présents chaque soir, aussi attentifs, dans leur débraillé, qu’à une corrida.

En fait le théâtre peut être populaire dès seulement, quelles que soient les formes des piliers, que les sièges sont nombreux et occupés. Dès qu’ils sont nombreux, il est loisible de mettre un prix bas et voici les places populairement occupées. Ne reste plus qu’à ne pas dégoûter le monde!”

J’ai été trois années de suite à Avignon, j’ai trouvé cela extrêmement triste mais aussi très stimulant. Le festival In n’a plus rien à voir avec ces foules bon enfant qui passaient la nuit à voir des spectacles au Palais de Papes. Aujourd’hui on assiste au couronnement des institutions.

Parallèlement, dans le festival Off, de petites compagnies, dont plus des trois quart n’arrivent même pas au niveau de bons amateurs, arpentent les rues avec leur flyers, suspendent les affiches que le mistral fait voler dans la rue, et se ruinent pour espérer trouver, l’année suivante, un théâtre qui les accueillera.

Au milieu de ce foisonnement, on trouve des pépites.

Le grand plaisir nait justement du foisonnement, de la foule et de cette loterie: parmi tous ces badauds qui a vraiment décidé des spectacles qu’il va voir?

Il faut espérer que le Covid et l’annulation de ce festival d’Avignon 2020 donneront un autre sursaut au spectacle vivant, d’autres dimensions. Qui peut prévoir sous quelle forme renaîtra le spectacle vivant?