Paris d’écluse en écluse

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Arrivée dans le port de l’Arsenal à la Bastille

Alors que je connais bien Paris, je l’ai découvert d’une toute autre façon en en bateau. Partant du bassin de la Villette jusqu’à la Marne et retour au port d’Ivry.

Ce qui est le plus fascinant, c’est le nombre d’écluses franchies (une quinzaine) et surtout le très long passage souterrain du canal sous le boulevard Richard-Lenoir avant d’arriver à la Bastille.

Lorsqu’on a l’habitude du métro, de la voiture ou du vélo dans Paris, on se retrouve dans une toute autre dimension de temps.

On attend patiemment que le niveau d’eau permettre le franchissement de la première écluse, puis de la seconde.

La contemplation de cette mise à niveau accompagnée du bruit de l’eau à travers les vannes, le changement de perspective du à l’élévation ou à l’abaissement du bateau par rapport au rivage, tous ces facteurs invitent à la méditation.

N’hésitez pas à trouver un ami qui a un bateau et qui peut vous faire faire cette découverte enchanteresse.

Dans la vie, avant d’avancer, êtes-vous capable d’attendre que les niveaux permettent d’ouvrir l’écluse et d’aller plus loin?

écluse

Sur le canal Saint-Martin- écluse

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Entrée dans la partie souterraine du canal saint-Martin

Moutarde noire

Moutarde noire © Secrets de plantes

Moutarde noire © Secrets de plantes

Botanique

La moutarde noire, ou sénevé ou moutarde des champs, Brassica nigra (L.) Koch, à ne pas confondre avec la moutarde blanche, est une Brassicaceae annuelle d’origine méditerranéenne. On la trouve dans presque toute l’Europe, à l’exclusion de l’extrême Nord, en Afrique septentrionale, en Asie occidentale, en Chine, en Inde occidentale et en Amérique du Nord et du Sud.
Elle croît dans les champs, les endroits frais, les bords de chemin.

Sa racine est pivotante, fragile, fibreuse et sa tige, dressée et ramifiée vers le haut, est cylindrique et creuse. Les feuilles sont alternes, celles de la partie inférieure étant lobées, pennées, denticulées tandis que les feuilles supérieures sont lancéolées, denticulées ou entières. L’inflorescence, grappe s’allongeant au fur et à mesure de la floraison,  est constituée de fleurs petites, de couleur jaune. Le fruit est une silique contenant des graines disposées sur un rang.

Apprenez à la reconnaître avec la flore.

Mode de 1950, le bon chic

bon chic

Soyez belle – 1950

Le bon chic c’est à la fois le bon ton et le chic, c’est à dire l’élégance.

Je vous propose les 20 première idées à la mode de l’année 1950.

Transposez-les aujourd’hui. Trouvez 20 vêtements que vous portez ou voudriez porter et qui vous semblent aujourd’hui représenter le bon chic.

En tout cas, régalez-vous en vous imaginant dans les tenues bon chic de 1950 ci-dessous.

– le trench-coat américain en satin tendre, rose de préférence se porte le matin au saut du lit, avec des pantoufles de cuir verni noir (surtout pas des mules);

– la jupe écossaise en lainage à fond rouge, froncée autour de la taille s’arrête entre le mollet et la cheville. C’est une jupe de petit dîner;- Le chapeau d’homme, posé un peu sur le côté est en satin noir se porte avec un tailleur noir en guise d’habit;

– le pull tout simple, col ras du cou, manches montées, assez long, cachemire caramel, porté avec une jupe de flanelle gris foncé;

– le foulard hindou, écharpe double en précieux sarah de soie imprimé de dessins cachemire, on le croise sous le menton, un pan reste libre et l’autre est prisonnier dans la ceinture;

– la robe très tailleur en popeline de laine noire, droite, à double boutonnage du col à l’ourlet de la jupe, ceinture de cuir;

– les gants de satin évêque arrivent jusqu’aux coudes. Le fin du fin est de laisser apercevoir dans le décolleté de la robe noire, le soutien-gorge en même satin;

– le manteau plat en vigogne, droit, poches plaquées, col tailleur, boutonné jusqu’en bas;

– l’unique rang de perles, de vraies perles bien sûr;

– le fichu d’hermine, tout petit, cache le décolleté de la robe du soir;

– la jupe à quatre épaisseurs de tulle, tulle noir puis rose, puis vert puis jaune, la bonne à tout faire des soirées;

– la rose noire sur robe blanche, une vraie rose noire bien sûr à mettre dans le creux du décolleté;

– le bonnet de Méphisto, calot de satin rouge avec deux avancées pour les oreilles, à porter bien en arrière;

– le blouson en bure amadou, jaune poussin, taillé à la façon du blouson américain (n’oubliez pas on est en 1950!), avec deux grosses poches plaquées sur la poitrine;

– la robe chemiser en radzimir, noire, plis creux devant, pli creux derrière, petit col et cravate, quatre poches sur le devant. Parfait pour aller dîner chez Maxim’s;

– le décolleté en bain de soleil couvre le devant du corsage et laisse le dos nu, en satin bleu canard avec une canadienne en même satin;

– le veste en daim mordorée, raglan avec 4 boutons de vieil argent et grosses poches plaquées, pas de col mais une patte en bordure, se double de lainage jaune citron;

– le faux boléro en zéphire, crocheté dans une laine très fine blanche, c’est une écharpe froncée dans le dos qui couvre le haut des bras;

– le poignet en vison sur un manteau bleu vif, taillé comme un pardessus d’homme;

– la jupe en nylon rose pour aller au bal, courte, en forme, corsage en organdi blanc.