Le Litchi

Litchis
Litchis

Botanique

Le litchi, litchi de Chine ou cerisier de la Chine ou litchi ponceau, Litchi chinensis, de la famille des Sapindaceae, est un petit arbre d’origine asiatique aujourd’hui cultivé dans le monde entier pour ses fruits. Il produit une noix rouge et ronde, de 4 cm de diamètre, dont la coque est tendre et rugueuse. La pulpe, qui recouvre une large graine brune, est délicieuse : juteuse et sucrée.
La majorité de la production mondiale provient de Chine, d’Inde et des Philippines. Le litchi est un petit arbre de 5 à 6 mètres de haut, au feuillage luisant toujours vert, qui peut vivre plusieurs centaines d’années.

Ses toutes petites fleurs jaunes sont différenciées sexuellement et ne fleurissent pas simultanément sur le même arbre. Il produit une noix rouge et ronde de 4 cm de diamètre dont la coque est tendre et rugueuse et dont la pulpe, juteuse et sucrée, recouvre une large graine brune.

 

Usages

Litchi

Litchi

De nos jours, les fruits du litchi sont connus de tous.
En Inde et en Chine, on les consomme traditionnellement avec du sirop de sucre. En Europe, on en mange la pulpe dans les salades de fruits et ils accompagnent de nombreux desserts.
Le miel récolté au voisinage des litchis est très populaire en Chine : agréablement parfumé, il a réellement le goût du fruit et ne durcit pas avec le temps.
Toutes les parties de la plante sont utilisées dans la médecine populaire chinoise depuis fort longtemps : une consommation modérée du fruit soulage la toux sèche et les gastrites ; un thé, fabriqué à partir de la coque de ce fruit, est utilisé traditionnellement contre les diarrhées ; ses graines auraient une action analgésique; en gargarismes, la décoction de racines et de fleurs est préconisée contre les maladies de la gorge.
En Inde les graines sont réduites en poudre et employées pour traiter les troubles intestinaux grâce à leur pouvoir astringent.
Le fruit serait cependant légèrement toxique à forte dose: une croyance populaire en Chine voudrait  qu’une consommation excessive entraîne fièvre et saignement de nez.
De récentes études ont montré que les racines de litchi ont une action contre certaines tumeurs cancéreuses.

Folklore

Le litchi tire son nom du chinois li-chi, mot que l’on employait pour désigner l’arbre dans la région de Canton. Il est connu et utilisé depuis des milliers d’années dans le sud-est asiatique. Ainsi, on pense qu’il a été cultivé en Malaisie dès 1500 avant J.C. Il est étroitement lié à la culture chinoise : on en trouve trace dans la littérature dès le XIe siècle. Il s’est peu à peu répandu dans les pays voisins et les îles proches, jusqu’en Inde. On a ensuite tenté de l’implanter dans différentes parties du monde, mais sa culture reste difficile car l’arbre supporte difficilement le changement de climat.
La tradition populaire chinoise a donné des noms imagés et poétiques aux différentes espèces de litchi :
kwai mi (“goût de cannelle “),
hsiang li (“litchi parfumé “),
hsi chio tsu (“corne de rhinocéros “),
hak ip (“feuille noire “),
tim ngam (“doux rocher “),
fei tsu hsiao (“sourire de la concubine impériale “)…

Recettes

Les litchee séchés peuvent être dégustés comme des raisins secs ou ajoutés dans le thé à la place du sucre.
Dans les grandes villes vous en trouverez dans les épiceries asiatiques.

Les rituels de passage

passage à l'âge adulte

la première voiture

Réassurer contre l’angoisse du changement

Dans les sociétés archaïques, les rites consacrent le changement d’âge et de statut social des individus au long de leur vie par un ensemble d’épreuves et de cérémonies.

D’autres rites marquent les changement de période (saison, nouvel an, nouvelle lune, etc.) et même parfois le franchissement du seuil de la maison ou d’un édifice religieux.
Ces rites comportent en général trois stades : la séparation, l’attente et l’intégration.
Le changement ou le devenir sont source de troubles plus ou moins profonds qu’il s’agit de conjurer chez l’individu comme chez le groupe.

Par exemple, la naissance comme entrée parmi les vivants, la puberté comme entrée chez les adultes, le mariage pour le célibataire et pour tous, la mort.
Même si, dans notre société, la plupart de ces rituels se sont simplifiés et laïcisés et les autres tombés en désuétude en fonction de l’évolution des moeurs, des idées et des techniques, leur fonction n’en reste pas moins essentielle pour maintenir le lien social.

Avez-vous eu le sentiment que votre passage à l’âge adulte a été ponctué de rituels. Même s’ils n’ont plus rien à voir avec ceux des sociétés archaïques, ils existent. Dénichez-les.
Que vous apportent-ils? Imaginez les conséquences si vous les supprimiez.
La fonction du rituel est à la fois de supprimer ou de compenser les impuretés du devenir (recours à l’eau, au feu, au sang ou à leurs symboles) et de réduire les déséquilibres liés au changement d’état. Ils comportent souvent des signaux mimétiques et symboliques attestant ce qui est en train de se dérouler (l’enlèvement de la mariés, l’échange des anneaux.
La maladie est souvent traitée comme une période de marge qui a aussi ses rituels spécifiques visant à la guérison et au retour à l’état normal.
Si les rituels d’initiation masculins et féminins ont pratiquement disparus ainsi que ceux qui régissaient les contacts entre les deux sexes (non sans inconvénient peut-être), d’autres se sont maintenus, même à minima : ceux de la naissance et de la mort et ceux du mariage.

Rituels de passage à l’âge adulte dans les sociétés archaïques

Le changement de statut du jeune devenant adulte était ponctué de rituels d’initiation dont l’aboutissement était la reconnaissance de l’aptitude à se marier, à participer aux activités sociales et à assumer ses responsabilités en tant qu’homme ou femme dans la communauté.

Malgré ses variations culturelles, les pratiques réelles et symboliques de l’initiation présentent des similitudes de fond.

– Une phase de rupture avec l’enfance et le milieu maternel.

– Une phase d’accès au statut d’adulte après un ensemble d’apprentissages et d’épreuves.

Les jeunes des deux sexes sont soumis à des retraites, des purifications et des probations. Pour les garçons, l’initiation est collective; elle comporte la révélation des origines du groupe, des êtres et des objets sacrés, l’exigence d’exploits, souvent des mutilations corporelles. Pour les filles, l’initiation est individuelle car elle commence généralement avec la première menstruation. Il s’agit essentiellement de les préparer à assumer leur rôle spécifique : la fécondité.

En occident, la préparation des jeunes gens au métier des armes (chevalerie médiévale) et aux métiers d’artisanat (compagnonnage) était ponctuée de rites publics et privés.

Jusqu’au milieu du XXe siècle

Les frontières entre l’enfance, l’adolescence et l’état adulte étaient marquées par une suite de changements subits ou progressifs affectant le vie quotidienne: contrôle parental, argent de poche, costume (premier pantalon pour les garçons, premiers bas pour les filles).

Parallèlement, une série d’examens: certificat d’étude, brevet, baccalauréat, ponctuaient une scolarité débouchant plus ou moins tôt sur le métier et sur le mariage pour lequel il fallait avoir un état (expression longtemps en usage dans le monde rural).

Rituels de passage à l’âge adulte aujourd’hui

Il ne reste plus que quelques traces de ces rituels qui excluent toute véritable rupture:

– de la petite enfance à l’enfance: la perte des dents de lait et le passage de la petite souris

– début de la vie scolaire: achat du premier cartable

– là où elle subsiste, la cérémonie et la fête de première communion

– fêtes et cadeaux pour les succès aux examens.

les conséquences de cette évolution sont l’extension notoire de l’aire de liberté d’expression des jeunes mais aussi la perte des repères des jeunes concernant leur propre statut d’âge et ses étapes.

Il s’instaure alors une sorte de coinçage des jeunes entre le maintien prolongé d’une dépendance économique aux parents et une revendication d’autonomie souvent précoce.

Ce déclin des rituels se manifeste dans le système éducationnel, de l’école à l’université. Les cérémonies de rentrée des cours, de distribution des prix et des diplômes, les symboles vestimentaires et emblématiques, les association d’élèves et d’étudiants tendent à disparaître en France alors qu’ils perdurent dans les pays anglo-saxons. Tant qu’ils gardaient leur sens, ces rituels contribuaient à la transmission d’une culture et d’une idéologie où les lieux d’éducation s’intégraient dans leur contexte local sans s’y aliéner.

Les bizutages disparaissent dans les grandes écoles.

S’ils ont pu servir de prétexte à des abus, ils ne se réduisaient pas à cela.

On observe aujourd’hui une grande ambigüité dans l’attitude des jeunes: d’une part une résistance aux déterminations de l’école et aux routines vidées de leur sens et d’autre part une recherche, souvent confuse, de conduites et de symboles exprimant leur identité collective qui passent souvent par le langage, le costume et certaines manières de faire la fête.

Rituel de passage à la retraite

retraite

Accablement, sculpture de Maryvonne Pellay

L’espérance de vie en bonne santé augmente, le monde du travail vous rejette de plus en plus tôt. Comment envisagez-vous votre fin de vie? Entre ce que les personnes actives disent et ce qu’elles font réellement une fois à la retraite il y a souvent un monde.

– Vous avez un hobby et vous avez toujours rêvé d’avoir du temps à lui consacrer, faire de la généalogie, une thèse sur un sujet marginal qui n’intéresse que vous…C’est un bonne idée, mais la statistique montre que bien peu y arrivent. Au moment de s’y mettre, une sorte de paresse envahit tout ces velléitaires dont le hobby finit par être “comment passer le plus de temps possible à faire les courses pour ne pas s’y mettre”.

– Vous avez décidé d’enfin ne rien faire et dans le meilleur des cas de voyager. Bien, mais avez-vous songé à l’entretien de votre cerveau et de votre corps? Le discours des guides dans les tours organisés suffisent-ils à stimuler la réflexion.

– Vous êtes tellement accro à votre boulot que vous cherchez des missions rémunérées dans votre domaine de compétence. Là aussi, l’expérience prouve que le nombre de ces missions décroit très vite exponentiellement. Vous pourrez tirer un ou deux ans… Si vous avez la chance d’être un artiste ou un écrivain reconnu, alors là, vous n’aurez pas de problème pour continuer sans songer à la retraite.

– Vous cherchez du bénévolat dans votre domaine de compétence. Si vous avez de bons réseaux, cette solution peut être source d’expériences passionnantes qui vous stimuleront et qui vous maintiendront en forme.

– Vous prévoyez une vingtaine d’années avant votre retraite un reconversion qui vous permettra une seconde vie passionnante: il faut les moyens, une grande imagination et une bonne dose d’énergie. Les exemples les plus connus sont ceux qui achètent des domaines viticoles par exemple. Tout le problème est de concevoir cette nouvelle activité afin qu’elle ne soit pas un gouffre financier et qu’elle soit rentable.

Et le divorce, est-ce un rituel?

rituel de passage

Loi Naquet sur le divorce

Votée en première délibération à la Chambre des députés le 8 mai 1882, et en deuxième délibération le 19 juin suivant, le projet de loi sur le divorce, dite loi Naquet, est transmis au Sénat le 27 juin.

Il y rencontre une opposition très vive et reste bloqué deux ans dans les bureaux avant d’être soumis à discussion publique.
Monsieur Naquet se fait élire au Sénat pour défendre son projet. La loi est enfin votée le 27 juillet 1884.

En substance elle dit : “Le divorce doit garder un caractère exceptionnel, et ne peut être prononcé qu’en cas de peine infamante, d’adultère et de sévices ou injures graves ; la rupture du mariage par consentement mutuel deviendra possible de fait, car la jurisprudence étendra à l’incompatibilité d’humeur la notion de “de sévices et injures graves”.

Le divorce marque certes un passage, mais on ne pourrait le nommer rituel que s’il était un gage de cohésion sociale…A méditer.

 

Liseron des champs

Liseron © Secrets de plantes

Liseron © Secrets de plantes

Le liseron des champs ou campanette ou petit liset, Convolvulus arvensis, de la famille des Convolvulaceae, est une plante vivace, couchée ou grimpante, pouvant atteindre 80cm et dont la longue racine s’enfonce dans le sol en tire-bouchon, possède de grandes tiges volubiles qui rampent sur le sol ou grimpent le long des autres plantes en s’enroulant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ses feuilles alternes sont sagittées, c’est-à-dire en forme de hallebardes.

Ses fleurs, bisexuées, en forme d’entonnoir de 2,5cm de long sur 3 de large, sont blanches ou roses et finissent par fournir de petites capsules.

On trouve le liseron des champs partout à travers l’Europe et l’Asie, dans les cultures et les jardins. Ses petites fleurs rosées en forme d’entonnoir s’ouvrent le matin vers 8 heures pour se refermer  vers 16 heures.
La tige du liseron, pour monter, tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Elle ressemble beaucoup à son grand frère le liseron des haies Convolvulus sepium, mais elle est moins grande et ses fleurs sont plus menues. La confusion n’est d’ailleurs pas un problème car ces deux plantes ont les mêmes propriétés médicinales.

C’est aussi une mauvais herbe envahissante et tenace : elle a été surnommée boyau du diable.
Son nectar en fait une plante mellifère.

Composition chimique et usages actuels

Liseron

Liseron

La plante entière renferme :
– des glucides représentés par des oses et des osides (amidon, gomme)
– des composés phénoliques, plus particulièrement :
. des acides phénoliques : acide caféique
. des flavonoïdes
. des tanins
– des terpénoïdes : triterpènes dont des saponines
– des alcaloïdes : la cuscohygrine (cyskygrine)
– des résines
Le liseron est antipyrétique, antispasmodique, antitussif et cardiotonique. On lui reconnaît aussi des activités cholérétiques, diurétiques, laxatives et vermifuges.

Usages pharmaceutiques
Le liseron a un effet bénéfique contre l’hypertension aiguë et chronique. Il stimulerait également la circulation coronarienne.

Usages cosmétique
On reconnaît au liseron des propriétés astringentes, anti-oxydantes, détergentes, hydratantes. Il joue aussi le rôle de protecteur solaire.
Il trouve son utilisation dans les préparations suivantes :
– des produits capillaires pour tous types de cheveux
– des produits pour les mains
– des produits pour le corps
– des produits pour le visage destinés aux peaux normales, sèches, stressées (crèmes contour des yeux…)
– des produits de protection solaire

Usages

Le liseron des champs est très commun et il est connu depuis l’Antiquité.
Les médecins arabes du moyen âge utilisaient déjà ses racines contre la jaunisse.
Il est aujourd’hui injustement oublié alors que c’est l’un de nos meilleurs purgatifs indigènes.
On utilise la plante sous diverses formes : les fleurs et les feuilles fraîches en infusion, les racines en alcoolature, le suc des racines en sirop purgatif, les feuilles séchées en tisane laxative.
Sa racine contient du sucre, de l’amidon, un glucoside résineux (la convolvuline) et du tanin. Ce tanin se trouve surtout dans les feuilles qui recèlent peu de résine.
Toutes les parties du liseron, graines, feuilles, fleurs et racines, sont essentiellement purgatives et cholagogues.
On utilise cependant préférentiellement les racines, très riches en principes actifs.
Les fleurs sont surtout prescrites comme fébrifuges. Toute la plante semble avoir une action contre l’hydropisie.
En application externe, on s’est longtemps servi des feuilles comme vulnéraires.
Ses feuilles infusées constituent en Allemagne un très vieux remède populaire contre la leucorrhée.

Folklore

bouquet de liserons

bouquet de liserons

Les fleurs de liseron ressemblent à de petites fleurs de lis, ce qui explique le nom de la plante : liseron est en effet un diminutif du mot lis. Son nom botanique, convolvulus, est celui que lui avaient donné les Anciens, d’après convolvere, s’enrouler.
Très populaire, cette fleur est entourée de légendes : ainsi, on dit qu’aux premiers temps du monde la fleur du liseron des champs était toute blanche, comme celle du liseron des haies, jusqu’au jour où la Vierge s’en est servi comme coupe pour boire du vin : elle a depuis gardé une couleur rosée. Les Catalans racontent aussi que lorsque l’arc-en-ciel s’efface, il tombe dans une fleur de liseron. Si l’on arrive à repérer la fleur, on y voit briller pendant longtemps les sept couleurs de l’arc-en-ciel.
Les racines des liserons des champs étant très longues, on dit traditionnellement qu’elles sont infinies, ou qu’elles viennent directement de l’enfer. En Wallonie, on pose cette devinette : Qu’est ce qui tourne toujours et qui n’est jamais rond ? La réponse est bien sûr : le liseron.
Dans le langage des fleurs, quand on accroche un bouquet de liserons à la fenêtre d’une jeune fille, c’est pour lui signifier qu’il est inutile qu’elle cache la faute qu’elle a commise : tout le monde est au courant, comme si les cloches des fleurs avaient sonné pour annoncer la nouvelle.

Le liseron des haies est planté en variétés colorées sur les clôtures.
Convolvulus vient du latin “convolvere”, s’enrouler, et “arvensis” signifie des champs. Bourrer son oreiller de graines de liseron chassera les cauchemars et facilitera le passage des rêves de bonheur à la conscience. Brûler la racine facilite les “voyages
astraux”.

Le symbole du liseron dans le langage des fleurs est la faiblesse, l’humilité. Ce ne semble pas être l’avis de Georges Duhamel qui écrit de lui : “un personnage terrible, sans scrupule ; il rampe, il grimpe, il étouffe ceux dont il se sert”.

La fleur du liseron est une excellente horloge florale : elle s’ouvre entre 8 h et 8 h 30 et se ferme vers 16 h. En outre, elle prévoit la pluie. Si le liseron n’ouvre pas sa corolle avant 10 heures du matin, il pleuvra dans la journée.
Excellent rendez-vous pour le goûter des enfants.