Les rituels et le lien social

Argentine

Argentine © photo Jorge Sclar

L’importance des rituels pour préserver le lien social

Face au cancer qui atteint notre société: guerre déclarée par des ennemis invisibles qui prolifèrent comme ces cellules cancéreuses, ne reconnaissant plus leur semblables, n’appartenant plus au corps social qui est le nôtre, il m’a semblé intéressant d’exhumer le travail que j’avais réalisé à l’ouverture de la Cité des sciences de La Villette, en particulier avec Jean Maisonneuve, spécialiste des rituels.

Les rituels expriment et renforcent symboliquement le lien social et réassurent contre l’angoisse face à l’altérité. Par le rituel, on marque qu’on adhère tous au même système de valeur dans les moments clefs de la vie sociale.

Le rituel est une réponse de type obsessionnel à l’angoisse liée à la peur du vide et à la peur du sexe. En donnant une signification à ce qui n’en a pas, en maîtrisant l’espace, le temps et le corps, il permet de justifier ce qui existe et de se protéger. Une société ne peut pas vivre sans les rituels qui expriment et renforcent le lien social.

Dans notre vie quotidienne, nous accomplissons tous des rituels comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans en être conscients. Le bonjour en est l’exemple le plus patent.

Le bonjour

bonjourDire bonjour est un rituel et comme tout rituel, il donne énormément d’informations sur la relation des deux personnes. Expérimentez un bonjour différent sur tous ceux que vous rencontrez en le modulant à votre gré. Notez les conséquences d’un bonjour sciemment désagréable ou plus cordial que d’habitude. Par exemple embrassez quelqu’un que vous n’embrassez jamais ou adressez juste un salut du bout des doigts à votre meilleur ami, sans émettre un son.

En plus du bonjour, il est des façons indirectes de rentrer en contact avec l’autre. Lorsque vous rencontrez quelqu’un, vous savez très vite sur quel plan vous voulez situer la relation.

Faites ce test psy(extrait du CD-Rom “Le psy c’est vous, Feliciano B.”)

  1. Pour entrer en contact avec un autre terrien, vous visez où?






Nous et les autres

Qu’est-ce qui sépare notre société des autres sociétés? Qu’est-ce qui unit notre société aux autres sociétés? Sans cette analyse, nous ne pouvons pas prendre conscience du comportement rituel sans tomber dans l’ethnocentrisme ou dans l’exotisme.

Le point commun à tous les rituels, quel que soit leur symbolisme particulier, s’organisent autour d’expériences humaines universelles : naissance, deuil, mariage, mise en question du pouvoir, souffrance individuelle et collective. Dans ces situations l’expérience individuelle questionne la société, les rituels ne sont pas une réponse mais représentent ces questions.

C’est en reconnaissant la différence, en comprenant la fonction sociale du rituel et en apprenant à décrypter le sens des messages échangés au cours d’un rituel, que l’on peut comprendre la solidarité fondamentale qui lie le membre d’une société à d’autres groupes sociaux.

Que ne supportez-vous lorsque l’autre envahit votre territoire?

salle de bain

salle de bain

Imaginez que vous prêtez ou louez votre maison, cette maison porte votre empreinte.

Vous rentrez et vous trouvez votre maison telle que les “autres” l’ont laissée.

Dans quelles limite supportez-vous les traces des autres lorsqu’ils n’ont pas respecté vos rituels et les rituels sociaux de civisme tout simplement.

Rangez dans l’ordre décroissant de niveau d’agression les propositions suivantes:

– La propreté (chacun est très attentif et maniaque de façons très différentes). Certaines personnes ne laisseront dans votre maison que des traces que vous supportez et d’autres en laisseront qui vous font vomir. Faites des sous-catégories dans la propreté : poussière, poubelles et denrées périssables non vidées, cheveux dans les douches, toilettes avec différentes traces, literie souillée).

– Le désordre : objets et meubles changés de place, livres sortis et pas remis à leur place.

– Le non remplacement des stocks (eau, café, produits d’entretien)

– Le rangement de la vaisselle (petites assiettes sous les grandes, grands bols sur les petits, etc.

– L’explosion des consommations d’eau et d’électricité.

Le respect de l’autre dans le communication écrite

manuscrit de Proust

manuscrit de Proust

Pensez-vous à vous relire avant d’envoyer un mail, une lettre ou même un SMS?
“Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément.” écrivait Boileau.
Se relire permet d’éviter les débordements des états d’âme, colère, jalousie, etc. qui peuvent altérer la suite des relations avec le destinataire.
Se relire est indispensable pour éviter les imprécisions dans le message que l’on souhaite faire passer, les lourdeurs de style et les fautes d’orthographe qui sont un manque de respect pour le récipiendaire.
Vous serez étonné(e) de voir tout ce que vous corrigez si vous prenez la peine de vous relire.

 

 

Lierre terrestre

Lierre terrestre © Secrets de plantes

Lierre terrestre © Secrets de plantes

Le lierre terrestre ou rondeau, ou couronne de terre ou courroie de Saint Jean ourondelette, Glechoma hederacea, de la famille des Lamiaceae est une plante commune en Asie tempérée et partout en Europe excepté dans les régions méditerranéennes. Il aime les sols humides des bois, des haies, des lisières de forêts, des prés et terrains vagues.

Le lierre terrestre possède des tiges rampantes sur lesquelles se forment çà et là des radicelles. Les tiges florifères longues de 5 à 25 cm sont dressées et portent des feuilles vert sombre parfois violacées, opposées, crénelées, longuement pétiolées et arrondies en forme de coeur.

De mars à mai apparaissent les fleurs, bleu-violet pâle, quelquefois roses ou blanches, maculées de pourpre sur la lèvre supérieure. Elles se disposent par 2 à 5, en grappes, à l’aisselle des feuilles. Leur fruit est ovoïde, brun et lisse, divisé en 4 parties égales.

Apprenez à le reconnaître avec la Flore.

Usages

La médecine populaire utilise les parties aériennes dans les cas d’affections des bronches et des voies respiratoires, de toux, de grippe et d’asthme. Dès le haut moyen âge, le lierre terrestre figurait parmi les plantes médicinales usuelles. Un recueil de recettes émanant d’un monastère bénédictin de l’époque carolingienne (VIIIe et IXe siècles) le cite comme remède “contre toutes les fièvres”. Sainte Hildegarde le recommande comme pectoral, anticéphalique et vulnéraire.
Jusqu’au XVIIIe siècle, les médecins l’utilisent volontiers dans les affections du tube digestif et des voies urinaires, son usage principal concernant les maladies des voies respiratoires.
Dans les campagnes, il était communément employé frais en cataplasmes pour soigner abcès, plaies et furoncles.
Jadis, on en mêlait à la bière pour la conserver durant les longs voyages en mer.
Le lierre terrestre est un décongestionnant respiratoire et un bronchodilatateur efficace; il est de surcroît antitussif. Il possède aussi des propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et anti-rhumatismales. La plante est également reconnue pour ses vertus sédatives.
Il est de plus considéré comme anti-diarrhéique, fébrifuge,
anti-ecchymotique et fortifiant.

Le lierre terrestre est traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique de la toux et au cours des affections bronchiques aiguës bénignes.
Les décoctés de lierre terrestre sont administrés pour traiter les douleurs rhumatismales.
En usage externe, les infusés de lierre terrestre calment les inflammations cutanées et favorisent la cicatrisation des plaies. Les cataplasmes sont appliqués sur les hématomes.
Le lierre terrestre est astringent, adoucissant et régénérant.
Une décoction de lierre terrestre peut détacher et laver des vêtements sombres sans leur faire perdre leur couleur et l’on ravive les couleurs des tissus de soie en les lavant avec de l’eau de lierre terrestre.

Composition chimique et usages actuels

Lierre terrestre

Lierre terrestre

Les parties aériennes contiennent :
– des composés phénoliques, notamment 7 % de tanins
– des terpénoïdes, particulièrement des :
. diterpènes (marrubiine)
. triterpènes : saponines
– de la choline
– un principe amer : la gléchonine
– 0,03 à 0,06 % d’huile essentielle composée de terpénoïdes du groupe des monoterpènes (limonène, pinène, pulégone, pinocamphène, menthone, isomenthone)
Le lierre terrestre est un décongestionnant respiratoire et un bronchodilatateur efficace; il est de surcroît antitussif. Il possède aussi des propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et anti-rhumatismales. La plante est également reconnue pour ses vertus sédatives.
Il est de plus considéré comme anti-diarrhéique, fébrifuge, anti-ecchymotique et fortifiant.

Usages pharmaceutiques
Le lierre terrestre est traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique de la toux et au cours des affections bronchiques aiguës bénignes.
Les décoctés de lierre terrestre sont administrés pour traiter les douleurs rhumatismales.
En usage externe, les infusés de lierre terrestre calment les inflammations cutanées et favorisent la cicatrisation des plaies. Les cataplasmes sont appliqués sur les hématomes.

Usages cosmétiques
Le lierre terrestre est astringent, adoucissant et régénérant.
Les extraits de lierre terrestre entrent par conséquent dans la composition de :
– shampooings et lotions pour cheveux gras à tendance pelliculaire mais aussi pour cheveux abîmés et fragiles
– masques astringents pour peaux grasses et mixtes
– crèmes adoucissantes pour les peaux sensibles

Folklore

Le lierre terrestre fait partie des herbes de la Saint Jean. On en faisait des couronnes pour danser autour du feu d’où son nom d’herbe aux couronnes et, dans certaines campagnes, de “courroie de Saint Jean”.
Il était recherché pour combattre la folie : on imprégnait des feuilles de papier buvard de décoction de lierre terrestre pour les appliquer sur le front du pauvre dément.
Pour connaître le visage de votre ennemi, tressez en couronne quelques rameaux et feuilles de lierre terrestre et entourez-en une chandelle jaune : allumée un jeudi soir en lune descendante, elle fera apparaître l’image de votre pire ennemi.

Recettes

Sirop contre la toux

On en fait un sirop à la dose de 40 à 60 g par jour, entre les repas, et qui se prépare ainsi :
Piler dans un mortier 10 poignées de plantes fraîches, humectées avec 250 g d’infusion de plante ;
Couvrir et laisser macérer 10 à 12 heures ;
Presser et exprimer à travers un linge fin ;
Faire bouillir le liquide ainsi obtenu, presser ;
Ajouter un poids égal de sucre et faire cuire doucement jusqu’à consistance de sirop ;
A garder dans un flacon bien bouché.

Souvenir de Mortefontaine de Corot

Souvenir de Mortefontaine de Camille Corot - Musée d'Orsay

Souvenir de Mortefontaine de Camille Corot – Musée d’Orsay

Corot est un véritable artiste écrivait Delacroix.

Souvent, mes filles me demandent: c’est quoi un artiste?

Les définitions du dictionnaire sont loin d’en donner la mesure, les définitions à partir d’exemples comme celle de Delacroix parlant de Corot sont partiales et parcellaires.

Essayez-vous à une ou plusieurs définitions de l’artiste et proposez-la à Wikipédia dont la définition est bien bancale et inhomogène.

Monsieur Corot est surtout l’homme de sentiment, et son tableau Souvenir de Mortefontaine, est comme toutes les toiles du maître, plutôt un sentiment qu’une expression de la nature. C’est un vrai rêve de printemps, mais ce n’est qu’un rêve. La peinture proprement dite n’a rien à voir dans cette ravissante aspiration. -L’Illustration- 1864
Et Baudelaire ajoute : Certains trouvent que cela pèche par l’exécution, et s’accordent en ceci, que définitivement M. Corot ne sait pas peindre. Braves gens qui ignorent…. qu’il y a une grande différence entre un morceau fait et un morceau fini… que la valeur d’une touche spirituelle, importante et bien placée est énorme etc… d’où il suit que M. Corot peint comme les grands maîtres.