Aujourd’hui, on assiste au triomphe de la médecine statistique. Au XIXe siècle, on a assisté au triomphe de la médecine mécaniste qui croyait pouvoir comprendre la complexité du fonctionnement humain comme on comprend le fonctionnement d’une machine. Les deux font fausse route même si ces étapes étaient nécessaires pour sortir de l’obscurantisme. Mais la médecine doit tenir compte de la variabilité des individus, ce qu’elle ne fait pas.
Helmholtz, très grand médecin à contre cœur, gagne sa vie avec la médecine, mais son cœur appartient à la physique. Il veut expliquer qualitativement et quantitativement les phénomènes de la vie auxquels ses patients le confrontent. Pour lui, on doit pouvoir étudier le fonctionnement de l’être vivant comme du reste de l’univers par la mécanique.


